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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 17:54

L'hypothèse qu'une vague de migrants qui aurait quitté le continent africain il y a 72 000 ans serait celle qui a donné naissance a tous les non-Africains du globe est, selon moi, la plus plausible. Donc, tous les habitants de la planète auraient une seule et même origine.

Cependant, cela n'élimine pas la possibilité qu'une première vague, il y a 120 000 ans, se soit répandue jusqu'en Asie et même en Australie. Par contre, ils auraient presque tous disparu à la suite de la formidable éruption du volcan Toba, qui se situe à Sumatra, il y a environ 74 000 ans. L'humanité se serait retrouvée avec environ 2 000 survivants résidant en Afrique (à 98% environ). Ce sont presque tous ces rescapés qui auraient migré, quelques milliers d'années après la catastrophe, qui est venue bien près d'éliminer l'humanité toute entière.

~~ Une seule vague de voyageurs venue d'Afrique à l'origine des populations actuelles La grande majorité des populations actuelles serait issue d'une vague unique de... (Image Google maps) Agrandir Image Google maps Ma Presse Ajouter à Ma Presse Ajouter Partage Partager par courriel Taille de police Imprimer la page Agence France-Presse Paris La grande majorité des populations actuelles serait issue d'une vague unique de migrants qui auraient quitté l'Afrique il y a environ 80 000 ans selon des études distinctes publiées mercredi dans la revue britannique Nature. Actuellement deux théories s'opposent au sein du monde scientifique. Selon la première, nos ancêtres ont quitté leur berceau africain en une seule grande vague migratoire, il y a environ 80 000 ans. Selon cette théorie, tous les non-Africains du globe ont une seule et même origine. Un autre scénario évoque des vagues multiples, avec une première migration il y a 120 000 années. Ces premiers hommes modernes à avoir voyagé hors d'Afrique auraient gagné le sud-est du continent asiatique et l'Australie. Une deuxième vague, plus tardive, aurait peuplé l'Eurasie continentale. Pour alimenter les conclusions de trois études publiées mercredi, l'ADN de près de 800 individus, reflétant la diversité humaine, a été séquencé. Pour la première, David Reich de la Harvard Medical School aux États-Unis et son équipe ont étudié le génome de 300 personnes appartenant à 142 populations différentes, dispersées aux quatre coins du monde. «Nous montrons que les autochtones australiens et néo-guinéens sont originaires de la même migration que les autres non-Africains du globe», précise l'étude. Conclusion similaire du côté de Eske Willerslev, chercheur de l'Université de Copenhague et ses collègues. Leurs analyses génétiques de 83 aborigènes australiens et de 25 habitants de Papouasie-Nouvelle-Guinée démontrent que toutes les populations sont issues d'une même vague de migrants qui auraient quitté l'Afrique il y a quelque 72 000 ans. Selon cette deuxième étude, les migrants se seraient séparés immédiatement après avoir quitté le continent africain, empruntant deux routes différentes. Une partie des explorateurs allant peupler l'Asie australe, l'autre l'Eurasie. La troisième étude apporte toutefois un petit bémol à cette théorie. Se basant sur des génomes déjà séquencés, enrichis de 379 nouveaux génomes européens, Luca Pagani, du Biocentre estonien, et ses collègues notent qu'au moins 2% du génome des habitants de la Nouvelle-Guinée reflète l'ascendance d'une population distincte qui aurait quitté l'Afrique il y a 120 000 ans, plus tôt que ceux qui ont peuplé l'Eurasie. Pour Serena Tucci et Joshua Akey de l'Université de Washington dont un commentaire est publié également dans Nature, les résultats des équipes d'Eske Willerslev et de David Reich sont compatibles avec l'existence de migrations antérieures à la grande migration, car ces premiers voyageurs ont génétiquement peu contribué aux populations contemporaines.

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 17:18

~~ Que deviennent les trous noirs supermassifs au cœur de deux galaxies en train de fusionner ? Une simulation numérique montre que la coalescence de ces astres compacts surviendrait plus tôt qu’on ne le pensait et qu'ils deviendraient une puissante source d’ondes gravitationnelles après seulement une dizaine de millions d’années. Une bonne nouvelle pour le futur détecteur spatial eLisa... Les collisions de galaxies dans l’univers Les collisions de galaxies ne sont pas rares dans l’univers. C’est même l’un des processus de croissance des galaxies. Ainsi, dans quelques milliards d’années, la Voie lactée entrera en collision avec celle d’Andromède. Cette vidéo provient du projet Du Big Bang au vivant, qui regroupe une dizaine de scientifiques. © Groupe ECP, www.dubigbangauvivant.com Les collisions de galaxies ne sont pas rares et peuvent même finir en une fusion, comme le montrent, par exemple, les images prises par le télescope spatial Hubble. Or, les galaxies contiennent en leur cœur un trou noir supermassif dont la masse est généralement comprise entre quelques millions et quelques milliards de masses solaires. Comme les autres univers-îles, notre Voie lactée en possède un. Ces trous noirs doivent sans doute croître de pair avec leur galaxie, par coalescence. Il existe en effet un lien entre la masse d'une galaxie et celle de son trou noir central, mais ce couplage est mal connu. Pour mieux le comprendre, une stratégie possible repose sur l'astronomie gravitationnelle dont l'ère vient de s'ouvrir avec la détection des fusions de trous noirs de masses stellaires par Ligo. Toutefois, bien que la fusion des trous noirs supermassifs soit une source puissante d'ondes gravitationnelles, la bande de longueurs d'onde idéale pour l'observation est inaccessible aux détecteurs terrestres, imposant des instruments dans l'espace, qui n'existent pas encore. C'est là l'objectif de l'Esa, l'Agence spatiale européenne, avec eLisa, qui devrait être lancé cours des années 2030. L'instrument devrait être en mesure de sonder presque tout l'univers observable délimité par notre horizon cosmologique. Mais combien de fusions eLisa pourra-t-il étudier ? Une partie de la réponse dépend du temps que mettent les trous noirs supermassifs pour se rapprocher une fois engagée la fusion de deux galaxies. Selon les travaux publiés sur arXiv par une équipe internationale de chercheurs, il suffirait de dix millions d'années environ. Cette durée, fournie par des simulations numériques, est bien plus courte que ce que l'on pensait jusqu'à présent. Cela semble de bon augure pour les observations que fera eLisa.  Les commentaires ne sont pas disponibles pour le moment. DERNIÈREMENT Sciences Exceptionnel : une météorite de 30 tonnes découverte en Argentine Sciences Le satellite Gaia nous offre la carte d'un milliard d'étoiles de la Voie lactée Sciences Voie lactée : un fossile témoigne de sa formation

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 16:14

~~Réchauffement climatique : «Comme un TGV lancé à pleine vitesse» Montée des eaux, hausse des températures, augmentation des émissions de gaz à effet de serre… Publié mardi, le rapport annuel sur l’état du climat, dirigé par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, dresse un sombre tableau de la planète en 2015. Martin Beniston, climatologue et professeur à l’université de Genève, analyse ce rapport accablant. Comment percevez-vous ce nouveau rapport ? Le réchauffement semble s’accélérer. Les années les plus chaudes se sont succédé à un rythme inquiétant. On parlait de 2014, maintenant c’est 2015. Les modèles climatiques n’étaient pas si loin de la vérité. Les engagements de la COP 21 vont-ils suffire ? Il faudrait une décennie de mise en œuvre musclée de ce qui a été négocié à Paris pour permettre de stabiliser la situation d’ici cinquante ans. Pour l’instant, on en est loin. L’économie va primer sur les bonnes paroles. Nous ne sommes pas habitués, dans nos sociétés hautement industrialisées et très axées sur l’immédiateté de l’économie, à prendre des décisions sur des échéances de plusieurs années. Et même si on stoppait dès demain nos émissions de carbone, l’inertie du système climatique est tel qu’il va continuer à se réchauffer. Le climat est encore en train de s’ajuster aux suppléments de carbone émis par nos sociétés depuis le milieu du XIXe siècle. C’est un peu comme un TGV lancé à pleine vitesse, il faut un certain temps pour qu’il s’arrête. Les sociétés doivent s’habituer à une longue phase de réchauffement. L’injuste, c’est que ce sont les pays les plus pauvres qui vont être les plus affectés.

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 01:02

Là, je vous donne une opinion très personnelle. Je crois que la Terre possède des mécanismes correcteurs lui permettant de rétablir son équilibre. Par contre, nous lui avons placé des batons dans les roues. À l'intérieur d'une période interglaciaire, la seule façon pour la planète de rétablir sa santé serait d'éliminer la cause du problème...soit l'humanité dans sa presque totalité. Cependant, si on se fie aux paramètres astronomiques de Milankovitch; la planète devrait entrer, sous peu, dans une période glaciaire. Or, si cette prévision s'avérait juste, il se pourrait bien que ce réchauffement climatique retarde de quelques dizaines de milliers d'années l'avènement de la prochaine glaciation. Tout cela pourrait entrainer l'une des deux issues suivantes : soit que le réchauffement climatique frappe tellement fort au cours des prochains siècles et qu'il permette à la tendance actuelle de se maintenir, soit que ce réchauffement co-existe avec l'éventuelle arrivée de la prochaine glaciation qui (comme toutes les glaciations passées) provoquerait forcément une diminution de la concentration des GES (CO2 inclus) et, ainsi, contrebalancerait les effets de ce réchauffement climatique. Malheureusement, nous ne serons pas là pour constater le dénouement.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 22:27

Ces trous noirs sont présents au centre de chacune des galaxies et ils finiront pas bouffer ces dernières. En augmentant ainsi le pouvoir d'attraction (gravité) de chacun d'eux, il ne leur restera qu'à se bouffer mutuellement et d'ainsi concentrer toute la matière de l'Univers dans un espace de plus en plus restreint. Vous me voyez venir, je suis un partisan de la théorie du Big Bang (explosion) suivi d'un Big Crunch (contraction). L'Univers qui se dirigerait vers une expansion irréversible est un non-sens. À mon avis, la seule logique possible serait celle d'un Univers sans début explicable et sans fin : Big Bang, Big Crunch...à l'infini; sinon, cette superbe "Création" n'aurait aucun sens. Je ne pourrais pas dire si un cycle complet d'un Big Bang suivi d'un Big Crunch dure 50 milliards d'années (il est déjà en expansion depuis près de 13,8 milliards d'années) ou 100 milliards d'années; mais il me semble que toute rupture de ce cycle serait illogique. Par contre, on ne connaîtra jamais les origines de ce processus...bien malin serait celui qui pourrait tenter une explication en ce qui concerne cette superbe Création.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 00:13

Heureusement pour nous, la NASA confirme qu'au niveau de la végétation le nord du Québec serait l'une des rares régions favorisées par le réchauffement climatique.

~~Accueil > Environnement > Le nord du Québec de plus en plus vert, observe la NASA Publié le 04 juin 2016 à 00h00 | Mis à jour le 04 juin 2016 à 00h00 Le nord du Québec de plus en plus vert, observe la NASA « Le verdissement le plus remarquable de la toundra... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE) Agrandir « Le verdissement le plus remarquable de la toundra est survenu dans le nord-est du Canada, particulièrement au Québec », affirme-t-on dans l'article publié dans la revue Remote Sensing of Environment. PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE Ma Presse Ajouter à Ma Presse Ajouter Partage Partager par courriel Taille de police Imprimer la page Du même auteur Le nord du Québec de plus en plus vert, observe la NASA Le VG du Canada souligne des lacunes au sein de trois ministères Détection d'une nouvelle forme de pollution des sables bitumineux Jour de la Terre: planète en détresse Beauharnois: les eaux d'égouts déversées directement dans le fleuve Charles Côté Charles Côté La Presse Une étude de près de 30 ans de données satellitaires publiée par la NASA montre que le nord du Québec est la région d'Amérique du Nord où la végétation a le plus réagi au réchauffement du climat. L'étude satellitaire de la NASA utilise pour la première fois à l'échelle continentale les données à haute résolution (30 mètres) des satellites Landsat. Elle confirme les résultats d'autres études qui ont porté sur des régions plus petites ou utilisé des données à plus faible résolution. Et à l'échelle continentale, le nord-ouest du Québec ressort très clairement comme une zone très verte, où la végétation a beaucoup changé entre 1984 et 2012. « Le verdissement le plus remarquable de la toundra est survenu dans le nord-est du Canada, particulièrement au Québec », affirme-t-on dans l'article publié dans la revue Remote Sensing of Environment. « Le climat se réchauffe et l'Arctique se réchauffe plus vite qu'aucune autre région sur la planète », dit Jeffrey G. Masek, chef du Laboratoire des sciences de la biosphère, au centre Goddard de la NASA, en entrevue avec La Presse. L'article mentionne qu'un examen plus détaillé d'une zone du Québec montre que la végétation le long d'une rivière, composée de forêt, n'a pas changé, alors que la toundra autour a verdi. « Les plantes de la toundra réagissent rapidement au réchauffement, explique M. Masek. On pense que cela a un lien avec le prolongement de la saison de croissance et la disponibilité plus grande de l'azote. » Plus au sud par contre, dans la forêt boréale, les images satellitaires ne montrent pas de tendance au verdissement sur le continent. « D'autres études tendent à démontrer une augmentation des incendies de forêt, et notre étude permet de corréler les images satellites avec l'historique des feux. On voit aussi une corrélation en Colombie-Britannique avec les infestations d'insectes. « Donc nous voyons une réponse [au réchauffement] dans les écosystèmes d'arbustes et d'herbes, mais pas dans les forêts. » « FRAPPANT » Selon Christian Messier, titulaire de la Chaire de recherche industrielle CRSNG-Hydro-Québec sur le contrôle de la croissance des arbres, les changements observés par satellite confirment les observations du terrain. « La végétation de la toundra devient plus dense et verte, dit-il. Mais on est loin de voir des arbres venir s'y établir. On parle surtout de végétation qui était déjà là et qui pousse mieux. » « Intéressant, et surtout visuellement frappant, note pour sa part Alain Bourque, directeur général d'Ouranos, consortium sur la climatologie régionale et l'adaptation aux changements climatiques. Les gens sur le terrain se sont nettement aperçus que l'herbe devient des arbustes et les arbustes deviennent de petits arbres. » Pour M. Masek, l'étude permet de confirmer l'utilité de l'imagerie satellite pour observer les effets des changements climatiques. « On se demande comment les écosystèmes vont réagir sur la planète, et l'Arctique est comme le canari au fond de la mine », dit-il.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 18:01

D'accord avec le fait que l'Assemblée générale des Nations Unies devrait se faire un devoir d'adopter cette Déclaration universelle des droits de la Terre Mère (Bolivie) et d'en faire un objectif commun de tous les peuples et nations du monde.

~~ Déclaration universelle des droits de la Terre-Mère (Bolivie) On en parle souvent mais peu l'ont lu: la voici: Préambule Nous, peuples et nations de la Terre : Considérant que nous faisons tous partie de la Terre Mère, communauté de vie indivisible composée d’êtres interdépendants et intimement liés entre eux par un destin commun ; Reconnaissant avec gratitude que la Terre Mère est source de vie, de subsistance, d’enseignement et qu’elle nous prodigue tout ce dont nous avons besoin pour bien vivre ; Reconnaissant que le système capitaliste ainsi que toutes les formes de déprédation, d’exploitation, d’utilisation abusive et de pollution ont causé d’importantes destructions, dégradations et perturbations de la Terre Mère qui mettent en danger la vie telle que nous la connaissons aujourd’hui par des phénomènes tels que le changement climatique ; Convaincus que, dans une communauté de vie impliquant des relations d’interdépendance, il est impossible de reconnaître des droits aux seuls êtres humains sans provoquer de déséquilibre au sein de la Terre Mère ; Affirmant que pour garantir les droits humains il est nécessaire de reconnaître et de défendre les droits de la Terre Mère et de tous les êtres vivants qui la composent et qu’il existe des cultures, des pratiques et des lois qui reconnaissent et défendent ces droits ; Conscients qu’il est urgent d’entreprendre une action collective décisive pour transformer les structures et les systèmes qui sont à l’origine du changement climatique et qui font peser d’autres menaces sur la Terre Mère ; Proclamons la présente Déclaration universelle des droits de la Terre Mère et appelons l’Assemblée générale des Nations Unies à l’adopter comme objectif commun de tous les peuples et nations du monde, afin que chaque personne et chaque institution assume la responsabilité de promouvoir, par l’enseignement, l’éducation et l’éveil des consciences, le respect des droits reconnus dans la Déclaration, et à faire en sorte, par des mesures et des dispositions diligentes et progressives d’ampleur nationale et internationale, qu’ils soient universellement et effectivement reconnus et appliqués par tous les peuples et États du monde. Article 1: La Terre Mère 1) La Terre Mère est un être vivant. 2) La Terre Mère est une communauté unique, indivisible et autorégulée d’êtres intimement liés entre eux, qui nourrit, contient et renouvelle tous les êtres. 3) Chaque être est défini par ses relations comme élément constitutif de la Terre Mère. 4) Les droits intrinsèques de la Terre Mère sont inaliénables puisqu’ils découlent de la même source que l’existence même. 5) La Terre Mère et tous les êtres possèdent tous les droits intrinsèques reconnus dans la présente Déclaration, sans aucune distinction entre êtres biologiques et non biologiques ni aucune distinction fondée sur l’espèce, l’origine, l’utilité pour les êtres humains ou toute autre caractéristique. 6) Tout comme les êtres humains jouissent de droits humains, tous les autres êtres ont des droits propres à leur espèce ou à leur type et adaptés au rôle et à la fonction qu’ils exercent au sein des communautés dans lesquelles ils existent. 7) Les droits de chaque être sont limités par ceux des autres êtres, et tout conflit entre leurs droits respectifs doit être résolu d’une façon qui préserve l’intégrité, l’équilibre et la santé de la Terre Mère. Article 2 : Les Droits Inhérents de la Terre Mère 1) La Terre Mère et tous les êtres qui la composent possèdent les droits intrinsèques suivants : le droit de vivre et d’exister ; le droit au respect ; le droit à la régénération de leur biocapacité et à la continuité de leurs cycles et processus vitaux, sans perturbations d’origine humaine ; le droit de conserver leur identité et leur intégrité comme êtres distincts, autorégulés et intimement liés entre eux ; le droit à l’eau comme source de vie ; le droit à l’air pur ; le droit à la pleine santé ; le droit d’être exempts de contamination, de pollution et de déchets toxiques ou radioactifs ; le droit de ne pas être génétiquement modifiés ou transformés d’une façon qui nuise à leur intégrité ou à leur fonctionnement vital et sain ; le droit à une entière et prompte réparation en cas de violation des droits reconnus dans la présente Déclaration résultant d’activités humaines. 2) Chaque être a le droit d’occuper une place et de jouer son rôle au sein de la Terre Mère pour qu’elle fonctionne harmonieusement. 3) Tous les êtres ont droit au bien-être et de ne pas être victimes de tortures ou de traitements cruels infligés par des êtres humains. Article 3 : Obligations des êtres humains envers la Terre Mère 1) Tout être humain se doit de respecter la Terre Mère et de vivre en harmonie avec elle. 2) Les êtres humains, tous les États et toutes les institutions publiques et privées ont le devoir : a) d’agir en accord avec les droits et obligations reconnus dans la présente Déclaration ; b) de reconnaître et de promouvoir la pleine et entière application des droits et obligations énoncés dans la présente Déclaration ; c) de promouvoir et de participer à l’apprentissage, l’analyse et l’interprétation des moyens de vivre en harmonie avec la Terre Mère ainsi qu’à la communication à leur sujet, conformément à la présente Déclaration ; d) de veiller à ce que la recherche du bien-être de l’homme contribue au bien-être de la Terre Mère, aujourd’hui et à l’avenir ; e) d’établir et d’appliquer des normes et des lois efficaces pour la défense, la protection et la préservation des droits de la Terre Mère ; f) de respecter, protéger et préserver les cycles, processus et équilibres écologiques vitaux de la Terre Mère et, au besoin, de restaurer leur intégrité ; g) de garantir la réparation des dommages résultant de violations par l’homme des droits intrinsèques reconnus dans la présente Déclaration et que les responsables soient tenus de restaurer l’intégrité et la santé de la Terre Mère ; h) d’investir les êtres humains et les institutions du pouvoir de défendre les droits de la Terre Mère et de tous les êtres ; i) de mettre en place des mesures de précaution et de restriction pour éviter que les activités humaines n’entraînent l’extinction d’espèces, la destruction d’écosystèmes ou la perturbation de cycles écologiques ; j) de garantir la paix et d’éliminer les armes nucléaires, chimiques et biologiques ; k) de promouvoir et d’encourager les pratiques respectueuses de la Terre Mère et de tous les êtres, en accord avec leurs propres cultures, traditions et coutumes ; l) de promouvoir des systèmes économiques qui soient en harmonie avec la Terre Mère et conformes aux droits reconnus dans la présente Déclaration. Article 4 : Définitions Le terme “être” comprend les écosystèmes, les communautés naturelles, les espèces et toutes les autres entités naturelles qui font partie de la Terre Mère. Rien dans cette Déclaration ne limite la reconnaissance d’autres droits intrinsèques de tous les êtres ou d’êtres particuliers.

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 21:16

Plein d'informations au sujet des impacts du champ magnétique terrestre...et surtout sur la façon dont il protège les espèces vivantes de notre belle planète.

Le champ magnétique terrestre, cette force invisible qui nous protège

Mathieu Rancourt, le 19 avril 2016, 10h27

Grâce à l’énergie qu’il nous transmet, le Soleil rend possible l’émergence de la vie sur Terre. Paradoxalement, son rayonnement a aussi le pouvoir d’éradiquer la vie qu’il a fait naître. Par chance, une force invisible nous protège.

Cliquer sur la photo pour agrandir

Notre étoile jaune nous bombarde sans cesse d’un vent solaire. Ce vent s’échappe en permanence de la haute atmosphère du Soleil et se propage très rapidement dans tout le système solaire. Sans une protection, ce vent mortel nous traverserait le corps et briserait notre ADN causant des maladies mortelles. L’univers étant un milieu hostile à la vie, il nous faut un bouclier.

Le champ magnétique terrestre

Le champ magnétique terrestre nous protège du vent solaire et des rayons cosmiques. Il forme un écran protecteur contre les particules en provenance du cosmos. Ce champ fait partit d’un vaste ensemble qui entoure la Terre et que l'on appelle la magnétosphère.

Il est sans cesse déformé par la force du vent solaire. Ainsi, face au soleil, il se trouve aplati sur une altitude d’environ 65 000 km. Du côté opposé au Soleil, il s’étend sur plusieurs millions de kilomètres de la Terre en formant une queue.

Pour comprendre comment le champ magnétique est généré, il faut descendre dans les entrailles de notre planète.

Le noyau terrestre

Le centre de la Terre est constitué d’un noyau interne et d’un noyau externe. Le noyau interne est l’endroit le plus profond de notre planète. D’un rayon de 1 200 km, le coeur interne est solide et est constitué d’alliage de fer.

Le noyau externe est une couche liquide qui entoure le noyau solide. Avec un rayon de 2 300 km, il est principalement constitué de fer, de nickel et de quelques autres éléments.

Le noyau solide tourne à l’intérieur du noyau liquide. On pense qu’il tourne un peu plus rapidement que la rotation de la Terre.

On croit aussi que la Terre se refroidit et que le noyau interne s’accroit aux dépens du noyau externe. En se refroidissant, le noyau interne grandit d’environ 1 mm par année. Ainsi, la paroi profonde du noyau liquide, celle qui touche au noyau solide, se solidifie.

C’est dans le noyau externe liquide que le champ magnétique est généré par des mouvements de convection. Le noyau externe étant en perpétuel mouvement, le brassage du métal liquide génère d’abord un courant électrique, et ensuite, un champ magnétique.

Le pôle Nord magnétique

C’est grâce au champ magnétique que les aiguilles de nos boussoles s’alignent en direction nord-sud. À noter que le pôle Nord magnétique ne coïncide pas exactement avec le pôle Nord géographique. C’est pour cette raison que les cartographes calculent un angle de déclinaison magnétique. La déclinaison magnétique est l'angle qui sépare le Nord magnétique du Nord géographique.

Le pôle Nord magnétique se trouve présentement à l’extrême Nord du Canada et il se déplace non plus vers la Sibérie, mais plutôt vers l’Angleterre. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, une étude de la NASA suggère que le pôle Nord magnétique change de cap en raison des changements climatiques. En effet, la fonte de la glace polaire modifie la masse de la Terre et cela aurait un impact sur la direction du pôle Nord magnétique. On constate également qu’il se déplace de plus en plus rapidement.

Les aurores boréales

Avez-vous déjà aperçu une aurore boréale ? L’aurore boréale est un spectacle nocturne qui illumine le ciel des régions nordiques. Elle survient lorsqu’un intense vent solaire interagit avec les particules de la haute atmosphère terrestre. Plus les tempêtes solaires sont violentes, plus les aurores sont importantes. Quand ce moment survient, nous assistons alors au combat du Soleil et de la Terre dans le ciel nordique. Dans l’hémisphère sud, ce même phénomène existe et est appelé les aurores australes.

L’affaiblissement du champ magnétique

Notre précieux bouclier s’affaiblit et cela pourrait engendrer un accroissement de la quantité de rayonnement en provenance de l'espace. Étant donné qu’il n’est pas appelé à disparaitre complètement, on n’envisage pas de conséquences graves sur la santé humaine. Ce sont nos infrastructures technologiques qui risquent d’en souffrir le plus. En effet, nos satellites et nos technologies terrestres pourraient en être grandement affectés.

L'éruption solaire de 1989

Par exemple, le 10 mars 1989, un puissant vent solaire quitte le Soleil en direction de la Terre. Le 13 mars suivant, le Québec subit une panne générale d’électricité en raison de cette tempête solaire. La province manque de courant pendant plus de neuf heures.

Le Québec est vulnérable à ce genre de situation, car il repose sur un bouclier rocheux qui empêche le courant de circuler à l’intérieur du sol. Résultat, le courant grimpe dans les nombreuses lignes électriques du territoire et cause plusieurs dommages. Cet incident est peut-être un avant-gout de ce qui pourrait survenir dans les prochaines années si le champ magnétique terrestre continue de diminuer.

L’anomalie de l’Atlantique Sud

Au large du Brésil, les chercheurs ont détecté une zone où le champ magnétique est très faible. Dans cette région du monde, la force du champ magnétique ne cesse de baisser d’année en année. La cause de cette anomalie reste à ce jour mal comprise. Cela n’affecte pas moins la station spatiale internationale ainsi que les satellites qui passent à cet endroit du globe. Ils reçoivent alors davantage de particules en provenance de l'espace.

L’inversion des pôles

On pense que le champ magnétique s’affaiblit, car il est proche d’une inversion magnétique. Le champ magnétique de la Terre s’inverse en moyenne tous les 250 000 ans. Lorsque ce phénomène survient, le pôle Nord magnétique bascule au Sud et vice-versa. Des inversions se sont déjà produites à plusieurs reprises dans le passé. Depuis 50 millions d’années, on calcule que le champ magnétique terrestre s’est inversé plus de 100 fois. La dernière inversion remonte à environ 780 000 ans. Cela laisse croire que nous pourrions être sur le point de vivre une nouvelle inversion.

Inutile toutefois de nous alarmer sur le sujet. Cet évènement n’est pas encore parfaitement compris par les géophysiciens. De plus, aucune inversion des pôles n’a causé d’extinction massive par le passé.

À notre échelle de temps, une inversion des pôles se produit lentement et cela nous donne l’occasion de nous y préparer adéquatement. Une inversion prend probablement quelques milliers d’années à se réaliser.

Enfin, il est tout de même important de poursuivre les recherches en la matière et de rester vigilant en raison de notre infrastructure technologique vulnérable au vent solaire. Il serait bien difficile pour nous de devoir revenir à l’âge de la pierre.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 17:40

Mon intuition irait plutôt dans le sens de l'avènement d'un mouvement de contraction de notre Univers qui nous mènerait directement vers un Big Crunch, ce qui compléterait un cycle. Forcément un nouveau cycle débuterait avec un nouveau Big Bang. Bien malin celui qui pourrait dire si un cycle complet expansion-contraction s'étire sur quelques dizaines, quelques centaines ou quelques milliers de milliards d'années.

La nature de l’énergie noire, que l’on peut décrire en ajoutant aux équations de la relativité générale un terme baptisé « constante cosmologique », fascine probablement plus les théoriciens que celle de la matière noire. C’est d’elle que dépend le destin ultime de notre univers observable parce que c’est elle qui contrôle son expansion.

L’hypothèse la plus naturelle, peut-être la plus économe, consiste à l’interpréter comme la manifestation de l’état d’énergie minimale des champs de matières et de forces quantiques. Elle se comporte alors comme une vraie constante dans les équations d’Einstein, ce qui veut dire que sa valeur ne devrait pas changer dans l’espace ni dans le temps. Si tel est le cas, l’univers devrait continuer son expansion accélérée à tout jamais et, d’ici 3.000 milliards d’années, il sera méconnaissable. Ce ne sera peut-être pas sa fin si l’on croit à la théorie de la cosmologie conforme cyclique proposée par Roger Penrose.

Mais si l’énergie noire est la manifestation d’une nouvelle physique, avec par exemple un ou plusieurs champs scalaires variables, sa valeur peut évoluer dans le temps et peut-être dans l’espace. Il se peut alors que l’expansion se change en contraction et que le cosmos observable finisse par un Big Crunch, et éventuellement que celui-ci s’accompagne d’un rebond pour une nouvelle phase d’expansion

La constante de Hubble dépend de la nature de l'énergie noire

Or, plusieurs modèles dans lesquels l’énergie noire est variable prédisent que la fameuse constante de Hubble, qui est en quelque sorte une mesure de la vitesse d’expansion de l’univers, doit elle-même varier selon des lois précises, reflétant la nature de l’énergie noire. Cette constante ne l’était d’ailleurs pas vraiment, même en l’absence d’une constante cosmologique, mais c’est en mesurant ses variations dans le temps à l’aide des supernovae que Saul Perlmutter, Adam Riess et Brian Schmidt ont découvert avec leurs collègues la fameuse expansion accélérée de l’univers, et donc la présence de l’énergie noire.

Pour faire le tri entre toutes les lois possibles d’évolution dans le temps de la constante de Hubble, et donc les modèles admissibles d’énergie noire, il faut pouvoir mesurer précisément cette constante. C’est à cette tâche que s’est attelé Adam Riess. Le prix Nobel de physique a pour cela utilisé le télescope Hubble et, comme il l’explique avec ses collègues dans un article déposé sur arXiv, il est tombé sur une énigme.


Les éditions De Boeck ont proposé à l’astrophysicien Richard Taillet d’expliquer dans cette vidéo ce qu’est l’expansion de l’univers et pourquoi les cosmologistes y croient. On apprend ainsi que si l’un de ses principaux découvreurs, Edwin Hubble, ne croyait pas vraiment à l’explication de cette expansion dans le cadre de la théorie de la relativité générale d’Einstein, les observations modernes ne permettent plus d’en douter. L’espace entre les amas de galaxies est bien en expansion à la façon d’une feuille de caoutchouc que l’on étire. © DeBoeckEditions

Une accélération anormalement élevée de l'expansion de l'univers

Rappelons qu’en astrophysique, plus précisément en cosmologie, les échelles de distance sont déterminées à l’aide d’une série de méthodes qui prennent appui les unes sur les autres, de sorte que les différentes erreurs de mesures s’additionnent quand les distances des astres considérés augmentent. On utilise notamment des étoiles variables, les Céphéides, pour déterminer les distances des galaxies les plus proches. Cela permet d’étalonner en particulier d'autres « chandelles standards », en l’occurrence, des supernovae SN Ia. Très lumineuses, elles sont visibles à des milliards d’années-lumière. Ces explosions gigantesques sont censées avoir à peu près toutes la même puissance. Par conséquent, moins elles apparaissent lumineuses, plus elles sont loin. En mesurant les luminosités apparentes de plusieurs SN Ia, on a donc déterminé des distances. Leur décalage spectral vers le rouge indique la date de leur occurrence dans l’histoire de l’univers. Des mesures de date et de distance, cela nous donne des vitesses et, finalement, des changements de vitesses, c'est-à-dire des accélérations.

Les cosmologistes viennent d’affiner les mesures de distances de Céphéides dans des galaxies où ils ont observé des SN Ia. En complétant par d’autres mesures, ils ont alors pu déterminer de façon un peu plus précise la constante de Hubble. Les chercheurs n’ont plus qu’une erreur de 2,4 % sur sa valeur alors qu’elle était de 3,3 % il y a encore quelques années. L’amélioration semble faible mais elle suffit déjà pour mettre en évidence, à défaut de vraiment prouver, une accélération anormalement élevée de l’expansion de l’univers, non prédite à partir des analyses actuelles du rayonnement fossile observé par Planck dans le cadre du modèle cosmologique standard.

Les analyses des données de Planck semblent robustes. Donc, à moins d’un biais systématique quelconque dans les mesures réalisées par Riess et ses collègues (par exemple des chandelles standards qui ne le seraient pas), les données de Planck sont en désaccord avec celles de Hubble. Pour les accorder, il faudrait modifier le modèle cosmologique standard, c'est-à-dire nos idées sur l’énergie noire ou la matière noire. Jusqu’à aujourd’hui, les observations semblaient indiquer que l’énergie noire était bien décrite par une vraie constante cosmologique. Peut-être n’est ce pas le cas...

Une autre possibilité est qu’il existe une quatrième famille de neutrinos dans l’univers. Des neutrinos massifs dit stériles sont proposés depuis un certain temps comme des candidats crédibles au titre de particules de matière noire. Les données de Planck ne sont cependant pas très favorables à cette hypothèse, bien qu’elles ne puissent pas l’exclure selon les chercheurs. Dans tout les cas de figure, si cette accélération anormale existe vraiment, elle pointe vers de la nouvelle physique.


Alain Blanchard est un célèbre cosmologiste français. Membre de l'Institut universitaire de France, il est aussi professeur à l'université Paul Sabatier. Ses travaux concernent les amas de galaxies, le rayonnement fossile et la formation des structures en cosmologie. © IUF

Erreurs de mesure ou bien neutrinos stériles ?

L’année dernière, le cosmologiste Alain Blanchard nous avait expliqué que le catalogue des amas de galaxies dressé grâce aux observations de Planck entrait peut-être déjà en contradiction avec le modèle cosmologique standard. Pour lui, « c'est un des rares résultats de Planck qui pose question. Soit les masses des amas ont été correctement estimées par les observateurs et alors il faut revoir le modèle standard, par exemple en ajoutant des neutrinos massifs, soit les masses sont plus grandes et tout rentre dans l'ordre. Il y a donc deux tendances chez les cosmologistes : ceux qui ont confiance dans les estimations antérieures de masse des amas et qui sont prêts à revoir le modèle (la publication XX de la collaboration Planck en 2013 est un peu dans cet esprit) et ceux qui croient au modèle standard, pensant qu'il faut revoir les estimations de masse des amas (ce qui est l'esprit de la publication Planck 2013 XVI) ».

Contacté par Futura-Sciences, Alain Blanchard confirme qu’effectivement : « soit on croit aux mesures de la constante de Hubble par Riess, et aux mesures de Planck, et alors on a le signe d'une nouvelle physique, soit il y a une des données qui est un peu biaisée... Moi et mes collègues avions été confrontés au même problème avec l'abondance des amas de Planck, une situation que nous avions en fait déjà rencontrée (et titrée !) il y a une dizaine d'années, mais nous n’avions pas bénéficié de la publicité d'un prix Nobel... ».

Pour le chercheur, cette problématique, nouvelle physique ou biais dans les analyses, va probablement être très présente en cosmologie dans les années à venir.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 16:40

A l'occasion de son assemblée plénière réunie à Nairobi (Kenya) du 11 au 13 avril sous la présidence de M. Hoesung Lee, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) a lancé les travaux de son prochain rapport sur les changements climatiques.

Ce sixième rapport d'évaluation décrira les évolutions les plus récentes du climat. Il scénarisera les changements futurs attendus et leurs impacts, ainsi que les réponses possibles pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et les stratégies d'adaptation, dans le cadre des objectifs de l'Accord de Paris. Les résultats de ce rapport contribueront en particulier à informer les gouvernements en amont du premier bilan mondial des politiques climatiques prévu en 2023.

Trois rapports spéciaux viendront compléter ce 6ème cycle. En 2018, un rapport spécial sur l'impact d'un réchauffement global de 1,5°C au-dessus des niveaux pré-industriels et sur les trajectoires d'émission de gaz à effet de serre correspondantes. Ce rapport répondra à une demande de la COP 21 et permettra d'informer les gouvernements en amont du "dialogue facilitateur", qui fera un premier bilan en 2018.

Un autre rapport viendra éclairer les liens entre le changement climatique, les océans et la cryosphère, comme l'avaient demandé la France et plusieurs pays, notamment la Principauté de Monaco, l'Espagne, la Chine et les Etats-Unis.

Un troisième rapport spécial traitera des liens entre le changement climatique, la désertification, la dégradation et la gestion des terres, la sécurité alimentaire, et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres.

Enfin, l'assemblée plénière du Giec s'est engagée à traiter en profondeur la question des villes dans le sixième rapport et à produire un rapport spécial sur les villes au cours du prochain cycle.

Agnès Sinaï, journaliste

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