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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 22:25
Étant donné tout ce qui précède, il serait plus sage d'admettre que la réponse de la nature sera plus forte voire brusque et extrême.  À des attaques brusques correspondent habituellement des ripostes brusques.  En temps normal, comme ça s'est presque toujours passé précédemment nous aurions eu droit à une glaciation rapide.  Mais,  comme nous l'avons dit plus tôt, la présence du paramètre de l'ensoleillement relativement fort à 650 de latitude nord ne permettra que l'avènement de ce qu'on pourrait appeler une semi-glaciation dans un premier temps.  Une glaciation digne de ce nom pourrait ne se concrétiser que dans quelques cycles (22 000 ans chacun) de précession des équinoxes. 

En effet la Dérive Nord Atlantique sera sérieusement ralentie, sinon arrêtée, ce qui correspondra à repousser le Gulf Stream vers le sud.  Il ne s'arrêtera pas vraiment, il fait partie de la grande circulation thermohaline(grand convoyeur) des océans, il va simplement raccourcir son trajet.  Au lieu de se prolonger loin dans l'Atlantique Nord,il renversera sa course à la hauteur des Açores.  Ce phénomène aura pour effet de diminuer considérablement l'apport de chaleur sur l'Europe et l'est de l'Amérique du Nord (cet apport à peut-être été surévalué, il est possible que l'apport de chaleur soit davantage dû aux courants atmosphériques qu'au Gulf Stream).  Il pourrait ne se réactiver et reprendre sa course normale que lorsque,dans quelques siècles ou au plus dans quelques milliers d'années, la calotte glaciaire du Groenland aura complètement fondu.

Tout cela ne serait pas une bonne nouvelle.  La Scandinavie et le nord de la Grande-Bretagne seraient sous la glace et un climat sibérien régnerait au sud de l'Europe et au nord-est de l'Amérique du Nord.  Montréal, New-York et Paris, par exemple, devraient supporter ce climat.

Si la calotte glaciaire du Groenland fond complètement, il faut s'attendre à une élévation de 6 ou 7 mètres du niveau des océans (ou plus encore, puisque l'Antarctique aura partiellement fondu).  Faut-il attendre que ces événements se produisent pour prendre le réchauffement global au sérieux?  Une telle élévation du niveau de l'océan toucherait 50% de l'humanité.  Plus de 3 000 000 000 d'humains vivent à quelques kilomètres des côtes.  Toutes ces populations devraient être déplacées ou, du moins pour celles moins affectées par ces bouleversements, vivre dans des conditions très différentes.  Des territoires comme ceux des Pays-Bas et du Bangladesh seraient en grande partie inondés.

C'est malheureusement le scénario que nous devons envisager.  C'est le plus réaliste si on tient compte de la situation présente.  Cependant, il ne faut pas être excessivement alarmiste, l'humanité y survivra.  Si rien n'est fait à brève échéance, il est certain qu'il faudra entrevoir la possibilité que ce scénario se réalise.

Pour être honnête et ne rien cacher à la population de la planète, il faut admettre que l'augmentation rapide de la température en cette période interglaciaire pose problème et qu'elle sème de sérieux doutes dans l'esprit de plusieurs experts en la matière.  

Il est fort probable que si la tendance se maintient, des modifications climatiques plus brusques voire extrêmes surviendront :

---Des tempêtes accompagnées de vents soufflant à plus de 200 km/h.
---Des courants atmosphériques qui montent en très haute altitude (où , on l'a dit, les températures sont de plus en plus froides) et ramènent des précipitations,des grêlons dont la quantité et la grosseur impressionnent.
---Des pluies torrentielles qui causent des inondations et des glissements de terrain en plus d'augmenter les quantités d'eaux douces se déversant dans l'Atlantique Nord.
---Des tornades avec des vents soufflant à plus de 500 km/h.
---Des cyclones dévastateurs.
---De gigantesques feux de forêt qui brûlent des milliers de km2 de forêt et qui, par la même occasion, augmentent l'effet de serre. 
---Des températures extrêmement élevées atteintes à différents endroits du globe (plus de 450C) et des sécheresses.
---Des pluies verglaçantes d'une durée exceptionnelle comme celles de 1998 au Québec et dans l'est de l'Ontario (durée de 5 jours au Québec).
---Des blizzards hivernaux de forte intensité avec des bourrasques soufflant à des vitesses incroyables.

Suite à l'examen de ces conditions climatiques extrêmes, je trouve à propos cette citation de Albert Szent-Gyorgyi : " À travers les âges, le souci capital de l'homme a été celui de la vie après la mort.  Aujourd'hui,  pour la première fois, nous nous trouvons acculé à nous poser la question de savoir s'il y aura encore une vie avant la mort."

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commentaires

dominic pageau 03/01/2009 18:08

Comme j'ai dit plutot, l'arrêt ou le ralentissement du GulfStream est hypothètique et n'a aucune base solide. La fonte totale du Groenland est 100% improbable, donc impossible.

Climate theories over-turned

The research results are the first direct proof that there was forest in southern Greenland. Furthermore Willerslev found genetic traces of insects such as butterflies, moths, flies and beetles. But when was that? According to most scientific theories to date, all of southern Greenland and most of the northern part were ice-free during the last interglacial period 125,000 years ago, when the climate was 5 degrees warmer than the interglacial period we currently live in.

This theory however, was not confirmed by Willerslev and co-workers subsequent datings. He analysed the insects' mitochondria, which are special genomes that change with time and like a clock can be used to date the DNA. He also analysed their amino acids which also change over time. Both datings showed that the insects were at least 450,000 years old.

The ice-core researchers are experts at analysing the fine dust which blows onto the ice and is preserved year by year. They advocate two further datings. One is dating by optically stimulated luminescence. It is a method where the examined minerals can be affected to give off a type of light, which depends on how long it has been since the minerals were last exposed to sunlight.

The other method is radioactive dating. "We can fix when the ice was last in contact with the atmosphere," says Jørgen Peder Steffensen who is a researcher in the Ice and Climate group at the Niles Bohr Institute at Copenhagen University. He explains that the special isotopes, Beryllium-10 and Chlorine-36 both have a particular half-life of radioactive decay (just like Carbon-14). The relation between them can date when the ice and dust were buried and no longer came in contact with the atmosphere.

The dating of dust particles also showed that it has been at least 450,000 years ago since the area of the DYE-3 drilling, in the southern part of Greenland, was ice-free.

Sea Level Rise?

That signifies that there was ice there during the Eemian interglacial period 125,000 years ago. It means that although we are now confronted with global warming, the whole ice sheet will probably not melt.

Please note: The scientists do not want to put into question the rise in sea level predicted to occur due to global warming. During the last interglacial period 125.000 years ago, temperatures in Greenland were 5 degrees higher and global sea level was 4-5 meters higher than it is today. However, since the new scientific results show that the ice sheet also covered southern Greenland, the melting of the Greenlandic ice cap can only have caused a sea level rise of about 2 meters. Therefore some of the melting ice contributing to the sea level rise must have come from other sources, for instance the Antarctic. Furthermore, thermal warming of the oceans will cause expansion of the sea water and result in a sea level rise of half a meter, and the melting of small glaciers around the globe will likely result in an additional half meter rise.

http://www.sciencedaily.com/releases/2007/07/070705153019.htm

Et vous savez quoi? L'Antarctique est très stable, la température moyenne a varié de 0,1 degré en plus de 100 ans. La température moyene est de -40 degrés C et pour l'instant le volume de glace en Antarctique augmente, il ne diminue pas.

Pour ce qui a trait aux évènements extremes que vous prédisez, ils ne sont pas pire que ceux du début du 20 ième c'est des cycles et c'est rien d'alarmant, sauf pour ceux qui se batissent toujours plus près de l'océan.

Pour être honnète avec vous, vous êtes loin de me faire peur.

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  • : Vise à mieux faire comprendre les changements climatiques, leurs causes et les amorces de solutions possibles. En ce sens, on étudie le réchauffement climatique, le climat, l'effet de serre, les cycles glaciaires-interglaciaires, les économies renouvelables, les économies d'énergie et d'autres sujets connexes.
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