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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 19:29

Denis Laforme

2 min · La Presse ·

Bien entendu, au Québec, nous ne manquerons pas d'eau : nous somme privilégiés de ce côté, nous avons l'une des plus importantes réserves d'eau potable au niveau mondial. Il faudrait donc la préserver...je ne dis pas en profiter face à une humanité en manque d'eau. Par contre, il faudrait savoir faire la part des choses : malheureusement, lorsque nous n'occordons pas une valeur monétaire à une ressource naturelle, le gaspillage devient la norme. À bien y réfléchir, le pétrole ...est une ressource naturelle que les pays producteurs (OPEP) ne souhaitent pas partager...d'ailleurs, il faut payer très cher pour s'en procurer. Le fait de retirer le pétrole du marché serait presqu'aussi dommageable que le manque d'eau. Bien sûr que les humains pourraient plus facilement se priver de pétrole que se priver d'eau. Il reste que si nous souhaitons conserver d'importantes réserves d'eau, il faudra accorder un prix à cette ressource. C'est déjà le cas pour les eaux embouteillées; alors, pourquoi ne pas accorder un prix à l'eau qu'il faudra bientôt exporter dans de nombreux pays. On paie pour le pétrole (l'or noir)...il sera tout aussi justifiable de faire payer pour l'eau (l'or bleu).,pas pour faire des profits abusifs; mais, pour préserver la ressource.

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 20:08

Il faut noter que la température moyenne de la planète augmente à chaque année. C'est un fait : la concentration des GES augmente (pas seulement le CO2; mais aussi le CH4, le NO2, etc). Le fait que la Terre se réchauffe n'empêche pas que certaines parties de la planète subissent des hivers plus froids. C'est précisément causé par ce réchauffement climatique : l'Arctique se réchauffe, ce qui réchauffe l'atmosphère à cet endroit (on sait déjà qui le réchauffement est plus important en Arctique)...l'air atmosphérique étant plus chaud monte en altitude et pousse l'air froid qui s'y trouve. Voilà l'explication du phénomène : cet air froid demeurait très stable et localisé (c'est le vortex polaire) avant le réchauffement; par contre, l'air plus chaud le force à s'étendre, ce qui le pousse beaucoup plus au sud...au Québec entre autres endroits. Il devient maintenant plus facile de comprendre pourquoi nos hivers sont plus froids...souvent plus froids qu'en Arctique. À partir de là on peut comprendre le fait que malgré ce phénomène localisé, la moyenne planétaire de la température augmente parceque les zones de réchauffement sont beaucoup plus vastes que les zones de refroidissement.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 19:34

Pergélisol, permafrost (anglais) ou merzlota (russe).

 

La fonte du pergélisol qui occupe 25% des terres de l'hémisphère nord, pourrait laisser s'échapper dans l'atmosphère terrestre 1 170 millions de tonne de carbone, ce qui réprésente 2 fois plus de carbone que ce qui s'y trouve déjà. On s'entend que cela serait plutôt dramatique au niveau des changements climatiques.

 

Un tel réchauffement climatique causerait des émissions de CO2 et de CH4 dans l'atmosphère terrestre, ce qui entrainerait une augmentation importante des émissions annuelles de ces gaz. De 4 ppm (parties par million) par année qu'elles sont actuellement, elles passeraient à 12 ppm par année. On peut facilement imaginer que l'augmentation de température qui en résulterait serait énorme...ainsi que les manifestations climatiques qui l'accompagneraient.

 

 

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 20:49

Le but de l'exercice est de diminuer globalement nos émissions de combustibles fossiles, particulièrement le CO2, dans l'atmosphère terrestre. Cependant, à ce sujet, la nuance est de mise. Il faut spécifier que l'hydrogène, H2, n'est pas une source d'énergie primaire, c'est un vecteur énergétique...ce qui signifie qu'on doit forcément le produire à l'aide de procédés chimiques qui consomment beaucoup d'énergie (2H2O + électricité = 2H2 + O2). 

 

On peut procéder de plusieurs façons; mais, idéalement, on devrait y aller avec l'électrolyse de l'eau. Ce procédé est très énergivore : on doit y investir beaucoup d'énergie électrique. Or, puisque le but de l'utilisation de l'hydrogène pour propulser les véhicules est de diminuer les émanations de GES (gaz à effet de serre), il faudrait s'assurer que la production de l'énergie électrique nécessaire pour produire l'hydrogène soit produite à partir des énergies renouvelables qui n'émettent pas de GES (l'éolien, le photovoltaïque ou l'hydroélectricité...idéalement).

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:52

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 00:27

Pour ce qui est de ces émissions de méthane, CH4, des fonds marins de l'Atlantique-ouest (particulièrement près des côtes américaines), les relevés révèlent la présence d'importantes quantités d'hydrométhane (clathrate) enfoui sous ce plancher océanique.

 

Il suffirait d'une augmentation de température de 2 ou 3 degrés Celsius pour permettre à la molécule de clathrate d'éclater et de laisser s'échapper le méthane emprisonné en son centre. Or, il semblerait qu'un phénomène plutôt récent pourrait expliquer à la fois : la modeste pause, depuis 1998, dans l'évolution du réchauffement climatique ainsi que la légère augmentation de température des fonds marins cötiers à l'est des USA.

 

On a récemment noté un changement dans les courants océaniques à cet endroit. L'eau de surface plonge profondément et, forcément, est remplacée par de l'eau beaucoup plus froide qui remonte à la surface.

 

Double conséquence : les eaux froides, nouvellement arrivées en surface, ralentissent le réchauffement climatique (en refroidissant l'atmosphère et en permettant une plus grande dissolution du CO2): les eaux plus chaudes en profondeur réchauffent les fonds marins (pas très profonds), ce qui active la fusion des clathrates et, par le fait mëme, permet au méthane de s'échapper. La mauvaise nouvelle, c'est que le méthane possède un PRG (pouvoir radiatif global) 23 fois plus efficace que celui du CO2 (une molécule de CH4 provoque un réchauffement climatique 23 fois plus intense qu'une molécule de CO2). 

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 00:13

Un réchauffement climatique naturel se produit à la fin de chacune des périodes glaciaires (à tous les 100 000 ans environ). Des changements dans les paramètres astronomiques étudiés par le serbe Milutin Milankovitch, qui provoquent des périodes glaciaires-interglaciaires interviennent et, par le fait même, permettent un ensoleillement supérieur au nord de l'hémisphère nord (au delà du 65e degré de latitude nord), ce qui permet une élévation de la température en Arctique et au Groënland (comme cela s'est produit à la fin de la dernière période glaciaire). Qui dit augmentation de température, dit dégagement de GES, de CO2 en particulier. Voilà qui accentue l'effet de serre et, sur une période de quelques milliers d'années, augmente de 4 ou 5 degrés Celsius la température moyenne de la planète. C'est ce qui a permis l'arrivée de la période interglaciaire que nous connaissons depuis environ 12 000 ans. Cependant, le réchauffement climatique actuel n'est pas dû à des causes naturelles, ce sont des activités humaines émettrices de gaz à effet de serre, GES, qui en sont la cause: combustibles fossiles ( charbon, pétrole et gaz naturel), techniques d'élevage du bétail et d'agriculture, déforestation, etc.  

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 21:32

Il y a 10 ans, c'était Rio; maintenant, on prépare la rencontre de Paris...et rien d'extraordinaire ou simplement de minimal ne s'annonce.

 

Pourtant, il ne faudrait pas attendre que la situation climatique devienne irréversible...c'est-à-dire, atteindre le point de non-retour. Hubert Reeves a raison de croire que la sensibilisation des décideurs est longue : considérations économiques ( les lobbys qui influencent les politiques) et considérations politiques de tous ordres.

 

Alors, ces décideurs devront agir rapidement, efficacement et positivement; il ne leur reste plus beaucoup de temps pour prendre les bonnes décisions. Hubert Reeves (montréalais d'origine) nous donne une échéance de 40 ou 50 ans. Selon moi, il est trop généreux (ou prudent).

 

Ce que j'ai publié sur mon blog,   http://denis-laforme.over-blog.com  il y a plusieurs années, situait le point de bascule ou point de rupture ou encore l'effet de seuil (point à partir duquel, quoi qu'on fasse, il ne sera plus possible de renverser la vapeur), à 2040.

 

Plus le temps avance, plus je crois que j'ai été prudent (possiblement trop optimiste); alors, 2040 serait le point de non-retour climatique si rien de très énergique n'est fait pour limiter à 2 degrés Celsius l'augmentation de la température moyenne de la planète depuis les débuts de l'ère industrielle (à noter qu'une augmentation de 0,8 degré Celsius a déjà été franchie depuis ce temps).

 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 21:21

À ceux qui croient qu'il n'y a pas de menace imminente causée par les gaz à effet de serre (GES) rejetés par les activités humaines...et qui prétendent qu'une situation identique s'est présentée lors de la dernière période interglaciaire, je dois dire qu'ils errent ou qu'ils agissent comme des climato-sceptiques inconditionnels et bornés. Cela pour la simple et bonne raison qu'il y a 120 000 ans, il s'agissait de la fin de la dernière période interglaciaire et qu'elle présentait des conditions très différentes de celles actuellement existantes.

 

Alors, à cette époque, les paramètres astronomiques, étudiés par le Serbe Milutin Milankovitch, qui influencent ces cycles glaciaires-interglaciaires (excentricité de l'orbite terrestre, obliquité de l'axe de rotation de la Terre et le phénomène de précession des équinoxes) étaient très différents de ce qu'ils sont actuellement : ils étaient en mode glaciaire...ils annonçaient une période glaciaire qui a effectivement eu lieu et qui s'est terminée il y a un peu plus de 10 000 ans. Si l'actuelle concentration de GES dans l'atmosphère terrestre n'était pas aussi élevée, il est très possible que nous serions sur le point de glisser, lentement mais surement, dans une période glaciaire. Mais, il est également possible que la période interglaciaire actuelle se serait prolongée puisque les paramètres astronomique dont il a été question ne sont pas tous très fortement en mode glaciaire.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 21:43

Lire...celle"s" et ignorer la dernière ligne : "afficher la suite". L'article était terminé...une fois qu'il est publié, il n'est plus possible de changer quoi que ce soit, même un petit "s" oublié.

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