Vise à mieux faire comprendre les changements climatiques, leurs causes et les amorces de solutions possibles. En ce sens, on étudie le réchauffement climatique, le climat, l'effet de serre, les cycles glaciaires-interglaciaires, les économies renouvelables, les économies d'énergie et d'autres sujets connexes.
Si la température continue d'augmenter à ce rythme, les bouleversements seront énormes. On prévoit déjà une recrudescence auniveau des inondations, des températures extrêmes, des précipitations, des sécheresses, des tornades, des incendies de forêt... avec toutes les conséquences que cela comporte. Cependant, les changements les plus importants, qui pourraient précipiter le processus, se situent au niveau des modifications des courants océaniques, des courants atmosphériques et des précipitations. De plus, même dans un scénario modéré, nous l'avons déjà mentionné, d'ici 2040, la concentration de CO2 dans l'atmosphère aura augmenté de 30 % à 500 p.p.m., l'activité solaire commencera à décroître et la température moyenne annuelle de la planète sera le 170C. Cette situation pourrait être la goutte qui fait déborder le vase.
On ne peut qu'être porté à croire que l'année 2040 pourrait être un point de non retour (rupture de tendance). En fait ,la date limite c'est maintenant. La nature ne réagit que très lentement aux changements (l'inertie étant ce qu'elle est). À cet égard, il faut savoir que, même si on cessait dès maintenant d'utiliser les combustibles fossiles, la température moyenne annuelle de la planète continuerait à augmenter pendant encore quelques siècles si l'effet de seuil n'était pas atteint auparavant (longue durée de vie des G.E.S.). Cependant cette augmentation serait moins rapide, j'en conviens. Raison de plus pour agir rapidement, et sur tous les fronts. Sinon un cycle infernal risque de s'engager et de faire boule de neige. Une augmentation de la température des eaux océaniques libère du CO2 et de la vapeur d'eau dans l'atmosphère (ce puits de CO2 devient une source). Ce phénomène entraine une augmentation de l'effet de serre qui provoque une nouvelle augmentation de température et des précipitations abondantes et ainsi de suite. Ce mécanisme, une fois définitivement engagé, sera difficile à renverser. Il se pourrait même qu'il soit irréversible.
Jamais dans l'histoire de la planète. nous n'aurons connu une telle situation provoquée majoritairement par des activités anthropiques (l'activité solaire en est quand même responsable pour une part qui pourrait varier entre 30% et 40%). Jamais la concentration de CO2 dans l'atmosphère (l'augmentation de concentration du méthane et de quelques autres gaz à effet de serre est également importante) et la température n'auront augmenté d'une façon aussi accélérée (exponentiellement). Entre 1975 et 2040 , l' augmentation de température sera de l'ordre de 2,30C à 2,50C . Hormis l'épisode du Lac Agassiz, il s'agit bien là d'une première. Le climat pourrait donc varier de façon dramatique, en quelques décennies, suite à une série de rétroactions positives qui nous dirigent, à plus ou moins long terme vers une prochaine période glaciaire. En soi, un cycle glaciaire-interglaciaire n'est pas une malédiction. C'est un moyen que la nature a trouvé pour se regénérer. Pour la planète, c'est une cure de rajeunissement. Et la vie continue...avec ce qu'il en reste.