Vendredi 11 avril 2008
Éviter d'arroser pour nettoyer l'entrée d'auto, le patio et les trottoirs.  Un bon balai fera très bien le travail.

Il n'est pas utile d'arroser la pelouse plus qu'il ne le faut.  Leur besoin en eau n'est pas aussi élevé qu'on pourrait le croire.

Il n'est peut-être pas indispensable de posséder une piscine.  Si vous en avez une, recouvrez-la d'une toile solaire, ce qui vous permettra d'économiser au niveau du chauffage et de la consommation de chlore.  Si vous choisissez de chauffer l'eau de votre piscine, faites-le à l'aide d'une thermopompe.  Elle vous permettra d'économiser plus de 70 % d'énergie électrique.  Il n'est pas nécessaire que le système de filtration de la piscine fonctionne de façon continue.  L'utilisation d'une minuterie pourrait être rentable.

Utiliser un seau d'eau et une éponge pour laver son véhicule automoile.  Cette façon de procéder peut permettre d'économiser 200 à 300 litres d'eau.

Il faut donc, dans la mesure du possible, économiser l'eau potable, elle deviendra de plus en plus précieuse.  Cette restriction sera doublement bénéfique puisqu'elle entraîne également des économies sur l'énergie que le traitement chimique de l'eau avant qu'elle ne nous parvienne ainsi que le traitement final avant son retour à la nature nécessitent.  N'oublions pas que l'énergie consommée lors de ces traitements contribue à l'émission de gaz à effet de serre.

Essayons de faire en sorte de consommer le moins possible d'eau.  Par la  même occasion, nous économiserons de l'argent.  Il est à noter que seul 1 % de l'eau que nous consommons est bue.

Par Denis Laforme
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Vendredi 11 avril 2008

---- Bien isoler sa résidence (portes, fenêtres, murs, entre-toît, prises de courant, appareils de climatisation ou de ventilation, entrées des cables et tuyaux...)

---- Munir le système de chauffage au bois d'une prise d'air extérieure convenable, sinon il consommera l'air chaud de la résidence. Utiliser un système à combustion lente permet une réduction importante des pertes de chaleur.

---- Valoriser l'utilisation du bois comme moyen de chauffage nous assure qu'il n'y a pas ou peu d'augmentation de G.E.S., à la condition que chaque arbre coupé soit remplacé.

---- Remplacer tous les poêles ordinaires par des poêles à combustion lente dont le rendement est au moins deux fois supérieur.  Mieux, le rendement est trois fois supérieur à celui d'un foyer ordinaire.

---- Baisser le thermostat la nuit ou lorsque vous êtes absents.  200C cosstitue une température idéale pendant le jour, 170C est bien suffisant pour la nuit et une température de 150C serait un bon choix quand il n'y a personne à la maison.

Le taux d'humidité doit être associé à la température extérieure :

---- à 100C,  le taux d'humidité est de 55%,
---- à 50C,  le taux d'humidité est de 50%,
---- à 00C,  le taux d'humidité est de 45%,
---- à -50C, le taux d'humidité est de 40%,
---- à -100C, le taux d'humidité est de 35%,
---- à -200C, le taux d'humidité est de 30%,
---- à -300C, le taux d'humidité est de 25%.

Si le taux d'humidité est très élevé, il faut privilégier l'aération des pièces plutôt que d'augmenter la température.  À cet effet, on peut utiliser les appareils qui permettent cet échange d'air avec l'extérieur (échangeur d'air ventilateur,hotte de cuisine...).

Afin d'éviter d'importantes pertes de chaleur par les fenêtres, il est conseillé de fermer les stores ou les rideaux la nuit, ce qui peut entraîner des économies d'énergie de près de 10 %.

Perte de chaleur dans les bâtiments :

---- 30 %, toitures;
---- 25 %, murs;
---- 20 %, air renouvelé;
---- 13 %, portes et fenêtres;
----   7 %, sol;
----   5 %, autres (ex :étanchéité).

Lorsqu'on veut aérer la maison, on procède pendant cinq minutes alors que le chauffage est coupé.  C'est bien suffisant por assurer un bon renouvellement de l'air ambiant.

Assurer un bon entretien du système de chauffage est toujours une solution gagnante et payante.

Quand vous devrez rajeunir votre système de chauffage au fuel ou au gaz naturel, optez pour un chauffage électrique ou encore mieux pour un chauffage à partir d'une thermopompe eau-air qui peut vous procurer des économies pouvant atteindre 75 % sur le chauffage et jusqu'à 50% sur la production d'eau chaude.

Surtout n'oubliez pas que le simple fait de baisser la température de 10C peut permettre d'économiser jusqu'à     10 % de la consommation énergie.  Utilisez des thermostats programmables.



Par Denis Laforme
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Jeudi 10 avril 2008

L'éclairage (5 % à 10 % de la consommation)

-----Remplacer les ampoules incandescentes (ordinaires) par des ampoules fluorescentes, ce qui représente des économies variant entre 70 % et 80 %.

-----Bien choisir les couleurs des murs et des plafonds.  Les couleurs pâles réfléchissent bien la lumière, ce qui permet d'économiser sur l'éclairage.

-----Installer un interrupteur par appareil d'éclairage permet de mieux contrôler la consommation d'énergie.

-----Éteindre la lumière lorsqu'on quitte une pièce de la maison.

-----Plutôt que de laisser l'éclairage allumé à l'extérieur de la maison, installer un détecteur de mouvement.

L'eau chaude (15 % à 20 % de la consommation)

-----Munir son chauffe-eau d'une couverture isolante.

-----Isoler les conduits d'eau chaude.

-----Choisir un chauffe-eau de bonne capacité.  Il est possible qu'un modèle de 180 litres (40 gallons) soit suffisant pour combler les besoins.

-----Régler le chauffe-eau à 550C ou 600C est généralement suffisant.  Dans bien des cas l'eau est trop chaude et vous devez la mélanger à de l'eau froide.

-----Faire la lessive à l'eau froide (sinon tiède) et choisir un appareil fonctionnant à débit d'eau réduit.

-----N'utiliser le lave-vaisselle que lorsqu'il est rempli.  Le prélavage n'est généralement pas obligatoire.

-----En se lavant ou en se rasant, on ne laisse pas couler l'eau du robinet.

-----Privilégier l'utilisation de robinets à faible débit partout où il y a consommation d'eau chaude dans l'habitation.

-----Utiliser une pomme de douche à faible débit et fermer le robinet lors du savonnage peut générer d'importantes économies d'eau chaude (jusqu'à 20 %).

-----Réparer les robinets qui fuient.

Par Denis Laforme
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Jeudi 10 avril 2008
Il existe une multitude de moyens directs et indirects pour diminuer nos émissions de G.E.S. dans l'atmosphère.  Le plus évident reste la diminution de notre consommation d'énergie.  Les moyens directs sont ceux qui nous permettent une diminution de la consommation des combustibles fossiles.  Si c'est impossible sur le court terme, il faut tendre à aller du plus vers le moins dommageable.  C'est ainsi qu'il faut passer du charbon vers le pétrole ou du pétrole vers le gaz naturel.  Ils sont dans cet ordre de moins en moins générateurs de G.E.S..  Les moyens indirects sont ceux qui n'impliquent pas les énergies provenant des combustibles fossiles, mais qui permettent des économies d'énergie renouvelable (hydroélectricité, géothermie,  éolien, solaire ou provenant de la biomasse...).  Ces économies d'énergie pourraient permettre d'en acheminer l'excédent aux consommateurs qui devaient auparavant l'obtenir à partir des combustibles fossiles.  Ils réduiraient ainsi leur consommation en charbon, pétrole ou gaz naturel.

L'efficacité énergétique devrait être augmentée dans tous les domaines de la production d'énergie.  On devra donc orienter nos efforts vers une augmentation du rendement des techniques existantes ou encore mettre au point des nouvelles techniques de production d'énergie à rendement élevé.  Par exemple, la production d'énergie en cogénération devrait être davantage exploitée.  En effet, certaines technologies qui permettent de combiner la production d'électricité et de chaleur peuvent permettre des taux d'efficacité dépassant 85 %.  Plusieurs avenues s'offrent à nous surtout du côté des énergies renouvelables.  Cependant, il ne faudrait pas aller jusqu'à utiliser le nucléaire pour remplacer les combustibles fossiles.  Le risque est trop élevé, il n'existe pas de moyens complètement sécuritaire de stocker les déchets radioactifs produits par les centrales nucléaires.

----------Essayons de voir quels sont les moyens qu'il est possible de prendre pour nous permettre de diminuer nos émissions de G.E.S..  Nous allons en énoncer un certain nombre en essayant de couvrir un maximum de secteurs d'activités.

----------Lutter contre l'effet de serre ça se fait au quotidien et ça commence à la maison.  Individuellement, on peut poser une multitude de petits gestes qui semblent sans importance, mais collectivement ils deviennent très signifiants.
Par Denis Laforme
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Mardi 8 avril 2008
Barrage de Gibraltar

La construction d'un barrage pour bloquer la Méditerranée, près de Gibraltar, permettrait de contrôler le débit d'eau à cet endroit.  cette immense mer intérieure déverse des eaux denses (parce que très salées) dans l'Atlantique.  Elles plongent en profondeur et perturbent les courants océaniques, ce qui influence le climat.  Le fait de pouvoir contrôler le débit de l'eau sortant de la Méditerranée pourrait être bénéfique pour le climat de l'Europe.

Le barrage exploiterait l'énergie marémotrice et serait également surmonté d'un nombre impressionnant d'éoliennes.  Comme quatrième fonction, le barrage pourrait jouer le rôle d'un pont permettant la circulation des véhicules entre l'Europe et l'Afrique, ce qui constituerait une réalisation colossale.

On pourrait ajouter d'autres fonctions à cette super-structure.  Par exemple, les éoliennes surmontant le barrage pourraient, là aussi, supporter une ligne de transport d'électricité à haute tension afin de permettre l'acheminement d'énergie électrique vers l'Afrique.

En résumé, les énergies renouvelables proviennent de l'eau, du vent, du soleil, du sol, de la biomasse...  Elles sont abondantes et inépuisables.  Cependant, elles ne sont pas toujours régulières, et pas davantage faciles à exploiter.  Elles engendrent souvent des coûts de production élevés.  C'est pourquoi il faut que nous soyons économes dans nos habitudes de consommation.  Qu'est-ce qui nous empêche de devenir un des plus grands pourvoyeurs en énergies renouvelables de la planète?

Mondialement, la consommation d'énergie est responsable de 70 % des émissions de gaz à effet de serre (actuellement entre 25 et 30 milliards de tonnes par année).  On prévoit que cette consommation augmentera de 60 % d'ici 2020.

                                                Répartition des dépenses d'énergie primaires.
                                                (source : Agence internationale de l'énergie)

                                                ---Pétrole, 40 %;
                                                ---Charbon, 26 %;
                                                ---Gaz naturel, 22 %;
                                                ---Nucléaire, 7 %;
                                                ---Hydroélectrique, 3 %;
                                                ---Atres énergies renouvelables, 2 %.

La production d'énergie à partir des combustibles fossiles représente près de 90 % de la consommation mondiale d'énergie primaire et environ 40 % de la production d'électricité mondiale.

Il y aura beaucoup de changements à faire avant qu'il ne soit possible de parler d'énergie durable.  Acuellement, la production mondiale d'électricité à partir des énergies renouvelables est de 5 % (hydroélectricité, 3 %; autres énergies renouvelables, 2 %.  Afin de réduire, de façon significative, les émissions de gaz à effet de serre, il faudrait tendre vers une production de 35 % à 40 % de l'électricité à partir des énergies renouvelables.

                                                                
Par Denis Laforme
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Mardi 8 avril 2008
Fermeture de la Baie d'Hudson

Il est déjà prédit que, suite au réchauffement climatique, le débit du Fleuve Saint-Laurent sera considérablement diminué.  En plus d'occasionner des problèmes dans le secteur du transport fluvial, il faut s'attendre à une diminution de la qualité de l'eau provenant des Grands Lacs.  Or, la plus grande partie de la population du Québec s'alimente en eau potable dans le Fleuve Saint-Laurent, ce qui rendra la situation problématique.

De plus, il y a fort à parier que, suite au réchauffement climatique, certaines régions des États-Unis seront tentées de puiser davantage dans les réserves d'eau des Grands Lacs.  La baisse du niveau des eaux dans le réseau hydrographique du Mississippi pourrait les inciter à dériver un plus grand volume d'eau du Lac Michigan.  L'élévation prochaine du niveau des océans pourrait inciter l'état de New-York à dériver les eaux du Lac Ontario.  Tout  cela ne constituerait évidemment pas une bonne nouvelle pour le Québec.

Quoi qu'il en soit, on sait que l'eau potable sera bientôt une denrée rare sur la planète.  Il faudra une fois de plus, faire appel au génie canadien et agir rapidement pendant que nous en avons encore le temps.  Cependant, il ne faudrait pas trop tarder.

Il s'agirait de créer le plus grand réservoir d'eau douce de la planète.  Après quelques années , sans apport d'eau maritime salée, l'eau du réservoir d'Hudson deviendrait potable et pourrait combler les besoins d'une grande partie de la population mondiale.  L'or noir cédera sa place à l'or bleu.  Après l'étude de faisabilité, il sera établi si il est plus rentable de bloquer la sortie des eaux de la Baie d'Hudson par un barrage entre le nord-est de la Baie d'Ungava et la Terre de Baffin, plus un plus petit barrage au nord de la Péninsule de Melville; ou plus  bas entre Ivujik et l'Île Southampton en passant par l'Île Nottingham, plus un petit barrage au nord de l'Île Southampton (un doute subsiste au sujet de la composition des fonds marins dans cette deuxième option).

Le projet semble ambitieux, voire irréalisable, mais aux grands maux les grands remèdes.  Ces barrages permettraient d'exploiter les marées et pourraient également constituer la base d'autant d'éoliennes qu'il est possible d'y installer.  Dans le cas où on choisirait de fermer la Baie d'Hudsan au nord-est de la Baie d'Ungava, on pourrait en même temps procéder à l'exploitation hydroélectrique de la Rivière George et de la Rivière à la Baleine.

Toute cette énergie électrique serait acheminée vers le sud, via une ligne de transport à haute tension qui serait d'autant plus justifiée.  On pourrait apporter une autre innovation.  Sur cette ligne, on pourrait remplacer les pylônes par autant d'éoliennes qui, elles-mêmes, supporteraient les câbles tout en produisant de l'énergie.  C'est audacieux, mais Québec sait faire.

Les États-Unis seraient preneurs pour cette énergie.  Ils sont contestés pour ne pas avoir endossé le Protocole de Kyoto, la pression est croissante. Ils ne pourront pas refuser cette énergie renouvelable en remplacement de l'énergie qu'ils produisent à partir des combustibles fossiles (surtout le charbon).

Les bénifices de la fermeture de la Baie d'Hudson ne résident pas seulement au niveau de la production d'électricité ou au niveau de la création d'un immense réservoir d'eau éventuellement douce.  Le fait de bloquer la sortie de la Baie d'Hudson permettrait de contrôler l'apport en eau douce vers l'Atlantique-Nord et ainsi d'empêcher, en partie, le ralentissement du Gulf Stream.


Par Denis Laforme
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Mardi 8 avril 2008
De grands projets, que vous auriez peut-être raison de qualifier d'utopiques, auraient avantage à être réalisés dans le but de :

--- créer un immense réservoir d'eau potable,

--- ou d'élever sensiblement la température moyenne annuelle de certaines régions,

--- ou de diminuer à certains endroits stratégiques l'apport d'eau douce ou d'eau très salées (selon le cas) qui provoque des modifications dans les courants océaniques.

Barrage entre le Québec et Terre-Neuve-Labrador

La construction d'un barrage entre ces deux provinces, à la hauteur de Blanc Sablon, ou un peu plus au nord, aurait pour effet d'empêcher l'arrivée des eaux froides dans le Golfe Saint-Laurent.  Cette réalisation permettrait d'élever la température moyenne annuelle de 1 0C ou de quelques degrés Celsius dans les régions arrosées par ces eaux provenant de l'Atlantique-Nord, ce qui permettrait des économies d'énergie considérables pour l'est du Québec, l'ouest de Terre-Neuve, l'Île-du-Prince-Edouard, le nord du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

Cette élévation de température pourrait présenter d'autres avantages appréciables.  On sait que le réchauffement climatique entrainera non seulement une augmentation des précipitations en été (5 % à 10 %), mais également une augmentation des précipitations en hiver (10 % à 20 %).  Or, il est à prévoir qu'en hiver, il y aura une augmentation des précipitations sous forme de verglas comme en 1998.  Alors, une augmentation supplémentaire de quelques degrés Celsius en hiver pourrait permettre d'éviter, à tout le moins en partie,ces épisodes catastrophiques de verglas.  Sans compter qu'une élévation du niveau des réservoirs d'Hydro-Québec constitue un bénéfice appréciable. 

Ce barrage exploiterait l'énergie marémotrice, ce qui générerait une quantité importante d'énergie électrique.  De plus, il pourrait être surmonté d'une multitude d'éoliennes qui contribueraient à assurer la rentabilité du projet.  Ce barrage pourrait également jouer le rôle de pont et ainsi permettre le passage des véhicules, entre les deux provinces concernées.  Les éoliennes surmontant le barrage pourraient supporter une ligne de transport d'électricité à haute tension, ce qui permettrait d'acheminer l'énergie électrique vers Terre-Neuve
Par Denis Laforme
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Jeudi 3 avril 2008
Le terme "biomasse" est utilisé pour désigner toute la matière vivante.  Maitenant, la biomasse désigne plus spécifiquement l'ensemble des végétaux desquels on peut générer de l'énergie.  Ainsi, la nature nous fournit une autre source inépuisable d'énergie renouvelable.


Le bois est une importante source d'énergie renouvelable.  Rappelons que la combustion du bois n'amène pas de rejet de CO2 supérieur à ce que l'arbre a retiré de l'atmosphère lors de sa croissance.  De plus, les poêles à combustion lente obtiennent maintenant des rendements énergétiques de l'ordre de 90 %.  L'utilisation de 4 mètres cubes de bois de chauffage permet d'éviter l'émission de 2,5 tonnes de CO2 (si l'arbre coupé est remplacé).


À partir de la biomasse, on peut fabriquer de l'éthanol et le mélanger à l'essence.  En plus, de réduire d'au moins 10 % les besoins en essence, il remplace efficacement et avantageusement d'autres constituants cancérigènes de l'essence.  En effet, étant donné que l'éthanol a un indice supérier d'octane, il peut remplacer des produits nocifs qu'on retrouve dans l'essence (benzène, toluène, xylène, butadiène).  Mélangé à 10 % avec l'essence, il peut être utilisé dans tous les moteurs d'automobiles sans qu'aucune modification ne soit nécessaire.  Cela amène une réduction de 25 % à 30 % des émissions de monoxyde de carbone (CO) et une réduction de 10 % des émissions de dioxyde de carbone (CO2).  Il est produit à partir du blé, du maïs, de la betterave et de la canne à sucre.  On travaille également à la mise au point de nouveaux procédés qui produisent de l'éthanol à partir des résidus de bois et des résidus agricoles.


L'éthanol est également utilisé pour fabriquer un ester, ethyl-tertio-butyl-éther ou ETBE.  Il est obtenu par la réaction entre l'éthanol et l'isobutène.  Il est produit en France (75 000  tonnes par année).  Il est utilisé comme additif (5 %) à l'essence en remplacement du plomb.


Une autre catégorie de biocarburants à laquelle on prévoit un avenir florissant est constituée des biodiesels.  Les oléagineux constituent la matière première des biodiesels.  Ils proviennent des graines de colza, de tournesol, de soja, de canola, etc..  On peut utiliser directement les huiles qu'on obtient, simplement en transformant les graines oléagineuses par un procédé sous pression puis par filtration.  Elles sont généralement utilisées dans un mélange avec le fuel.


On peut également faire réagir l'huile de colza avec du méthanol.  On obtient ainsi du diester et de la glycérine.

          Huile  +  méthanol  -->  diester  +  glycérine
           100g +       10g        -->    100g   +    10g


Ce diester est nommé biodiesel.  On le mélange au fuel à 5 % pour les automobiles et à 30 % pour le transport en commun.  Sa fabrication est réalisée à l'échelle industrielle en France dans des usines qui en produisent plus de 200 000 tonnes par année.


Globalement, l'exploitaion de la biomasse, de façon à en extraire un maximum d'énergie, doit inclure :

---Le bois

---Les cultures agricoles

---La tourbe

---Le recyclage des déchets agricoles et ménagers

---Les biogaz :

          *fermentation des décharges

          *ordures ménagères (méthanisation)

          *déchets et résidus :  - agriculture
                                                  - syviculture
                                                  - industrie
                                                  - traitement des eaux.


LES HUILES VÉGÉTALES RECYCLÉES

On doit souligner une belle initiative en matière d'exploitation d'énergie renouvelable.  Il s'agit de la production de biodiesel dans une usine située à Pontejos (région cantabrique) en Espagne.  La beauté du projet c'est qu'en plus d'exploiter la biomasse dans son procédé industriel, l'entreprise utilise également jusqu'à 20 % d'huile de friture. 


Le biodiesel obtenu est un combustible reouvelable.  Il est moins polluant que le diesel et en plus il est biodégradable à 98 % en 21 jours.  Il est obtenu à partir :

                           ---d'huiles végétales, 60 %;

                           ---d'huiles végétales recyclées, 20 %;

                          ---de méthanol, 20 %.


On peut également incorporer quelques autres substances recyclables au mélange.  Il sera utilisé avec le diesel ou en remplacement de celui-ci.  Ce combustible sera commercialisé au même prix que le diesel conventionnel et pourra être utilisé sans que le moteur ne soit aucunement modifié.


L'installation qui devait être opérationnelle à partir de l'été 2005 serait la plus grande dans le genre en Europe et aurait une capacité de production de 150 000 tonnes métriques par année.
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Mardi 1 avril 2008
L'énergie solaire que reçoit la Terre à chaque jour est tellement importante que, si on pouvait la capter dans sa totalité, elle serait suffisante pour subvenir aux besoins énergétiques de l'humanité entière pendant  plus de 25 ans.  Cette énergie n'est pas facile à piéger, mais il y a quand même un certain nombre de moyens de le faire.  La première technique est le solaire thermique.  Elle consiste à transformer les radiations solaires en énergie thermique par le chauffage d'un liquide ou d'un gaz.  Cette énergie servira par la suite au chauffage de l'eau ou des locaux.  L'autre technique est le solaire photovoltaïque.  Il utilise la capacité des semi-conducteurs à transformer la lumière en électricité.  Le rendement de cette technique est cepedant trois fois moins important que celui du thermique.  Il permet quand même des applications beaucoup plus larges (petits appareils, systèmes de télécommunication, habitations en régions éloignées, surveillance et contrôle à distance, phares et balises de navigaiton, calculatrices de poche,...).


Au Canada, la Garde côtière utilise l'énergie photovoltaïque pour le fonctionnement de 7 000 bouées qui servent à la navigation.  Globalement., au pays, une centaine de systèmes photovoltaïqes, représentant une puissance de 315 kW, sont reliés au réseau électrique.  En 2001, la puissance installée des systèmes électriques solaires était de 8,1 MW pour une production annuelle d'énergie électrique de 7,25 GWh.


Un moyen fréquemment utilisé pour tranformer l'énergie solaire en énergie thermique est l'utilisation d'un chauffe-eau solaire.  Il s'agit d'n dispositif qui permet d'obtenir de l'eau chaude à partir de l'énergie solaire.  Ce sont, en fait, des capteurs solaires.  Il en existe trois types différents.  Les capteurs solaires ne sont pas des systèmes photovoltaïques.


Le capteur simplifié :

Le capteur simplifié est un simple tube noir (matière synthétique) posé par terre ou sur un toit.  Le liquide contenu dans le tube se réchauffe (environ 10 0C de plus que la température ambiante) pour un coût relativement faible, ce qui le rend adapté au chauffage de l'eau des piscines.  Dépendant de l'ensoleillement, donc du climat de l'endroit où ils sont utilisés, les capteurs (tubes noirs) doivent couvrir l'équivalent de 20 % à 60 % de la surface de la piscine.  Le fait de disposer d'un toit caché ou d'un grand terrain permet donc d'améliorer l'esthétisme de l'endroit où le système est installé.  Le tout permet de prolonger le temps d'utilisation de la piscine.

Le capteur plan :

Un autre type de capteurs solaires est le capteur plan.  Il est le mieux adapté à la production d'eau chaude sanitaire.  Il s'agit d'un coffre isolé recouvert, à l'intérieur, d'une feuille métallique noire qui absorbe l'énergie solaire.  Des tuyaux, dans lesquels cirucule de l'eau, sont en contact avec cette surface noire.  Ils véhiculent la chaleur reçue du soleil.  Ce système permet une élévation de la température de l'eau d'environ 70 0C.

Le capteur sous vide :

Le dernier est le capteur sous vide qui permet une élévation de plus de 100 0C par rapport à la température ambiante.  Il est constitué d'un ensemble de tubes de verre sous vide contenant un absorbeur, préalablement traité, qui capte l'énergie solaire.


Il faut mentionner un autre type de transformation d'énergie solaire en énergie électrique, parce qu'il est particulièrement intéressant et prometteur.  Il s'agit de la Tour solaire.  Le projet est à l'étude en Australie.  Il est prévu pour 2010, et sa hauteur serait de 1 000 mètres.  En terme de production d'énergie renouvelable, il s'agit d'un des projets les plus ambitieux de la planète.  Tout en étant infiniment plus sûr qu'un réacteur nucléaire, il fournit néanmoins la même quantité d'énergie (petit réacteur).


Cette Tour solaire serait comme une cheminée (creuse en son centre) et sa hauteur serait presque deux fois celle de la tour du CN (553 mètres).  À sa base, une immense serre de 7 km de diamètre réchaufferait (par effet de serre) l'air jusqu'à   70 0C.  L'air chaud, étant plus léger que l'air froid, monterait dans la tour à la vitesse de plus de 50 km/h et ferait tourner 32 turbines.


La tour aurait une puissance de 200 mégawatts, ce qui est suffisant pour fournir en électricité près de 200 000 logements.  Elle serait opérationnelle 24 heures su 24, puisque le sol emmagasine de la chaleur le jour pour la remettre la nuit.  Ce serait un projet peu coûteux, la technoogie est simple et la source d'énergie est éternellement revouvelable.  On pourrait réduire les coüts en louant l'immense serre de la base à des agriculteurs et également en invitant des touristes à visiter la tour.  Le coût des installations est estimé à environ 500 000 000$.


Il y a donc un intérêt croissant en ce qui concerne l'exploitation de l'énergie solaire pour remplacer les combustibles fossiles, notamment dans les secteurs suivants :

--- production d'eau chaude
---alimentation de réseaux de chaleur
---chauffage des locaux et des piscines
---production d'électricité à partir des cellules photovoltaïques.


Par rapport aux énergies classiques (selon :Ressources naturelles Canada) l'énergie solaire possède les avantages suivants :

---Après avoir recouvré les coûts initiaux, l'énergie émanant du Soleil est pratiquement gratuite.
---Selon la façon dont l'énergie est utilisée, les périodes de récupration peuvent être très courtes lorsqu'on
    les compare au coût des sources d'énergie généralement utilisées.
---Les systèmes héliotechniques et les autres systèmes d'énergie renouvelable peuvent être autonomes.  Il  
    n'est pas nécessaire de les relier à un réseau électrique ou de gaz naturel.
---Le soleil fournit une alimentation quasi illimitée en énergie solaire.
---Quand l'utilisation de l'énergie solaire supplantera l'énergie classique, cela permettra de diminuer de façon
    significative les émissions de gaz à effet de serre là où il y a peu d'hydroélectricité.
---L'utilisation de l'énergie solaire représente un marché peu exploité.


 
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Mardi 1 avril 2008

Les ressources mondiales, accessibles en ce domaine, sont de l'ordre de plus de 50 000 TWh par an.  C'est quatre fois la consommation totale d'électricité au niveau mondial.  Au Canada, l'énergie éolienne offrirait un potentiel frôlant les 500 TWh par année, ce qui représente trois fois l'énergie hydroélectrique produite annuellement au Québec.


En plus de fournir de l'énergie électrique, l'énergie éolienne peut aussi fournir de l'énergie mécanique qui sert à faire fonctionner des pompes à eau, par exemple.  De petites éoliennes sont également utilisées pour alimenter en électricité certaines résidences situées en régions éloignées.


En Europe, l'énergie éolienne est principalement exploitée par l'Allemagne, l'Espagne et le Danemark qui possèdent respectivement des puissances installées de plus de 15,0 GW, 7,0 GW et 4,0 GW.  Dans ce domaine, le Royaume-Uni et la France sont en développement avec des puissances installées respectives de plus de 650 MW et 250 MW.


Une éolienne de 1 MW de puissance peut subvenir aux besoins en énergie électrique d'environ 100 personnes dans ces régions.


Un bel exemple de réussite dans ce domaine est le parc éolien de Al Koudia Al Baïda au Maroc.  Il est situé à 30 kilomètres à l'est de Tanger et s'étend sur une distance de 8 kilomètres.  Il exploite un vent est-ouest (le chergui) qui souffle de la Méditerranée vers l'Atlantique  à une vitesse variant entre 33 km/h et 36 km/h durant la moitié de l'année (à pleine capacité pendant plus de 4 000 heures par année).  Le potentiel éolien est exceptionnel à cet endroit.  Ce parc éolien est constitué de 84 éoliennes, ayant chacune une puissance de 60 kW , pour une production annuelle de 200 GWh, ce qui est suffisant pour répondre aux besoins de 400 000 habitants.  Ces installations permettent, chaque année, d'éviter un rejet de 140 000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère.

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