Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 20:20

Alors, qu'adviendra-t-il par la suite?

Deux chercheurs détaillent les efforts à réaliser pour atteindre les objectifs fixés par la COP 21. Inatteignables, estiment-ils. A moins de décarboner le système énergétique et d’absorber une partie du CO2 présent dans l’atmosphère.

C’est le genre de calcul qui fait froid dans le dos. Dans un article publié ce vendredi 1er avril par Energy Policy, Glenn Jones et Kevin Warner font un peu de prospective énergétique et climatique.

En s’appuyant sur les projections démographiques de l’ONU, les tendances d’évolution de la consommation d’énergie par tête calculées par BP, l’association d’anciens ingénieurs pétroliers Aspo et de chercheurs, les deux scientifiques de l’université de Galveston (Etats-Unis) estiment la quantité de CO2 énergétique que relâchera l’humanité entre 1900 et 2100.

Démographie et énergie

Résultat des courses: la stabilisation à 2°C, voire 1,5°C, promise par l’accord de Paris s’annonce des plus délicates. D’ici la fin du siècle, la population devrait passer de 7 à 11, voire 12 milliards d’habitants. Reprenant la tendance observée depuis le début du siècle, les auteurs considèrent que la demande d’énergie doublera d’ici 2100.

Avec un bouquet énergétique proche de celui que nous connaissons aujourd’hui, ces besoins nous amènent dans le mur à grande vitesse. Oublié le scénario du Giec[1] RCP 2,6, seul à même de stabiliser le réchauffement à des niveaux comparables à ceux préconisés par l’accord de Paris. Glenn Jones et Kevin Warner estiment que les émissions tendancielles cumulées atteindront 4.700 milliards de tonnes de CO2 en 2100. On est très au-delà de la limite des 2.900 Mdt préconisée par le Giec dans son dernier rapport.

Tout l’investissement dans les renouvelables

Le réchauffement de 2,5 à 3°C, comme l’estime probable les deux chercheurs, est-il inéluctable? En théorie, non. Mais les moyens à mettre en œuvre sont considérables et la (vraie) transition énergétique doit immédiatement démarrer. Jugez plutôt. D’une façon générale, l’utilisation des énergies fossiles doit être considérablement réduite. Le tiers des réserves de pétrole, la moitié de celles de gaz naturel et la quasi-totalité des filons de charbon devront rester sous terre.

Tout l’investissement doit, dès à présent, être fléché vers les énergies décarbonées, en général, et renouvelables, en particulier. Car pour freiner les ardeurs inflationnistes du mercure du thermomètre planétaire, les renouvelables devront fournir la moitié de l’énergie mondiale en… 2028. Soit le triple de leur production actuelle. Excusez du peu.

13 millions d’éoliennes

A supposer que les banquiers trouvent les fonds nécessaires, que les politiques votent les lois adéquates, que les ensembliers disposent de tous les matériaux nécessaires, un tel effort est-il imaginable? Disons-le tout de suite: non. Pour satisfaire notre appétit énergétique tout en le décarbonant au niveau des 2°C, c’est près de 13 millions d’éoliennes de 5 mégawatts qu’il faudrait mettre en batterie (et changer tous les 20 ans), une superficie de 600.000 kilomètres carrés de panneaux photovoltaïques (plus étendue que la surface de la France). Sans oublier les 2 millions de km2 de bassins où seront cultivées les algues qui produiront les carburants liquides de demain.

Actuellement, les énergéticiens prévoient de construire ou de mettre en service 1.500 centrales au charbon dans le monde. Or, révèle une étude de l'université d'Oxford, on devra arrêter la construction de telles installations dès 2018 pour avoir une chance sur deux de stabiliser le réchauffement à 2 °C.

Faut-il s’en étonner? Sûrement pas. «Cette étude est en ligne avec ce que pensent les économistes pour qui les scénarios 2°C doivent généralement faire appel à des procédés permettant de ‘pomper’ du CO2 de l’atmosphère dans la seconde moitié du siècle (ou avant). Cette difficulté est implicitement reconnue dans la COP 21 qui note qu’en 2030 nous en serons à 55 Mdt équivalent CO2 alors qu’il faudrait être à 40», rappelle le climatologue Jean Jouzel.

De fait, dans son article 4, l’accord de Paris souligne qu’il faudra «parvenir à un équilibre entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions anthropiques par les puits de gaz à effet de serre au cours de la seconde moitié du siècle». Dit autrement, la décarbonation massive de notre système énergétique ne suffira pas pour stabiliser le réchauffement. L’humanité devra aussi recourir à des moyens (la forêt) et des techniques (à développer) pour réduire sensiblement la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère en quelques décennies. La partie est bien loin d’être gagnée.

[1] Giec: Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat

Repost 0
Published by Denis sur les changements climatiques.
commenter cet article
31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 19:32

Augmentation du niveau des mers selon 3 scénarios de concentration des gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère terrestre.

--Rythme actuel d'émissions de GES :

1 mètre d'ici 2100,

13 mètres d'ici 4 siècles.

--Émissions réduites de GES, de façon à limiter le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius:

20 cm d'ici 4 siècles et très peu de changement d'ici 2100.

--Hypothèse intermédiaire:

32 cm d'ici 2100,

5 mètres d'ici 2500.

Repost 0
Published by Denis sur les changements climatiques.
commenter cet article
10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 20:15

En plus de représenter l'un des plus importants produits agricoles voués à l'exportation canadienne, la culture des légumineuses présente des avantages environnementaux. Les légumineuses ont la propriété de fixer l'azote atmosphérique dans le sol, ce qui résulte en une diminution des besoins en engrais qui provoquent un dégagement de gaz à effet de serre. Or, on sait que ces GES sont une importante cause de réchauffement climatique.

Repost 0
Published by Denis sur les changements climatiques.
commenter cet article
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 17:26

Un papier de Roméo Bouchard : ~~Ce serait bête de bouder l'énorme reconnaissance du drame du réchauffement climatique et de l'enjeu des hydrocarbures qu'a produit cette conférence, reconnaissance qui pour une première fois s'étend à l'ensemble des pays de la planète. De toute évidence, les gens qui y ont participé ont senti cette prise de conscience à l'oeuvre tant chez les politiciens que les hommes d'ffaires et les citoyens, et l'ont vue s'inscrire jour après jour dans le texte de l'entente qui a été unanimement adopté. C'est un pas énorme. Et nous en sentons déjà les effets chez nous avec le chemin de Damas du premier ministre Couillard: après la victoire de Cacouna, on peut parler déjà de la victoire d'Anticosti, et la table est mise pour la bataille finale sur l'oléoduc Énergie-Est. Nous entrons dans l'ère de la décarbonisation, tardivement, peut-être trop, mais nous y sommes. Il ne faut pas rêver pour autant. Cette euphorie risque de nous faire oublier que la décarbonisation souhaitée par l'entente ne résout pas à elle seule la menace qui pèse sur notre planète et notre espèce. 1. Les contributions prévues par les pays signataires sont bien en-deçà de celles requises pour atteindre la limite de 2 et surtout 1.5 degrés dans les faits. La décarbonisation de la planète est une révolution industrielle et culturelle sans précédent. On n'a qu'à penser chez nous aux sables bitumineux et au pétrole de l'ouest, au pétrole de schiste des Américains et au charbon un peu partout.. 2. Les grands investisseurs, même quand ils tournent au vert, pensent bien davantage à sauver leur mise qu'à sauver la planète. L'économie verte et les énergies vertes peuvent vite devenir un piège. 3. Les hydrocarbures ne sont pas les seuls responsables du réchauffement du climat: il ne faut pas oublier le reste: les élevages intensifs, la déforestation, la transformation des océans, le dérèglement des écosystèmes, etc. 4. Surtout, le réchauffement du climat n'est pas le seul facteur qui menace l'avenir de la Terre et des Humains: dans le contexte d'une population mondiale en croissance et en demande de confort, la croissance économique, indispensable au système actuel, implique un épuisement rapide des ressources naturelles, une pollution et un dérèglement des écosystèmes qui dépassent déjà les limites de la capacité de support de la Terre. La décarbonisation n'est donc qu'un élément, central sans doute, de la mutation rapide de notre économie et de notre civilisation requise si nous voulons survivre comme espèce. Et il faudrait être naïf pour croire que nos dirigeants, c'est-à-dire les riches et leurs agents publics, n'essaieront pas de saigner cette planète jusqu'à la dernière goutte aussi longtemps qu'ils pourront s'enrichir.

Repost 0
Published by Denis sur les changements climatiques.
commenter cet article
12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 17:05

~~ Quel avenir pour la croissance économique? 12 décembre 2015 |Éric Desrosiers | Actualités économiques Au coeur de notre conception du progrès depuis 250 ans, la croissance économique serait irrémédiablement compromise par les simples limites de notre planète. Ou pas. Les temps sont durs pour la croissance économique. La Grande Récession a laissé une sorte de morosité dont les pays riches ont encore du mal à se débarrasser même six ans après la fin officielle de la crise. Longtemps d’une insolente vigueur, les économies émergentes commencent aussi à marquer le pas, notamment en Chine. Selon certains experts, il faut s’attendre à une « stagnation prolongée » causée entre autres par l’endettement des ménages et des gouvernements, le vieillissement de la population, la panne de productivité, le plafonnement des gains en éducation et la croissance des inégalités. Selon d’autres, nous avons simplement épuisé le potentiel des innovations technologiques exceptionnelles apparues entre la Révolution industrielle et la fin des années 60. Tout cela se produit alors qu’on semble de plus en plus convenir que la croissance économique et sa fameuse mesure du produit intérieur brut (PIB pour les intimes) ne reflètent pas nécessairement une amélioration du bien-être des peuples. Mais peut-être plus encore, alors que la crise des changements climatiques nous ramène brutalement aux limites de notre planète en termes de quantité de ressources naturelles disponible et de capacité à supporter la vie face à la pollution. L’économiste américain Kenneth Boulding disait : « Quiconque croit que la croissance exponentielle peut continuer sans fin dans un monde fini est soit un fou soit un économiste. » Un gros mot qui commence par « d » L’économiste de l’Université York, en Ontario, Peter Victor, s’est prêté, il y a quelques années, à un exercice de simulation dans lequel il comparait le niveau d’émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’économie canadienne d’ici 2035 selon trois scénarios : une poursuite de la trajectoire actuelle, une croissance presque nulle de l’économie ou une décroissance jusqu’à un niveau de GES soutenable. Il est arrivé à la conclusion que la seule façon efficace de réduire les GES (-80 % par rapport à 2005) était de ramener le PIB par habitant à ce qu’il était au pays en 1976. Les Canadiens ne s’en porteraient pas plus mal, assurait-il, et verraient même diminuer la pauvreté et le chômage, mais à condition de parvenir à arrêter la croissance de la population (baisse de la natalité et de l’immigration), de trouver le moyen de réduire le temps de travail de 75 % et de composer avec une taxe sur le carbone de 550$ la tonne alors qu’elle est actuellement à 12 $ au Québec. Parler de décroissance économique est presque sacrilège dans nos sociétés tellement l’idée d’une longue et irrésistible expansion de l’économie, ponctuée de rares intermèdes aussi vite oubliés (crises), y est considérée, depuis toujours, comme la normalité. Depuis toujours ? Non, corrigent les historiens. Avant la révolution industrielle, la normalité était plutôt faite de successions de hauts et de bas qui, au fil des siècles, tendaient à s’annuler. Ce monde était bien différent du nôtre, observait la semaine dernière le chroniqueur économique du New York Times Eduardo Porter. Comme la richesse totale disponible restait la même, l’enrichissement des uns s’y traduisait par l’appauvrissement des autres. Fatalement, les plus forts et les plus puissants tendaient à accaparer les richesses, alors que les autres devaient se contenter des miettes. Un tel monde conviendrait mal à nos démocraties, poursuivait Eduardo Porter. On aime à penser que l’économie n’a pas à être un jeu à somme nulle et que tous — mais particulièrement les plus démunis — devraient pouvoir améliorer leur sort sans être obligés de faire chaque fois la guerre contre les riches et puissants. Tout cela est vrai aussi en ce qui concerne les relations entre les pays sur la scène internationale. Croissance verte On n’a pas à choisir entre croissance économique et protection de l’environnement, estiment d’autres experts. « Une forte croissance économique qui soit faiblement émettrice de carbone peut devenir la nouvelle normalité », a martelé cet été l’économiste britannique Nicolas Stern lors du dévoilement d’un volumineux rapport de la Global Commission on the Economy and the Climate, qu’il copréside. On y a estimé, en effet, qu’il ne coûterait, d’ici 2030, que de 1 % à 4 % de croissance mondiale pour faire de 50 % à 90 % du chemin nécessaire pour respecter la cible des deux degrés de réchauffement climatique, soit l’équivalent d’atteindre le même niveau de PIB six à douze mois plus tard. Pour ce faire, il faudrait cependant fortement accélérer le virage en cours vers des sociétés plus vertes. Le rapport formule dix recommandations qui vont de la révision de la façon de construire les villes à la restauration de forêts et de terres agricoles, en passant par la mise en place d’un prix du carbone et des investissements massifs dans l’innovation et les énergies renouvelables. On comprend tout de suite qu’on a affaire à une révolution au moins aussi ambitieuse que celle que proposent les partisans de la décroissance. Reste à voir maintenant laquelle est la plus emballante et a la plus de chances de nous sauver de la catastrophe environnementale.

Repost 0
Published by Denis sur les changements climatiques.
commenter cet article
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 01:07

~~ Agence France-Presse LONDRES À moins d'un mois de la conférence de Paris sur le climat (COP21), l'Institut météorologique britannique a estimé lundi qu'en 2015, la hausse des températures mondiales aura atteint +1 °C par rapport à l'ère préindustrielle. «Sur la base des données récoltées entre janvier et septembre, le programme HadCRUT opéré conjointement par le Met Office et l'unité de recherche sur le climat de l'Université d'East Anglia montre que les températures moyennes globales en 2015 sont 1,02 °C (±0,11 °C) supérieures par rapport à l'ère préindustrielle», soit 1850-1900, écrit l'institut dans un communiqué. L'accord espéré lors de la COP21, qui se tient du 30 novembre au 11 décembre à Paris, doit permettre de contenir la hausse du thermomètre mondial sous la barre des +2 °C par rapport au niveau préindustriel. «Nous avons vu un fort El Niño se développer dans le Pacifique cette année et cela aura eu un impact sur les températures mondiales», explique Stephen Belcher, directeur du Met Office Hadley Centre. «Nous avons eu des évènements similaires par le passé, mais c'est la première fois que nous atteindrons la barre des 1 °C et il est clair que c'est l'influence humaine qui conduit notre climat moderne en territoire inconnu». Le phénomène climatique El Niño, qui se produit tous les cinq ans environ, se traduit par un réchauffement des eaux de surface de l'océan Pacifique central et oriental et entraîne diverses perturbations climatiques dans plusieurs régions du monde. «Cette année marque une importante première, mais cela ne veut pas dire que la température chaque année à partir de maintenant sera un degré ou plus au-dessus des niveaux préindustriels, car les variations naturelles joueront toujours un rôle dans la détermination des températures chaque année», précise Peter Stott, chargé de la surveillance du climat au centre Hadley. «Toutefois, alors que le monde continuera à se réchauffer dans les prochaines décennies, nous verrons de plus en plus d'années passer la barre des 1 °C et cela finira par devenir la norme», ajoute-t-il. Le Met Office pointe ainsi que 2016 devrait être une année aussi chaude que 2015.

Repost 0
Published by Denis sur les changements climatiques.
commenter cet article
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:19

~~Espérons que les travaux du COP21 vont porter des fruits. Si on veut limiter le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius (au-delà ce sera incontrôlable : effet de bascule), les pays participants devront prendre des engagements contraignants quant à la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, GES. Une trop imortante augmentation de la température pourrait avair des effets catastrophiques en seulement une dizaine d'années : dégazage du permafrost (anglais)...pergélisol (franais)...merzlota (russe), aussi bien terrestre qu'océanique. Une importante augmentation de la température planétaire (jusqu'à 10 degrés Celsius) en une dizaine d'années résulterait d'un dégazage de 50 milliards de tonnes de méthane, CH4, ce qui entrainerait des conditions de vie insupportables pour la vie végétale et pour la vie animale. À ce moment là on pourrait parler d'une réelle et brutales 6e extinction. Ce scénario existe, mais son dénoument pourrait ne pas s'actualiser si les bonnes décisions (contraignantes) sont prises lors du COP 21 du début de décembre 2015. Espérons qu'il passera à l'histoire pour avoir été celui des bons choix...lucides et efficaces.

Repost 0
Published by Denis sur les changements climatiques.
commenter cet article
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 18:10

Très bel exemple à donner aux autres grandes villes et surtout bonne nouvelle pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Agence France-Presse
OSLO

Oslo va bannir les voitures de son centre-ville d'ici à 2019 dans le cadre de mesures visant à diviser de moitié ses émissions de gaz à effet de serre, a indiqué la nouvelle coalition qui s'apprête à diriger la capitale norvégienne.

Celle-ci va aussi retirer ses investissements du secteur des énergies fossiles, ce qui en fait la première capitale au monde - a fortiori d'un pays producteur d'hydrocarbures - à annoncer un tel désengagement, selon les défenseurs de l'environnement. Ils s'en félicitent avant la conférence sur le climat organisée à Paris du 30 novembre au 11 décembre.

Ces mesures figurent dans la plateforme présentée lundi par le parti travailliste et ses alliés, la Gauche socialiste et les écologistes, vainqueurs des élections municipales du 14 septembre après près de deux décennies de règne de la droite.

L'interdiction d'ici à 2019 des voitures particulières à l'intérieur du périphérique couvrira une zone où, selon le journal Verdens Gang (VG), ne résident qu'un gros millier d'habitants, mais où travaillent environ 90 000 personnes.

Les modalités n'ont pas encore été arrêtées, mais le projet inquiète d'ores et déjà les commerçants, au nom des centres commerciaux sont situés dans le centre-ville.

La nouvelle équipe s'est fixé l'objectif de réduire les émissions municipales de gaz à effet de serre de 50 % en 2020 par rapport à 1990.

«La municipalité d'Oslo va retirer tous ses investissements des entreprises actives dans les énergies fossiles», a déclaré la représentante écologiste Lan Marie Nguyen Berg lors d'une conférence de presse.

Le fonds de pension de la ville, qui pèse environ 8 milliards d'euros (11,75 milliards de dollars), a déjà annoncé en mars son retrait du charbon - à l'instar du fonds souverain du pays -, mais ce désengagement devrait aussi désormais concerner le pétrole et le gaz naturel.

«Nous sommes extrêmement heureux de voir que, quelques semaines avant le sommet de Paris, le nouveau conseil municipal d'Oslo prenne une décision courageuse et devienne la première capitale au monde à choisir de sortir de toutes les énergies fossiles», a réagi le président de l'ONG norvégienne The Future in Our Hands, Arild Hermstad.

«C'est un symbole fort quand la capitale d'un pays producteur de pétrole dit non aux investissements dans les énergies fossiles», a-t-il ajouté.

Aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Australie et en Nouvelle-Zélande, certaines villes se sont aussi déjà jointes à la campagne grandissante contre ces énergies à l'origine du réchauffement climatique.

Repost 0
Published by Denis sur les changements climatiques.
commenter cet article
27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 00:58

Denis Laforme Tu as raison, Yvan, son affirmation n'est basée sur rien. Par contre s'il t'avait parlé des paramètres astronomiques qui sont responsables des cycles glaciaires-interglaciaires...là, on aurait pu se donner la peine de lire ses commentaires. Par contre, lorsqu'il dit que la prochaine ère glaciaire adviendra, il n'a pas tort...mais quand? S'il connaissait les résultats des longues observations du serbe Milutin Milankovitch sur la question il est bien possible qu'il aurait pu nous intéresser. Pour faire court : l'écliptique, l'obliquité de l'axe terrestre et la précession des équinoxes sont les trois paramètres astronomiques sur lesquels s'est basé Milankovitch pour conclure qu'un cycle glaciaire-interglaciaire dure en moyenne 100 000 ans (90 000 de glaciaire et 10 000 ans d'interglaciaire). Or, nous le constatons tous, l'interglaciaire actuel est particulièrement long...nous devrions déjà être en début de glaciation. Cependant, il arrive que lorsque ces 3 paramètres astronomiques ne sont pas tout à fait en mode glaciaire (comme c'est arrivé il y a un peu plus de 400 000 ans) que l'interglaciaire dure 20 000 ans (il est déjà arrivé que ce soit 30 000 ans). Abstraction faite du réchauffement climatique qui ne devrait pas trop influencer, le paramètre précession des équinoxes ne semble pas collaborer...et la durée de son cycle fera fort probablement retarder la prochaine glaciation de 20 000 ans pour le plus grand bien de l'humanité si elle est encore là (on sait qu'une glaciation pourrait éliminer le vivant à près de 90%). Bien sûr qu'il y avait des humains lors des 2 dernières glaciations. D'accord, ils ont survécu malgré un super goulot d'étranglement, survenu il y a 73 000 ans (super volcan de Toba sur l'ile de Sumatra en Indonésie), qui selon toute vraisemblance n'aurait laissé qu'environ 2 000 survivants (les plus futés, ce qui a mené à une amélioration des capacités physiques et intellectuelles de la race humaine).

Repost 0
Published by Denis sur les changements climatiques.
commenter cet article
26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 20:47

Changements climatiques : le chaud et le froid

4 avril 2015 9h29 · Yvan Dutil

Depuis des semaines, je regarde les prévisions météo à long terme en espérant un réchauffement des températures et je suis toujours déçu. Alors que la température globale bat des records de chaleurs, au Québec, elle bat des records de froid. Il est même probable, selon mes évaluations, que le mois de février ait été le plus froid depuis 250 ans au Québec. Sans invoquer un châtiment divin punissant les Québécois de tous leurs péchés (on est bon dans six des sept péchés capitaux : orgueil, avarice, envie, luxure, paresse et gourmandise), on est en droit de se demander ce qui se passe. En effet, si l’on connait le moindrement la question des changements climatiques, ce genre de comportements ne discrédite pas la théorie. Cependant, la magnitude de la différence est tellement importante que cela soulève de questions intéressantes.

Dans ce contexte, une publication récente vient apporter un éclairage nouveau. En effet, il n’y a pas que le Québec qui semble résister au réchauffement global, c’est aussi le cas d’une région de l’océan au sud du Groenland, entre Terre-Neuve et l’Irlande. Alors, que le reste du monde se réchauffe cette région se refroidit!

Tendances des températures depuis 1901 (GISS)

Ce comportement n’est toutefois pas une surprise pour les climatologues. En effet, ce refroidissement local serait dû à un ralentissement de la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (en anglais Atlantic Meridional overturning cirulation, AMOC). Ce courant océanique est mû par la variation de température et de salinité de l’eau de mer (circulation thermohaline). En particulier, l’eau froide et salée près de la cote du Groenland s’enfonce dans l’océan démarrant une grande boucle qui fait le tour de la Terre. Or, en conséquence du réchauffement climatique, l’eau de cette région devient plus chaude et moins salée en raison de l’augmentation des précipitations et de la fonte des glaciers au Groenland. Ceci a pour effet de ralentir la circulation globale et de réduire l’apport de chaleur en provenance des tropiques dans cette région.

Ce qui étonne les climatologues cependant, c’est l’importance de ce ralentissement. En effet, les modèles prédisent un ralentissement modéré de la circulation. Alors, que les résultats récents indiquent plutôt une baisse importante de la vitesse de la circulation océanique, bien au-delà des fluctuations naturelles observées au cours de 1100 dernières années.

Indice de circulation océanique (Rahmstorf et al 2015)

Il semble que la cause de cette sous-estimation est que la fonte des glaces au Groenland est beaucoup plus rapide que prévue par les modèles, libérant alors plus d’eau douce et ralentissant d’autant plus la circulation thermohaline. En effet, les modèles sont très conservateurs et certains phénomènes comme la fonte des glaciers par leur base, la présence des moulins qui transportent la chaleur rapidement à travers les glaciers et le noircissement de leur surface en raison de la concentration de la poussière sont tous des facteurs qui sont négligés.

Noircissement de la glace au Groenland (Dark Snow)

Le lien entre ce refroidissement local et notre hiver très rigoureux n’est toutefois pas si direct. En effet, puisque les modèles climatiques ne prédisent pas un ralentissement aussi rapide de la circulation océanique, ils ne prédisent pas non plus le refroidissement que nous subissons.

Cependant, pressé de questions par les internautes, le climatologue allemand Stephan Rahmstorf a indiqué sur son blogue que cela était plausible. En effet, un ralentissement de la circulation océanique se traduit aussi par un réchauffement de la température de l’eau au large des côtes américaines et un tel réchauffement se traduit par un refroidissement local à l’ouest de celui-ci. Combiné avec le ralentissement du courant-jet, causé par la réduction de la différence de température entre les pôles et l’équateur, cela pourrait être suffisant pour expliquer pourquoi nous subissons des hivers aussi rigoureux alors que le reste de la planète se réchauffe.

Anomalie de température Hiver 2014-2015 (NOAA)

Reste à savoir ce que ces observations signifient pour le futur du climat. En effet, un ralentissement important de la circulation thermohaline aurait un impact majeur sur le transfert de chaleur de l’équateur vers les pôles. Les pôles se refroidiraient alors que l’équateur se réchaufferait, ce qui se traduirait par une réorganisation du climat global dont les conséquences seraient considérables.

Repost 0
Published by Denis sur les changements climatiques.
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Denis Laforme.
  • Le blog de Denis Laforme.
  • : Vise à mieux faire comprendre les changements climatiques, leurs causes et les amorces de solutions possibles. En ce sens, on étudie le réchauffement climatique, le climat, l'effet de serre, les cycles glaciaires-interglaciaires, les économies renouvelables, les économies d'énergie et d'autres sujets connexes.
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Liens