Méthane (CH
4)
L'atmosphère en contient 1,8 p.p.m., c'est un maximum depuis au moins 420 000 ans. Sa concentration dans l'atmosphère est en augmentation depuis le début de l'ère industrielle (160%). Il provient des surfaces continentales, des océans et des activités anthropiques. En cas de réchauffement (c'est déjà commencé) le CH
4 piégé dans les sédiments sous-marins et dans le pergélisol (sol gelé en permanence) est dégagé dans l'atmosphère. Pour désigner le pergélisol, on utilise également les termes permafrost et merzlota (russe).
Provenance des principales émissions de CH
4 dans l'atmosphère :
---- culture du riz ;
---- mauvaise digestion des ruminants (bovins, ovins) ;
---- déjections animales ;
---- fermentation des déchets organiques ;
---- transport et exploitation du gaz naturel et du pétrole ;
---- décomposition de la biomasse noyée.
Une partie du CH
4 s'oxyde en CO
2, on l'a dit, CO
2 a un pouvoir piégeant inférieur a celui de CH
4. Sans activités humines, il y aurait quand même environ 82 % de la concentration de méthane dans l'atmosphère. La différence provient majoritairement des énergies fossiles et des activités d'élevage des borins et des ovins. De grandes quantités de méthane sont piégées dans le pergélisol et dans les sédiments sous-marins. Il y est présent sous forme d'hydrates et il existe un risque élevé qu'un dégagement de méthane se manifeste si la température continue d'augmenter.
Ozone (O
3)
Sa concentration dans la troposphère est quatre fois plus importante qu'elle ne l'était il y a cent ans. Il joue un rôle important en absorbant les UV-B en haute atmosphère. On peut donc dire que, sans ozone, il 'y aurait que peu ou pas de vie sur Terre (sauf dans les océans). Il est présent à 90 % dans la stratosphère et à 10 %dans la troposphère.
Sa présence en base altitude s'explique par le transfert provenant de la stratosphère et par les activités anthropiques (NO
x, CO et hydrocarbures volatils). Dans la troposphère, c'est un gaz nocif qui provient principalement de la combustion des hydrocarbures en industrie et de leur utilisation pour le chauffage et le transport (surtout les automobiles).
Halocarbures
Ils sont relativement peu abondants dans l'atmosphère :CFC-12, 0,5 p.p.m.; HCFC-22, 0,11 p.p.m.; CF
4; 0,07 p.p.m. Étant donné leur immense pouvoir de réchauffement global, ils correspondent à 25 % du forçage radiatif du CO
2.
Depuis le protocole de Montréal, en 1987, les émissions de CFC dans l'atmosphère sont à la baisse. Ces gaz sont principalement utilisés comme réfrigérants (fréon), comme solvant en électronique et comme gaz propulseur dans les bombes aérosols. Ceux qui contiennent du brome ou du chlore sont responsables du trou dans la couche d'ozone de la stratosphère.
Oxydes d'azote (N
2O et NO
x)
N2O est responsable d'environ 5 % de l'effet de serre, c'est-à-dire qu'il représente 10 % du forçage radiatif du CO2. Sa concentration dans l'atmosphère a augmenté de 18 % depuis le début de l'ère industrielle.
Les sources anthropiques de N2O sont :
--- l'agriculure (engrais, déjections);
--- La combustion de la biomasse;
--- les procédés industriels chimiques;
--- l'élevage (particulièrement bovins et ovins).
Sa concentration dans l'atmosphère est de 0,32 p.p.m.. Sous l'effet des rayons solaires, sa molécule se dissocie lui permettant ainsi, de contribuer à la diminution de la concentration de l'ozone. 65 % des émissions de N2O ou gaz hilarant proviennent du sol. La moitié de cette portion provient de l'utilisation des engrais azotés et de divers procédés chimiques.
Pour ce qui est des autres oxydes d'azote NOx, ils modifient l'activité de certains autres G.E.S.. Ils causent une diminution de la concentration de CH4 et de SF6. Par contre, ils provoquent une augmentation de la concentration de l'ozone de la troposphère.