Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 21:27
Au cours des prochaines décennies, nous devrons unir nos efforts afin de travailler à l'atteinte d'un but ultime: conserver l'humanité sur notre planète.  Cette petite sphère de 12 750 km de diamètre tourne sur elle-même en 23,935 heures et prend 365,26 jours pour faire le tour du Soleil duquel elle est distante de 150 millions de kilomètres en moyenne.  L'atmosphère de la Terre renferme 78 % d'azote, 21 % d'oxygène et 1 % d'autres constituants.  Elle est la seule du système solaire à entretenir la vie telle que nous la connaissons.  Sa température moyenne est de 150C (régions polaires -200C, régions tempérées 110C, régions équatoriales 260C ).

La Terre possede la capacité de retenir la chaleur provenant du Soleil ainsi que d'assurer son équilibre thermique en rejetant l'excédent d'énergie vers l'espace.  Le Soleil émet des rayons ultraviolets et de la lumière visible jusqu'au proche infrarouge.  Environ 70 % de cette énergie est retenue par l'atmosphère et la surface de la planète.  Le reste est retourné dans l'espace par les nuages, la surface de la Terre et les aérosols.  La surface de la planète, plus froide, réfléchit une partie de ces radiations reçues à faible longueur d'onde sous forme de rayons infrarouges à plus forte longueur d'onde.

Le bilan radiatif de la planète est généralement équilibré.  Cependant, l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère (G.E.S.), accompagnée d'une augmentation de l'activité solaire, a modifié cet équilibre (augmentation constante depuis le début de l'ère industrielle).  La Terre conserve maintenant plus d'énergie et elle ne peut en rejeter l'excédent dans l'espace.  Une multitude de facteurs peuvent mettre en danger le bilan énergétique de la planète.  La convergeance d'un certain nombre de ces facteurs amène régulièrement des cycles glaciaires-interglaciaires.


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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 01:56

AVANT-PROPOS.

Dans le domaine des changements climatiques, les études sont nombreuses et elles doivent être prises au sérieux.  Le problème est de convaincre ceux qui détiennent le pouvoir de passer à l'action.  Lutter contre l'augmentation de l'effet de serre devrait être une de leurs priorités.  Il ne faut pas se contenter de suivre attentivement la problématique des changements climatiques, il faut agir.  Une attitude d'attentisme serait impardonnable et pourrait engendrer des conséquences catastrophiques pour l'humanité.  Le temps presse car les bouleversements climatiques sont nombreux et vont continuer de s'amplifier.

La science a fait son travail au niveau de la recherche.   Malheureusement, elle est trop compartimentée.   Les chercheurs sont spécialisés, parfois à l'excès, et ils utilisent trop souvent un langage hermétique.  Il y en a très peu qui se donnent la peine de vulgariser ou de partager valablement la connaissance avec le public et les décideurs.

Vulgariser et communiquer avec un langage compréhensible comme le fait si bien Hubert Reeves, n'est pas à la portée de tous; mais c'est indispensable, si on veut bien informer et partager les connaissances scientifiques avec le public.  Il faut reconnecter l'humain avec la nature.

On ne peut pas affirmer avec une certitude absolue que l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre (G.E.S.)dans l'atmosphère terrestre influence de façon déterminante le climat de la planète. On ne peut pas être totalement certain que la température moyenne de la Terre va continuer d'augmenter aussi rapidement.  Il faut cependant admettre que les théories et les prévisions sur le sujet semblent très réalistes.

Même si dans l'esprit de certaines personnes, il subsiste un doute, la sagesse exige que nous prenions des mesures préventives plutôt que de devoir, plus tard, se rabattre sur des mesures curatives qui seraient possiblement trop tardives. À cet égard, il faut se méfier de ceux qui détiennent les pouvoirs économiques et politiques.  En l'absence de preuves irréfutables, il sera difficile de les faire bouger.  On n'a qu'à voir ce qui se passe aux États-Unis.  Les décideurs économiques sont tellement puissants qu'ils ont réussi à convaincre les décideurs politiques de ne pas endosser l'entente de Kyoto.  Elle n'est pourtant pas très exigeante.  En effet, s'en tenir à l'entente de Kyoto serait l'équivalent de donner une aspirine à un malade en phase terminale et de s'attendre à une guérison.

Main dans la main,  ces décideurs accusent la population de consommer trop d'énergie et proclament que les pays en voie de développement négligent le réchauffement climatique.  En même temps, ils continuent de promouvoir l'utilisation des combustibles fossiles, à bloquer toute technologie qui pourrait s'avérer une solution de rechange et à convaincre les opinions publique et scientifique de la justesse de leur point de vue.

Plus ou moins consciemment, les décideurs ne veulent rien changer. Les intérêts économiques, les grands lobbys et une certaine élite constituant les grands monopoles nourrissent cette inertie.  Les changements souhaités des habitudes de consommation ne vont pas dans le sens de leurs intérêts qui sont de tous ordres.  Ces décideurs ont des intérêts qui vont toujours dans le sens d'une concentration du pouvoir entre les mains du plus petit nombre.  Par exemple (dans un autre secteur de l'économie), les fabricants de produits pharmaceutiques n'ont pas intéret à prêcher en faveur de la prévention des maladies. Pourquoi voudraient-ils tuer la poule aux oeufs d'or?  Pourquoi éradiquer la maladie quand on peut s'enrichir en traitant les symptômes?.

Il en est de même pour la production de l'énergie nécessaire à la survie de nos sociétés actuelles.  Pourquoi favoriser les énergies renouvelables quand on peut s'enrichir en produisant de l'énergie à partir des combustibles fossiles?  La nature, dans sa grande sagesse, avait créé d'immenses puits de carbone en enfouissant de grandes quantités de cet élément dans les entrailles de la Terre.  Ces puits sont devenus des sources de carbone et contribuent fortement à accentuer l'effet de serre et à dérégler le cllimat.  L'équilibre devra être rétabli d'une façon ou d'une autre.

Évidemment, la certitude au sujet des changements climatiques appréhendés n'est pas totale et le risque n'est pas démontré de façon irréfutable (comment y parvenir, les paramètres et les interactions entre eux sont tellement nombreux).  Même en l'absence de certitude absolue, la prudence devrait être notre guide.  C'est de l'espèce humaine dont il s'agit, il faut donc faire preuve d'une grande prévoyance.  Négliger cette approche serait impardonnable. Ce serait comme si, en conduisant son véhicule, on s'apprêtait à négocier une courbe sans ralentir en supposant qu'elle ne sera pas trop accentuée et, qu'à sa sortie, aucun obstacle ne se présentera sur notre chemin.

À l'examen des perturbations climatiques, qui vont en s'amplifiant, on peut affirmer que des corrections seront apportées par la nature à très court terme.  L'humanité a le devoir de faire en sorte que cette transition se déroule de la façon la plus modérée possible.  Nous devons donc nous mettre à la tâche dès maintement et non pas dans 10 ans.  À ce moment, les efforts à consentir seront devenus colossaux.  Il sera, alors, considérablement plus difficle de renverser la tendance.

Chaque humain possède une certaine compréhension du grand système qui recouvre la Terre: la biosphère.  Chacun a également sa propre conception de l'écologie.  En matière d'environnement, chacun devrait se sentir interpellé et devrait ressentir les liens qui l'unissent à la nature.

``L'homme en tant qu'être vivant est indéfectiblement lié aux phénomènes matériels et énergétiques d'une des enveloppes géologiques de la Terre: la biosphère``.
                                                                                                      Vladimir I. Vernadsky

Nous sommes entrés dans une phase de bouleversements climatiques majeurs et le dénouement est incertain.  Même si nous ne pouvons pas prédire avec certitude ce qui va se passer, nous savons pertinemment bien que nous devons agir de façon à atténuer ces changements.   Ne rien faire serait de jouer à l'autruche.

Je vais donc essayer d'expliquer l'enjeu sans utiliser le langage hermétique des scientifiques.  Je veux être bien compris par tous et chacun.  Une fois que j'aurai expliqué vers quoi on s'en va, je m'appliquerai à proposer des moyens qui pourront permettre, sinon de corriger totalement la situation, au moins de ralentir les émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.  Je proposerai également des moyens qui sont susceptibles de piéger ces gaz.

Je veux procéder dans une démarche proactive.  Puisque je souhaite être entendu de tous, je vais y aller en termes d'actions allant dans le sens de ma démarche et me donnant plus de chances d'atteindre mon objectif.  J'aimerais intégrer ces actions à ma démarche: vulgariser, informer, sensibiliser, conscientiser, responsabiliser, impliquer et agir.

Je parle au nom de la planète et j'espère être entendu par le public et les décideurs.

 

 

Par Denis Laforme
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