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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 23:31
Si la concentration du CO2 dans l'atmosphère continue d'augmenter, selon une courbe exponentielle comme c'est présentement le cas, ça pourrait signifier une augmentation moyenne de température de 30C (ce qui signifie de 70C à 80C d'augmentation aux hautes latitudes de l'Hémisphère Nord ) pour le présent siècle.  Et si la tendance se poursuivait pour le prochain siècle, la température moyenne augmenterait de 60C à 70C; donc une augmentation de 150C à 160C sur le continent aux hautes latitudes de l'Hémisphère Nord.  Cependant, je crois que des bouleversements majeurs vont s'opérer bien avant que cela n'advienne.  Notre environnement est fragile.  Une élévation de température de 80C à 100C serait fatale pour la plus grande partie de la biosphère (plus de 90% des espèces).  Cependant, avec un immense recul dû aux conséquences que les changements climatiques entraîneraient, la vie sur terre se poursuivrait probablement.

La nature ne tolère pas les extrêmes, elle a tendance à maintenir un certain équilibre entre les différentes rétroactions positives et négatives qui influencent le climat.  Le grand système atmosphère-biosphère-océans souffre cependant d'une grande inertie et de ce fait est lent à réagir.  C'est pourquoi les mécanismes correcteurs sont souvent violents (surtout quand l'écart est très prononcé entre les rétroactions négatives et les rétroactions positives).  Si on dépasse un certain seuil il peut y avoir emballement au niveau des courants atmosphériques et, à contrario, un ralentissement des courants océaniques.  Les conséquences  seraient les suivantes : changement au niveau de la distribution de la chaleur au dessus des continents (haute atmosphère plus froide et basse atmosphère plus chaude); température plus chaude des eaux de surface (plus de vapeur d'eau amène plus d'effet de serre, augmentation de température de l'atmosphère et précipitations de plus en plus abondantes).

Ce qui a maintenu la stagilité du climat pendant plusieurs milliers d'années, c'est l'évolution relativement lente des courants Nord-Atlantiques (courant atmosphérique : Oscillation Nord-Atlantique; courant océanique : Gulf Stream); et un plus faible écart de température entre la basse et la haute atmosphère.  Or ces deux paramètres changent.

L'augmentation de la tempéature moyenne de la planète va se pursuivre en accélération constante.  Elle risque d'être cent fois plus rapide qu'en pareil cas lors de la fin des dernières périodes interglaciaires.  Quand s'est déclenchée la dernière période glaciaire, il y a 125 000 ans, la température annuelle moyenne était de 17 0C (même chose pour les quatre dernières glaciations), soit près de 2 0C de plus que la moyenne actuelle de 15 0C.  Historiquement, la baisse de température pendant une période glaciaire s'effectue au rythme de 1 0C en 10 000 ans et pendant la période interglaciaire la hausse de température s'effectue au rythme moyen de 1 0C par 1 000 ans.  La situation actuelle est différente.  L'augmentation de températre est trop rapide, la nature n'a pas suffisamment de temps pour s'adapter ( grande inertie).  Plus nous tarderons à réagir, plus la réponse sera brutale.  Le tout pourrait se dérouler à l'intérieur de cinquante ans.  Nous l'avons vu: le simple déversement du Lac Agassiz (sur une période de quelques mois) au nord de l'Océan Atlantique a replongé la planète dans une période glaciaire en moins d'un siècle.

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