Vendredi 29 février 2008
Celui-là est moyennement réaliste.  Certaines conditions sont très favorables et d'autres le sont moyennement.  Même si dans l'ensemble les paramètres indispensables au déclenchement d'une période glaciaire sont présents, elle ne se présentera probablement pas; pas complètement du moins.  Évidemment, tous les paramètres concernés ne sont à peu près jamais totalement en phase.  L'événement se présente de façon quasiment identique à celles de la majorité des cycles glaciaires-interglaciaires précédents.  Cependant, il y a une différence importante (en plus de la concentration élevée du CO2) : la baisse d'insolation aux moyennes et hautes latitudes de l'Hémisphère Nord ne sera pas suffisamment importante pour permettre l'avènement d'un cycle glaciaire à court terme.

De plus, l'augmentation de la température moyenne de la planète est très rapide,  C'est ce qui pose un réel problème.  Il nous faut admettre que les modifications climatiques pouraient être brusques.  Il faut entrevoir cette possibilité parce que jamais la concentration de CO2 dans l'atmosphère n'a été aussi élevée au cours des dernières périodes interglaciaires.  Ce phénomène amène donc une fonte accélérée des glaciers, des glaces de mer et, surtout, de la calotte glaciaire du Groenland.

Alors, dans ce scénario où la vitesse d'augmentation de la température (associée à l'augmentation de concentration des G.E.S.) demeure moyenne, il faut prévoir l'avènement d'un "petit âge glaciaire" comme celui qui s'est installé entre 1400 et 1715 avec un répit entre 1510 et 1645.  Mais ce ne serait pas pour les mêmes raisons.  À ce moment là le refroidissement était essentiellement dû à une baisse de l'activité solaire.  Dans le cas qui nous concerne il serait dû à un ralentissement de l'activité du Gulf Stream à cause d'une fonte modérée des glaciers et des précipitations quand même relativement abondantes.  Cet apport important d'eaux douces dans l'Atlantique Nord ne serait peut-être pas suffisant pour reculer le trajet du Gulf Stream mais, tout au moins serait suffisant pour ralentir sa vitesse de croisière.

Il y a fort à parier que dans la situation actuelle, la nature ne se contentera pas d'une demi-mesure.  L'augmentation rapide de la température étant ce qu'elle est, il est probable que les précipitations seront abondantes et que la fonte des glaciers sera rapide (quelques siècles).

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Vendredi 29 février 2008

La température augmente lentement.  Les courants atmosphériques s'activent modérément.  Les perturbations atmosphériques sont de moyenne importance.  Les précipitations ne sont pas suffisamment abondantes et la fonte des glaciers n'est pas suffisamment rapide pour refouler la Dérive Nord Atlantique qui constitue la branche nord du Gulf Stream.  La glaciation ne se produira pas, et cela même si le cycle de précession des équinoxes est en mode glaciaire et qu'il est accompagné d'hivers plus chauds et d'étés plus froids à cause du cycle de l'excentricité de l'orbite de la planète.  Il n'y a pas suffisamment de paramètres convergents.  D'autant plus que la baisse de l'ensoleillement aux hautes latitudes nord ne sera que d'environ 5 %.  Il s'agirait d'une glaciation avortée.  Elle serait reportée de 22 000 ou 44 000 ans (un ou deux cycles de précession des équinoxes) au moment où plus de paramètres significatifs seront en convergence pour l'avènement d'une nouvelle période glaciaire.

Ça s'est déjà produit il y a 410 000 ans.  À ce moment là, les conditions étaient encore plus favorables qu'elles le sont actuellement.  La concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère n'était que de 280 p.p.m. et la vitesse avec laquelle la température augmentait était beaucoup plus lente.

Ce scénario est très improbable: on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs.  Dans les conditions actuelles, la température ne peut pas augmenter indéfiniment sans que se déclenche un mécanisme correcteur.  C'est ce que je nous souhaiterais le cas échéant, en espérant qu'il soit le moins extrême possible.


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Vendredi 29 février 2008
Voici maintenant mon hypothèse concernant la prochaine glaciation ou semi-glaciation.  Elle repose sur un maximum de température annuelle moyenne variant entre 160C et 170C à la fin d'un interglaciaire et sur un minimum de 80C à 90C à la fin d'une période glaciaire.  170C étant la moyenne des maxima et 80C à 90C la moyenne des minima lors des quatre derniers cycles glaciaires-interglaciaires.

Un paramètre est cependant différent : jamais une des quatre dernières glaciations ne s'est amorcée avec une concentration de CO2 dans l'atmosphère à plus de 280-300 p.p.m..  Ce qui fait qu'à 500 p.p.m. (en étant conservateur) l'augmentation de température de la planète n'aura jamais été aussi accélérée.  Il faut d'ailleurs remonter plusieurs millions d'années en arrière (dans un autre contexte) pour retrouver des températures comme celles que nous aurons probablement avant la fin du siècle.

Par ailleurs, on observe que la haute atmosphère abaisse sa température de 0,60C par an depuis au moins 12 ans.  Donc, l'écart de température entre la basse et la haute atmosphère augmente continuellement (l'une baisse et l'autre monte).  Cet état de fait va provoquer une activation des courants atmosphériques de plus en plus intense.  La vitesse d'augmentatkion faisant foi de tout, les changements climatiques peuvent survenir lentement ou à vitesse moyenne ou encore rapidement.

De plus, l'interglaciaire dans lequel nous nous trouvons actuellement ressemble étrangement à celui qui s'est présenté il y a un peu plus de 410 000 ans.  À cet époque l'interglaciaire a été exceptionnellement long. Il a duré environ 30 000 ans.  La glaciation ne s'est pas engagnée après 10 000 ans d'interglaciaire.  Il a donc fallu attendre qu'un autre cycle de précession des équinoxes se déroule avant qu'advienne la glaciation.

L'étude des paramètres astronomiques et de l'acivité solaire a permis de conclure qu'à ce moment l'insolation à la latitude de 650 nord`était sensiblement la même qu'actuellement.  Or, pour les 20 000 ans à venir (au moins) la diminution d'ensoleillement ne sera que de 5 % environ comme c'était le cas lors de l'interglaciaire d'il y a 400 000 ans.  Lors du dernier interglaciaire, la diminution de l'insolation avait été de 20 % et il n'a duré que 10 000 ans.

Il faut donc être prudent lorsqu'on tente de prévoir quand aura lieu la prochaine glaciation.  L'étude des cycles de Milankovitch montre que les conditions d'insolation à 650 de latitude nord seront exceptionnelle pour les 1000 siècles à venir.  Cette situation ne se présenterait qu'une fois par million d'année.

Cependant, ce n'est pas suffisant pour exclure la possibilité d'une glaciation ou tout au moins d'une semi-glaciation au cours des prochains siècles.  Ce serait sans compter sur un autre paramètre moins prévisible: la modificaion des courants océaniques.  Il faut donc examinier trois scénarios.

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Vendredi 29 février 2008

Si la température continue d'augmenter à ce rythme, les bouleversements seront énormes.  On prévoit déjà une recrudescence auniveau des inondations, des températures extrêmes, des précipitations, des sécheresses, des tornades, des incendies de forêt... avec toutes les conséquences que cela comporte.  Cependant, les changements les plus importants, qui pourraient précipiter le processus, se situent au niveau des modifications des courants océaniques, des courants atmosphériques et des précipitations.  De plus, même dans un scénario modéré, nous l'avons déjà mentionné, d'ici 2040, la concentration de CO2 dans l'atmosphère aura augmenté de 30 % à 500 p.p.m., l'activité solaire commencera à décroître et la température moyenne annuelle de la planète sera le 170C.  Cette situation pourrait être la goutte qui fait déborder le vase.

On ne peut qu'être porté à croire que l'année 2040 pourrait être un point de non retour (rupture de tendance).  En fait ,la date limite c'est maintenant.  La nature ne réagit que très lentement aux changements (l'inertie étant ce qu'elle est).  À cet égard, il faut savoir que, même si on cessait dès maintenant d'utiliser les combustibles fossiles, la température moyenne annuelle de la planète continuerait à augmenter pendant encore quelques siècles si l'effet de seuil n'était pas atteint auparavant (longue durée de vie des G.E.S.). Cependant cette augmentation serait moins rapide, j'en conviens.  Raison de plus pour agir rapidement, et sur tous les fronts.  Sinon un cycle infernal risque de s'engager et de faire boule de neige.  Une augmentation de la température des eaux océaniques libère du CO2 et de la vapeur d'eau dans l'atmosphère (ce puits de CO2 devient une source).  Ce phénomène entraine une augmentation de l'effet de serre qui provoque une nouvelle augmentation de température et des précipitations abondantes et ainsi de suite.  Ce mécanisme, une fois définitivement engagé, sera difficile à renverser.  Il se pourrait même qu'il soit irréversible.

Jamais dans l'histoire de la planète. nous n'aurons connu une telle situation provoquée majoritairement par des activités anthropiques (l'activité solaire en est quand même responsable pour une part qui pourrait varier entre 30% et 40%).  Jamais la concentration de CO2 dans l'atmosphère (l'augmentation de concentration du méthane et de quelques autres gaz à effet de serre est également importante) et la température n'auront augmenté d'une façon aussi accélérée (exponentiellement).  Entre 1975 et 2040 , l' augmentation de température sera de l'ordre de 2,30C à 2,50C .  Hormis l'épisode du Lac Agassiz, il s'agit bien là d'une première.  Le climat pourrait donc varier de façon dramatique, en quelques décennies, suite à une série de rétroactions positives qui nous dirigent, à plus ou moins long terme vers une prochaine période glaciaire.  En soi, un cycle glaciaire-interglaciaire n'est pas une malédiction.  C'est un moyen que la nature a trouvé pour se regénérer.  Pour la planète, c'est une cure de rajeunissement.  Et la vie continue...avec ce qu'il en reste.


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Jeudi 28 février 2008
Si la concentration du CO2 dans l'atmosphère continue d'augmenter, selon une courbe exponentielle comme c'est présentement le cas, ça pourrait signifier une augmentation moyenne de température de 30C (ce qui signifie de 70C à 80C d'augmentation aux hautes latitudes de l'Hémisphère Nord ) pour le présent siècle.  Et si la tendance se poursuivait pour le prochain siècle, la température moyenne augmenterait de 60C à 70C; donc une augmentation de 150C à 160C sur le continent aux hautes latitudes de l'Hémisphère Nord.  Cependant, je crois que des bouleversements majeurs vont s'opérer bien avant que cela n'advienne.  Notre environnement est fragile.  Une élévation de température de 80C à 100C serait fatale pour la plus grande partie de la biosphère (plus de 90% des espèces).  Cependant, avec un immense recul dû aux conséquences que les changements climatiques entraîneraient, la vie sur terre se poursuivrait probablement.

La nature ne tolère pas les extrêmes, elle a tendance à maintenir un certain équilibre entre les différentes rétroactions positives et négatives qui influencent le climat.  Le grand système atmosphère-biosphère-océans souffre cependant d'une grande inertie et de ce fait est lent à réagir.  C'est pourquoi les mécanismes correcteurs sont souvent violents (surtout quand l'écart est très prononcé entre les rétroactions négatives et les rétroactions positives).  Si on dépasse un certain seuil il peut y avoir emballement au niveau des courants atmosphériques et, à contrario, un ralentissement des courants océaniques.  Les conséquences  seraient les suivantes : changement au niveau de la distribution de la chaleur au dessus des continents (haute atmosphère plus froide et basse atmosphère plus chaude); température plus chaude des eaux de surface (plus de vapeur d'eau amène plus d'effet de serre, augmentation de température de l'atmosphère et précipitations de plus en plus abondantes).

Ce qui a maintenu la stagilité du climat pendant plusieurs milliers d'années, c'est l'évolution relativement lente des courants Nord-Atlantiques (courant atmosphérique : Oscillation Nord-Atlantique; courant océanique : Gulf Stream); et un plus faible écart de température entre la basse et la haute atmosphère.  Or ces deux paramètres changent.

L'augmentation de la tempéature moyenne de la planète va se pursuivre en accélération constante.  Elle risque d'être cent fois plus rapide qu'en pareil cas lors de la fin des dernières périodes interglaciaires.  Quand s'est déclenchée la dernière période glaciaire, il y a 125 000 ans, la température annuelle moyenne était de 17 0C (même chose pour les quatre dernières glaciations), soit près de 2 0C de plus que la moyenne actuelle de 15 0C.  Historiquement, la baisse de température pendant une période glaciaire s'effectue au rythme de 1 0C en 10 000 ans et pendant la période interglaciaire la hausse de température s'effectue au rythme moyen de 1 0C par 1 000 ans.  La situation actuelle est différente.  L'augmentation de températre est trop rapide, la nature n'a pas suffisamment de temps pour s'adapter ( grande inertie).  Plus nous tarderons à réagir, plus la réponse sera brutale.  Le tout pourrait se dérouler à l'intérieur de cinquante ans.  Nous l'avons vu: le simple déversement du Lac Agassiz (sur une période de quelques mois) au nord de l'Océan Atlantique a replongé la planète dans une période glaciaire en moins d'un siècle.


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Lundi 25 février 2008
Il y a 14 000 ans, peu avant la fin du dernier cycle glaciaire, le courant du Gulf Stream était rétabli (il semble être démontré que les courants marins qui constituaient la circulation actuelle dans l'Atlantique Nord étaient  occasionnellement absents lors de la dernière glaciation).  La fonte des glaciers a permis l'accumulation de masses d'eau considérables dans un vaste réservoir de 350 000 km2 qui s'étendait du Manitoba au Québec et au sud jusqu'au Minnesota et au Dakota du Nord (Lac Agassiz).  Dans un premier temps,l'eau s'est écoulée par le Mississippi dans le Golfe du Mexique.

Il y a 8 200 ans, la retraite des glaciers était bien amorcée et la température était presque identique à ce qu'elle est présentement.  À cette époque, il s'est produit un refroidissement brutal.  La température a chuté de 50C en moins de 100 ans en Europe (retour des conditions glaciaires).La nouvelle situation a perduré pendant au moins 200 ans et par la suite, la température est revenue à la normale en moins de 20 ans (peut-être 10 ans). On pense que ce refroidissement est dû au ralentissement du Gulf Stream suite au déversement rapide des eaux du Lac Agassiz par le Fleuve Saint-Laurent (la fonte des glaciers aurait libéré cette voie).  Il est également possible que la sortie du Lac Agassiz se soit bloquée et que l'imposante masse d'eau se soit déversée par la Baie d'Hudson.  Un tel phénomène provoqua une diminution de la salinité de l'eau de mer et par la suite un ralentissement des courants océaniques.

Si je donne cet exemple,c'est pour démontrer qu'un phénomène semblable pourrait se produire lorsque,  suite à l'augmentation de température que provoque l'augmentation de la concentration des G.E.S., surviendront d'abondantes précipitations qui s'ajouteront à l'eau provenant de la fonte des glaciers.  La fonte des glaces du Groenland et des glaces de mer provoquent déjà un ralentissement du Gulf Stream (plus de 20 % à certains endroits).  Si on ajoute d'abondantes précipitations qui seront recueillies principalement par le Fleuve Saint-Laurent et la Baie d'Hudson, puis déversées dans l'Atlantique Nord, il est probable que le ralentissement du Gulf Stream sera encore plus marquée.  Ce phénomène, combiné aux autres paramètres précédemment mentionnés (cycles de Milankovitch), ainsi qu'aux perturbations atmosphériques dûes à la différence croissante de température entre la haute atmosphère (stratosphère) et la basse atmosphère (troposphère), pourrait éventuellement permettre un refroidissement sinon une glaciation.  Les icebergs sont également responsables de cet apport supplémentaire en eau douce.  Ils sont en augmentation constante.  En 1970, il y en avait 400 par année, puis en 1980 on en comptait 600 par année, en 1990 c'était 1 000 par année.

Alors, de deux choses l'une : ou nous manquons le rendez-vous en 2040 avec des cycles de Milankovitch plutôt favorables, une concentration de CO2 dans l'atmosphère à 500 p.p.m. (possiblement +60%), des courants océaniques ralentis, des courants atmosphériques très actifs, de fortes précipitations, une température moyenne de 160C à 170C et une activité solaire qui commencera à décroître; ou la conjoncture de ces paramètres est telle qu'elle permettra l'amorce d'une glaciation.  N'oublions pas que, contrairement à la situation qui s'est présentée au début des quatre dernières glaciations,le cas présent est unique.  Chaque début de glaciation s'amorçait alors que la concentration du CO2 dans l'atmosphère était de 280 p.p.m. .  Elle est actuellement  de plus de 380 p.p.m. et elle sera de plus de 500 p.p.m. (possiblement 800 p.p.m. ) en l'an 2040.  Ce nouvel état de fait rendra plus problématique l'amorce de la prochaine glaciation.  Cependant, il y a tellement  de paramètres à considérer,qu'il est fort probable,tout au moins possible, que si plusieurs vont dans le même sens, le passage de l'interglaciaire à une période froide ou une période semi-glaciaire se produira.

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Lundi 25 février 2008
Effet d'emballement...
Effet de seuil...
Rupture de tendance...
Point de non retour possible : l'an 2040 ?

Actuellement, à cause de la précession des équinoxes en mode glaciaire et de l'excentricité qui place la Terre rapprochée du Soleil en hiver et éloignée en été, même si l'inclinaison de l'axe terrestre est moyenne, il se pourrait que ces conditions soient favorables à l'accumulation, en hiver , de neige aux hautes latitudes de l'Hémisphère Nord.  Cependant, l'accumulation de couches de glace nécessite une conjoncture favorable avec d'autres rétroactions allant dans le même sens.  Il se pourrait qu'elles soient suffisantes : diminution de l'activité des courants océaniques et forte activité des courants atmosphériques (importante différence de température entre la haute et la basse atmosphère).

Si pendant un hiver doux, l'air humide (océan chaud : beaucoup d'évaporation) permettait de bonnes accumulations de neige, il est possible que l'été frais qui suivra ne réussisse pas à éliminer toute la neige aux hautes latitudes de l'Hémisphère Nord.  Le processus de glaciation serait par le fait même amorcé.  La neige réfléchirait plus de rayons infrarouges dans l'espace (albedo de la neige fraîche : 85 % à 95 %) et pourrait ainsi contribuer au refroidissement nécessaire à la poursuite du processus.  Si en plus le courant chaud du Gulf Stream ralentit ou, pire, si sa branche nord ( Dérive Nord-Atlantique) diminue considérablement sa vitesse, alors rien ne pourra compenser ce refroidissement.  À partir de ce moment le processus de glaciation partielle ou même de glaciation pourrait s'installer définitivement le tout étant favorisé par un ensoleillement maximal l'hiver dans l,Hémisphére Nord  ( à cause de l'excentricité) et par la précession des équinoxes en mode glaciaire.  De plus, l'activité solaire sera décroissante après l'an 2040. Et si, en plus, une éruption volcanique se manifestait et causait un refroidissement, la glaciation pourrait se perpétuer d'elle-même.





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Samedi 23 février 2008

À l'examen des conditions requises pour l'apparition d'une période glaciaire ou d'une période interglaciaire, on doit tout de suite conclure que la quantité de chaleur reçue aux moyennes et surtout aux hautes latitudes de l'Hémisphère Nord est de première importance.  En ce sens, il est utile de mentionner que le cycle de précession des équinoxes et  celui de l'inclinaison de l'axe terrestre sont seuls responsables de la quantité d'énergie solaire reçue pour une saison donnée.  

L'excentricité de l'orbite terrestre influence surtout l'énergie solaire reçue par la Terre à différents moments de l'année.  Actuellement, on reçoit plus d'énergie en janvier qu'en juillet (différence : 6% ).  Cet écart pourrait s'accentuer jusqu'à 30 % sur un cycle plus long.  À sa position la plus rapprochée du Soleil, la Terre est distante d'environ 129 000 000 km, tandis qu'à sa position la plus éloignée, elle est distante d'environ 187 000 000 km .  La distance moyenne Terre-Soleil est actuellement de 150 000 000 km.  Ces différences sont dûes aux attractions entre la Terre et le Soleil ainsi qu'entre la Terre et les autres planètes.  Notons que cette excentricité de la Terre varie selon un cycle de 100 000 ans, mais également selon un plus grand cycle de 413 000 ans. Tout cela n'affecte pratiquement pas la quantité moyenne d'énergie solaire reçue par la Terre en une année.  Donc, il en résulte simplement, pour la période actuelle, des étés plus froids et des hivers plus chauds.

Ces trois cycles de Milankovitch permettent d'expliquer les différences d'énergie reçues particulièrement aux hautes latitudes de l'Hémisphère Nord tout au long de l'année (650 de latitude nord), l'amplitude des différences entre les saisons, les différences d'énergies emmagasinées par les eaux et par le sol (différence d'albedo) et les différences d'énergies reçues entre les hémisphères à cause de l'inclinaison de l'axe terrestre et de la précession des équinoxes.

L'étude des quatre derniers cycles glaciaires-interglaciaires semble démontrer qu'une glaciation se termine quand la température moyenne de la planète est d'environ 80C à 90C et que l'interglaciaire se termine quand la température a atteint un sommet qui se situe aux alentours de 160C à 170C.  Si la tendance se maintient, on doit admettre que cette température moyenne de la planète pourraît être atteinte vers l'an 2040.  Ça ne signifie pas qu'en 2040 , nous serons en période glaciaire.  Cependant, il se pourrait qu'à partir de cette date, toutes les tentatives pour renverser le processus soient tardives.  Même dans l'hypothèse d'un scénario modéré d'augmentation des G.E.S., c'est ce qui semble se dessiner.  De plus, ce scénario modéré semble être trop optimiste : il se pourrait que l'augmentation de la concentration du CO2 soit plus importante que prévue (+60%). C'est pourquoi il faut agir dès maintenant si nous ne voulons pas atteindre ce point de non retour.  Si la progression demeure constante ou, pire, si elle s'accélère, il pourrait y avoir rupture de tendance(effet de seuil) au plus tard à cette date.  Nous allons essayer d'anticiper ce qu'il pourrait advenir par la suite.


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Mardi 19 février 2008

Afin de mieux comprendre les cycles glaciaires-interglaciaires, il serait intéressant de voir en quoi consistent les cycles de Milankovitch.  Les cycles glaciaires-interglaciaires semblent être influencés par les trois cycles de Milutin Milankovitch.  En premier lieu mentionnons le cycle de l'excentricité de l'orbite terrestre qui a 2 périodes : 100 000 ans et 413 000 ans. On doit également à ce célèbre Serbe deux autres cycles : l'obliquité de l'axe de rotation de la Terre (de 21,80 à 24,40 , il dure 41 000 ans ) et la précession des équinoxes ( la Terre oscille comme une toupie sur son axe en environ 22 000 ans ).  De ces deux derniers cycles dépendent les variations de l'énergie reçue aux moyennes et hautes latitudes de l'Hémisphère Nord, et cela semble être déterminant.

Cependant, ce n'est pas suffisant.  Il ne faut pas oublier d'inclure d,autres acteurs d'importance : l'activité des cycles solaires (particulièrement ceux de 11 ans et de 200 ans) les courants océaniques, les courants atmosphériques, la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère et la capacité de réflexion des rayons infrarouges (albedo) par les continents, l'océan et les nuages. Ce  sont des variables particulièrement importantes qui, lorsqu'elle sont favorables, peuvent permettre (en association avec les trois cycles de Milankovitch) le déclenchement ou la fin d'une période glaciaire.

Même si tous les paramètres (excentricité de l'orbite, obliquité et précession) étaient favorables, ce ne serait probablement pas suffisant pour déclencher une glaciation.  Cette conjoncture permettrait de bonnes accumulations de neige aux moyennes et surtout aux hautes latitudes de l'Hémisphere Nord en hiver, mais l'été pourraît être encore suffisamment chaud pour faire fondre toute cette neige (même à la suite de l'augmentation de l'albedo produite par une plus grande accumulation de neige) si, par exemple, l'activité solaire était forte.

Voyons ce qu'il en est en théorie.

---  Période glaciaire :

Cette situation se présenterait quand l'inclinaison de l'axe de la Terre serait faible, quand l'excentricité de l'orbite terrestre autour du Soleil serait faible et quand le cycle de précession des équinoxes ferait en sorte que les hivers soient plus chauds et les étés plus froids. En principe, ces paramètres devraient être favorables à l'avènement d'une période glaciaire.

---  Période interglaciaire :

Pour qu'advienne cet événement, il faudrait être en présence d'une forte inclinaison de l'axe de la Terre, d'une forte excentricité de l'orbite terrestre et d'un cycle de précession des équinoxes qui, comme il y a 9 000 ans environ, ferait en sorte que les hivers soient plus froids et les étés plus chauds.

---  Période actuelle (toujours en théorie) :

Nous sommes à la fin d'une période interglaciaire. La pente de refroidissement à long terme est déjà amorcée depuis 1 000 ans.  Quand on parle de long terme, il faut faire abstraction des variations de quelques dixièmes de degrés sur des périodes de quelques décennies.  L'augmentation de température  qui se situe à environ  0,750C depuis les débuts de l'ère industrielle est causée par l'homme ( Est-ce que ce sera suffisant, même en extrapolant, pour influencer l'avenement de la prochaine glaciation? )   Le cycle de précession des équinoxes s'approche de la période ou nous aurons (nous avons déjà) des hivers plus chauds et des étés plus froids. De plus les cycles de l'excentricité de l'orbite terrestre (100 000 ans et 413 000 ans) et celui de l'obliquité de l'axe de rotation de la Terre (41 000 ans) seront progressivement en position d'amplifier la tendance. Le réchauffement anthropique des deux derniers siècles nous à bien caché cette nette tendance au refroidissement à long terme.


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Lundi 18 février 2008
Le passé étant garant de l'avenir, il serait utile de voir comment ont débuté les cycles glaciaires-interglaciaires.  Voyons ce qu'il en est.

Au cours des différentes ères géologiques, les continents ont changé de position à plusieurs reprises à la suite d'éloignements et de rapprochements successifs pour finalement se retrouver, il y a 180 000 000 d'années, à la position relativement stable qu'ils occupent actuellement.  À partir de -280 000 000 d'années jusqu'à -180 000 000 d'années, il n'y avait qu'une seule masse continentale appelée la Pangée puis, à partir de cette date, elle s'est progressivement divisée en 2 continents : la Laurasie au nord (incluant l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord) et le Gondwana au sud (regroupant l'Afrique, l'Inde, l'Australie, l'Antarctique et l'Amérique du Sud).  Quelques millions d'années plus tard, ces deux continents se disloquèrent et l'Atlantique s'ouvrit pour en arriver à la position actuelle des continents qui est sensiblement la même depuis au moins 50 000 000 d'années.  L'Antarctique et l'Inde ont cependant mis plus de temps à rejoindre leur position actuelle.

Avant que ce positionnement global ne survienne, il n'y avait que de grandes ères glaciaires qui s'échelonnaient sur 10 à 30 millions d'années.  Les cycles glaciaires-interglaciaires d'une durée de 100 000 ans en moyenne n'existent que depuis quelques millions d'années.  les quatre derniers sont bien connus.  Ils sont constitués d'une période de glaciation d'une durée de 90 000 à 100 000 ans suivie d'une période interglaciaire d'une durée de 10 000 à 20 000 ans (occasionnellement 30 000 ans comme ça s'est produit il y a 400 000 ans et possiblement comme ça pourrait se produire pour l'interglaciaire actuel).  Nous nous situons présentement - en théorie - à la fin d'une période interglaciaire.

Qu'est ce qui à permis l'avènement de ces cycles glaciaires-interglaciaires? C'est la dérive des continents (que nous venons de décrire) vers l'Hémisphère Nord qui a permis le déclenchement de ces cycles constitués d'une période glaciaire (froide et beaucoup de glaciers) et d'une période interglaciaire comme celle dans laquelle nous nous trouvons actuellement (chaude et moins de glaciers).

Suite à cette dérive des continents, les régions polaires se sont retrouvées occupées par une partie des continents au nord et par l'Antarctique au sud.  Ce déplacement à également entrainé une modification des courants marins (océaniques) et atmosphériques. 

Heureusement, l'Antarctique s'est retrouvé entouré d'un courant circumpolaire qui l'isole du point de vue échange thermique du reste de la planète (la situation commence à changer, on n'a quand même pas à craindre de  voir fondre sa calotte polaire, de façon significative, dans un avenir prévisible).

Tout se joue dans l'Hémisphère Nord où les glaciers sont beaucoup plus influencés par les courants océaniques et atmosphériques.

Cette dérive des continents nous a bien servi.  Cela nous tient à l'écart des conditions climatiques extrêmes.  Tant et aussi longtemps que les continents resteront relativement stables, les changements climatiques, quoique souvent importants (avec tous les bouleversements que cela comporte), devraient continuer à permettre la vie végétale, animale et humaine, évidemment.  Il faut espérer que ces changements climatiques ne seront pas trop rapides et qu'ils permettront,le cas échéant, aux migrations de s'effectuer.  Les périodes  glaciaires suivies des périodes interglaciaires semblent être bien installées et stabilisées en l'absence de phénomènes extraterrestres majeurs (chutes de météorites, explosions de supernovas, etc.). 


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