Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 19:28

Il est vrai que le Québec dispose, plus que quiconque, des atouts permettant l'implantation de cette filière. Pour la plupart des autres pays, le principal obstacle serait d'alimenter ces véhicules en électricité provenant des énergies renouvelables. Nous avons l'hydroélectricité, l'éolien ainsi que les réseaux de transport pour cette énergie. Cependant, il ne faut pas mettre la charrue devant les boeufs. Afin de réussir l'adoption de la voiture 100% électrique, il faudra s'équiper d'un réseau de distribution, de bornes pour la recharge ainsi que de réseaux d'entretien, de recharges ou d'échanges et de recyclage de ces piles Li-ion (lithium-ion). Il faut aussi mentionner le fait que les subventions, qu'offre le Gouvernement, sont intéressantes au début du processus d'implantation, au moment ou il n'y aura encore que peu de véhicules électriques d'offerts et au moment ou le réseau de recharge ne sera qu'au début de son implantation. Tout cela signifie qu'il y aura très peu d'acheteurs. Et, quelques années plus tard, lorsque les québécois seront prêts à faire le saut; les subventions cesseront. Malheureusement, le Gouvernement du Québec a déjà annoncé que le programme ne serait en vigueur que pendant quelques années. C'est ce que j'appelle une opération séduction : ce n'est pas suffisamment solide...super risque d'avortement. Pourtant l'occasion était belle.

Par Denis sur les changements climatiques.
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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 01:12

Il est bien possible que le phytoplancton nous permette d'éviter, momentanément, cette sixième extinction...annoncée...de la vie sur la planète Terre. En effet, cette algue microscopique constitue la base de la chaîne alimentaire de la vie marine. Sans phytoplancton, aucune vie n'est possible dans nos immenses étendues d'eau. Or, l'augmentation de la température de l'eau des océans ( réchauffement climatique) combinée à l'augmentation de la concentration de CO2 dans l'atmosphère terrestre pourraient constituer la recette miracle pour lutter contre le réchauffement climatique. De plus, cet apport de nourriture aquatique pourrait entrainer une importante augmentation des produits de la pêche. On ne sait pas quelles surprises la nature pourrait nous réserver. Il faudrait quand même lui donner un petit coup de pouce et ne pas compter que sur elle. La planète a moins besoin de nous que nous avons besoin d'elle. Elle se débrouillerait très bien sans nous. L'homme n'est-il pas le pire des prédateurs?

Par Denis sur les changements climatiques.
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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 17:11

Certains scientifiques se proposent d'injecter, dans la stratosphère, des produits chimiques dans l'espoir de contrer le réchauffement climatique (en fait de ralentir ou d'annuler ses effets). Les substances chimiques les plus efficaces, qui pourraient permettre d'atteindre cet objectif, sont des produits sulfurés. Au final, on se retrouverait avec des gouttelettes d'acide sulfureux, H2SO3, et d'acide sulfurique, H2SO4, qui réfléchissent une certaine portion des rayons solaires vers l'espace. Mais, Il y aura forcément des précipitations de pluies acides qui adviendront suite à ce processus.C'est pour cette raison, qu'à partir de 1986 ( Protocole de Montréal), on a retiré les composés sulfurés des produits pétroliers utilisés dans nos véhicules. Alors, quoi de nouveau? Les mêmes processus impliquent les mêmes effets secondaires.

Par Denis sur les changements climatiques.
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Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 22:20

Qu'il s'agisse d'accidents, de séismes ou d'erreurs humaines; le résultat est le même. J'ai toujours dit que le nucléaire n'avait pas sa place, il n'y a pas de raisons valables pour qu'il soit inclus dans les choix énergétiques de quelque pays que ce soit. 443 réacteurs nucléaires aujourd'hui, quelques dizaines de plus sous peu et quelques centaines avant la fin de ce siècle : c'est ce qui était prévu; mais, j'espère que les récents évènements vont changer la donne. Pas certain : le lobby du nucléaire est suffisamment fort et influent pour nous faire oublier Fukushima. Il est fort probable que, dans moins de 10 ans, on constatera la "relance du nucléaire".                                                                                                                                            Quoiqu'on en dise, il n'y a qu'une solution d'envisageable pour l'avenir si on ne veut pas revivre de tels évènements. Il faudra mettre l'accent sur les énergies renouvelables et cesser de dire qu'il sera impossible d'y arriver.                                                 Il faudra le faire en parallèle avec un contrôle de l'augmentation de la population mondiale, l'implantation des mesures d'économies d'énergie ainsi qu'une diminution importante de la consommation de combustibles fossiles. C'est comme celà qu'il faudra vivre dans un avenir très proche... sinon, les conditions de vie deviendront insoutenables pour la majorité de la population mondiale.    

Par Denis sur les changements climatiques.
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Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 22:08

J'espère que les pronucléaires vont devenir un peu plus réalistes.Tous les évènements, qui se sont produits à Fukushima, étaient à prévoir. C'est le troisième du genre depuis celui de Three Mile Island en 1979 et Tchernobyl en 1986. C'est trop...beaucoup trop, un seul serait déjà trop.

Par Denis sur les changements climatiques.
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Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 00:21

Je voudrais que vous compreniez bien le comportement de la majorité des scientifiques. Je suis chimiste et je constate que souvent on leur demande d'avoir le dos large. prenons, pour exemple, les scientifiques du Groupe Intergouvernemental de recherche en Évolution Climatique (GIEC). En général, ils ne veulent pas trop se compromettre et c'est bien compréhensible. Individuellement, chacun est convaincu que les changements climatiques, issus du réchauffement de la planète, pouvaient être pires que ce qu'on pouvait se permettre d'endosser. Aucun scientifique (ou presque) ne peut se permettre de jouer sa crédibilité; chacun reste prudent et, même dans le cas ou il voit un danger supérieur, il n'osera pas dépasser la limite inférieure de ce que la situation peut lui permettre (on doit, dans le doute, conserver un minimum de crédibilité). La prudence étant la mère de toutes les vertus, donc de la survie; chacun doit, prioritairement, penser à conserver son gagne pain. Qui pourrait leur en tenir rigueur? Celà étant dit, quand l'incertitude persiste, comment agir autrement? L'auriez vous fait?  

Par Denis sur les changements climatiques.
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Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 23:49

Aussi incroyable que celà puisse paraître, lorsqu'au Protocole de Montréal en 1987 on s'est entendu au sujet de la réduction des émissions du dioxyde de soufre, SO2, provenant principalement de la combustion des combustibles fossiles, on a ainsi causé (par ricochet) une partie du réchauffement climatique. En fait, on a stoppé le refroidissement climatique que causaient ces molécules de SO2. En réduisant les émissions de ce gaz, on a diminué la formation des aérosols sulfatés et, par le fait même, l'effet de refroidissement engendré par ces aérosols s'est retrouvé d'autant diminué (ces aérosols sulfatés sont finalement des poussières qui réfléchissent les rayons solaires vers l'espace). L'effet a été similaire à celui d'un volcan qui aurait cessé de cracher ses débris. Les volcans en activité, à cause des poussières, de la suie et du dioxyde de soufre qu'ils émettent, causent un refroidissement climatique.

 

On connaît mal l'impact des GES sur les changements climatiques. Donc, en pensant régler un problème, on en a créé un autre. Au final, on a réussi a diminuer l'impact des pluies acides, mais globalement on se retrouve avec une diminution du refroidissement qu'entrainaient les aérosols sulfatés. On est en plein tatonnement, et pourtant on prend des décisions qui pourraient entrainer des conséquences néfastes pour l'humanité. Les scientifiques ne respectent pas toujours l'une des premières notions qui leur a été apprise lorsqu'on les a initié aux sciences de la nature : la méthode scientifique.

 

Note : il faut comprendre les scientifiques (prochain article).

Par Denis sur les changements climatiques.
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Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 18:11

Nous sommes à la croisée des chemins : nous devons diminuer considérablement nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Nous risquons un emballement, un effet de seuil ou un point de rupture. Une fois atteint, ce point de non-retour nous fera basculer, climatiquement parlant. À partir de là (et même avant) les changements climatiques seront très importants dans certains pays et insupportables dans d'autres.

 

Les experts en évolution climatique limitent à 20C (degrés Celsius) l'augmentation moyenne de la température au niveau de la planète à partir de la décennie 1970-1980. C'est à ce moment qu'on a constaté qu'elle se réchauffait de façon significative. Depuis, on observe une augmentation moyenne de température de 0,20C par décennie. On a donc déjà subi 0,80C d'augmentation de température. De plus le réchauffement risque de s'accentuer, ce qui pourrait nous amener au point de bascule vers 2040. Afin de s'assurer que ce scénario ne soit pas noirci, il faudra éviter de dépasser 450 ppm (parties par million) de GES dans l'atmosphère d'ici à 2040.

 

La concentration de dioxyde de carbone, CO , est environ de 388 ppm. Or, ce GES n'est pas seul dans l'atmosphère terrestre;

il faut également tenir compte de quelques autres gaz à effet de serre qui ont un impact important sur le réchauffement global. Par exemple, une molécule de méthane, CH4 , a un effet sur le réchauffement de la planète qui est 23 fois plus important que celui du CO2 . L'effet sur le réchauffement est encore plus important quand il s'agit des oxydes d'azote, NOx . En tenant compte de tous les GES ainsi que du fait que, même si certains ont un indice de réchauffement global élevé, ils sont souvent présents en faible concentration dans l'atmosphère terrestre; on doit, au final, conclure que la concentration totale de GES en équivalent CO2 dépasse déjà 400 ppm. Il est temps d'agir.

Par Denis sur les changements climatiques.
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 19:09

Un article publié dans ``Le Devoir.com`` par Louis-Gilles Francoeur nous informait sur le fait que quelques centaines de citoyens de tous horizons assistaient au lancement d'un mouvement de prise en charge locale de la gestion de l'énergie. Ce groupe serait radicalement opposé aux mégaprojets hydroélectriques du Québec.

Ce mouvement se nomme - MCN21 - ce qui signifie : Maîtres chez nous au 21e siècle. Les membres de ce mouvement pensent que les grands projets énergétiques ( surtout hydroélectriques)  du Québec pourraient être dommageables pour l'environnement et l'économie.  Je crois sincèrement qu'ils sont dans l'erreur lorsqu'ils proposent de ne développer que l'éolien, le photovoltaïque et la géothermie.

En ce qui me concerne, je favorise le développement maximal des énergies vertes. Il faut exploiter l'éolien,le photovoltaïque, la biomasse et l'hydroélectricité. Les grands projets resteront essentiels à l'économie du Québec. Nous avons besoin de cette production hydroélectrique pour l'exportation. Qui de mieux placé que le Québec pour fournir de l'énergie aux U.S.A. et ainsi de leur permettre de réduire la production d'électricité à partir des combustibles fossiles. Idem du côté de l'Ontario : avec un peu d'exportation de ce côté, peut-être pourrait-on leur éviter la construction de quelques centrales nucléaires ou thermiques.

Je n'ai pas oublié la géothermie : ce n'est pas de cette façon que je vois l'exploitation de l'énergie emmagasinée dans l'eau.  C'est très coûteux, donc moins accessible pour une bonne portion de la population.  Je suggère plutôt qu'on aille chercher l'énergie directement dans nos étendues d'eau ( fleuve, lacs, rivières ) où, même en hiver, elle possède une température minimale de 4 0C.  Or, 1 mètre cube d'eau dont on abaisse la  température de 1 0C nous livre une énergie thermique de 1,2 kWh (on peut même l'abaisser de plus de 1 0C ).  C'est là que la thermopompe eau-eau nous prouve jusqu'à quel point elle peut être rentable.

Avec les thermopompes actuellement sur le marché, on peut atteindre des coefficients de performance de 3 ou 4 ( C.O.P. se situant entre 3 et 4 ).  Ce qui signifie qu'en investissant seulement 1 kWh d'énergie électrique dans la thermopompe on obtient 3 ou 4 kWh d'énergie thermique ( le tout dépendant de la température de l'eau ).

Cette énergie, utilisée dans nos résidences, permettrait des économies variant entre 60% et 70% sur la facture de chauffage et de production d'eau chaude.  Or, de l'eau il en passe jusqu'à 10 000 mètres cubes par seconde dans le Fleuve Saint Laurent.  Si on abaissait la température de toute cette eau ( seulement pour donner un ordre de grandeur ) de seulement 1 0C pendant toute l'année on pourrait en retirer 368 TWh, vous avez bien lu, ça veut dire 2 fois la production annuelle d'électricité par Hydro-Québec.  Évidemment, on ne peut pas exploiter toute cette eau.  Même si on n'extrayait la chaleur que de 1% de cette quantité d'eau, on en obtiendrait encore près de 4 TWh.  Pour fin de comparaison, 4 TWh c'est environ la production annuelle d'une centrale hydroélectrique comme Carillon ou encore la production annuelle d'une centrale thernique au charbon.

Finalement, ça signifie que 150 000 résidences équipées d'une thermopompe eau-eau qui permet d'économiser sur la facture de chauffage et de production d'eau chaude, permettent d'économiser autant d'électricité que peut en produire une centrale hydroélectrique ( Carillon : puissance de 752 MW ).  Je crois que c'est réalisable et, en prime, on refroidit nos étendues d'eau; ce qui n'est pas rien pour lutter contre le réchauffement climatique.  C'est dans cette direction qu'il faut aller.

Par Denis Laforme
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 21:24
J'aimerais apporter un correctif, plutôt une précision, au sujet de ce que j'ai écrit dans l'article qui précède. J'ai mentionné que l'énergie thermique qu'on pouvait retirer du débit d'eau de 10 000 mètres cubes par seconde que nous apporte le fleuve Saint-Laurent était de 368 TWh par année si on abaissait sa température de 1 degré Celsius. C'est effectivement le cas. Cependant, en relisant l'article, je crois avoir laissé entendre qu'on pouvait récupérer cette quantité d'énergie avec seulement 1% de ce débit. En fait , je me suis rendu compte que j'avais comprimé 2 phrases. Effectivement si nous n'exploitions que 1% de cette quantité d'eau, les gains en énergie thermique seraient 100 fois plus petits. On comprendra donc que 1% du débit correspond à 3,68 TWh, alors que la totalité du débit pourrait nous permettre de retirer annuellement 368 TWh d'énergie thermique. Je tenais à préciser pour éviter toute confusion. L'idée était de mentionner que, même avec seulement 1% de l'eau disponible, les gains énergétiques seraient encore très intéressants. Vous comprendrez que je veux m'assurer que l'information publiée soit exacte en autant que faire se peut. À l'avenir, je me relirai deux fois plutôt qu'une avant de publier.
Par Denis Laforme
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