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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 16:14

~~Réchauffement climatique : «Comme un TGV lancé à pleine vitesse» Montée des eaux, hausse des températures, augmentation des émissions de gaz à effet de serre… Publié mardi, le rapport annuel sur l’état du climat, dirigé par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, dresse un sombre tableau de la planète en 2015. Martin Beniston, climatologue et professeur à l’université de Genève, analyse ce rapport accablant. Comment percevez-vous ce nouveau rapport ? Le réchauffement semble s’accélérer. Les années les plus chaudes se sont succédé à un rythme inquiétant. On parlait de 2014, maintenant c’est 2015. Les modèles climatiques n’étaient pas si loin de la vérité. Les engagements de la COP 21 vont-ils suffire ? Il faudrait une décennie de mise en œuvre musclée de ce qui a été négocié à Paris pour permettre de stabiliser la situation d’ici cinquante ans. Pour l’instant, on en est loin. L’économie va primer sur les bonnes paroles. Nous ne sommes pas habitués, dans nos sociétés hautement industrialisées et très axées sur l’immédiateté de l’économie, à prendre des décisions sur des échéances de plusieurs années. Et même si on stoppait dès demain nos émissions de carbone, l’inertie du système climatique est tel qu’il va continuer à se réchauffer. Le climat est encore en train de s’ajuster aux suppléments de carbone émis par nos sociétés depuis le milieu du XIXe siècle. C’est un peu comme un TGV lancé à pleine vitesse, il faut un certain temps pour qu’il s’arrête. Les sociétés doivent s’habituer à une longue phase de réchauffement. L’injuste, c’est que ce sont les pays les plus pauvres qui vont être les plus affectés.

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 01:02

Là, je vous donne une opinion très personnelle. Je crois que la Terre possède des mécanismes correcteurs lui permettant de rétablir son équilibre. Par contre, nous lui avons placé des batons dans les roues. À l'intérieur d'une période interglaciaire, la seule façon pour la planète de rétablir sa santé serait d'éliminer la cause du problème...soit l'humanité dans sa presque totalité. Cependant, si on se fie aux paramètres astronomiques de Milankovitch; la planète devrait entrer, sous peu, dans une période glaciaire. Or, si cette prévision s'avérait juste, il se pourrait bien que ce réchauffement climatique retarde de quelques dizaines de milliers d'années l'avènement de la prochaine glaciation. Tout cela pourrait entrainer l'une des deux issues suivantes : soit que le réchauffement climatique frappe tellement fort au cours des prochains siècles et qu'il permette à la tendance actuelle de se maintenir, soit que ce réchauffement co-existe avec l'éventuelle arrivée de la prochaine glaciation qui (comme toutes les glaciations passées) provoquerait forcément une diminution de la concentration des GES (CO2 inclus) et, ainsi, contrebalancerait les effets de ce réchauffement climatique. Malheureusement, nous ne serons pas là pour constater le dénouement.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 22:27

Ces trous noirs sont présents au centre de chacune des galaxies et ils finiront pas bouffer ces dernières. En augmentant ainsi le pouvoir d'attraction (gravité) de chacun d'eux, il ne leur restera qu'à se bouffer mutuellement et d'ainsi concentrer toute la matière de l'Univers dans un espace de plus en plus restreint. Vous me voyez venir, je suis un partisan de la théorie du Big Bang (explosion) suivi d'un Big Crunch (contraction). L'Univers qui se dirigerait vers une expansion irréversible est un non-sens. À mon avis, la seule logique possible serait celle d'un Univers sans début explicable et sans fin : Big Bang, Big Crunch...à l'infini; sinon, cette superbe "Création" n'aurait aucun sens. Je ne pourrais pas dire si un cycle complet d'un Big Bang suivi d'un Big Crunch dure 50 milliards d'années (il est déjà en expansion depuis près de 13,8 milliards d'années) ou 100 milliards d'années; mais il me semble que toute rupture de ce cycle serait illogique. Par contre, on ne connaîtra jamais les origines de ce processus...bien malin serait celui qui pourrait tenter une explication en ce qui concerne cette superbe Création.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 00:13

Heureusement pour nous, la NASA confirme qu'au niveau de la végétation le nord du Québec serait l'une des rares régions favorisées par le réchauffement climatique.

~~Accueil > Environnement > Le nord du Québec de plus en plus vert, observe la NASA Publié le 04 juin 2016 à 00h00 | Mis à jour le 04 juin 2016 à 00h00 Le nord du Québec de plus en plus vert, observe la NASA « Le verdissement le plus remarquable de la toundra... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE) Agrandir « Le verdissement le plus remarquable de la toundra est survenu dans le nord-est du Canada, particulièrement au Québec », affirme-t-on dans l'article publié dans la revue Remote Sensing of Environment. PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE Ma Presse Ajouter à Ma Presse Ajouter Partage Partager par courriel Taille de police Imprimer la page Du même auteur Le nord du Québec de plus en plus vert, observe la NASA Le VG du Canada souligne des lacunes au sein de trois ministères Détection d'une nouvelle forme de pollution des sables bitumineux Jour de la Terre: planète en détresse Beauharnois: les eaux d'égouts déversées directement dans le fleuve Charles Côté Charles Côté La Presse Une étude de près de 30 ans de données satellitaires publiée par la NASA montre que le nord du Québec est la région d'Amérique du Nord où la végétation a le plus réagi au réchauffement du climat. L'étude satellitaire de la NASA utilise pour la première fois à l'échelle continentale les données à haute résolution (30 mètres) des satellites Landsat. Elle confirme les résultats d'autres études qui ont porté sur des régions plus petites ou utilisé des données à plus faible résolution. Et à l'échelle continentale, le nord-ouest du Québec ressort très clairement comme une zone très verte, où la végétation a beaucoup changé entre 1984 et 2012. « Le verdissement le plus remarquable de la toundra est survenu dans le nord-est du Canada, particulièrement au Québec », affirme-t-on dans l'article publié dans la revue Remote Sensing of Environment. « Le climat se réchauffe et l'Arctique se réchauffe plus vite qu'aucune autre région sur la planète », dit Jeffrey G. Masek, chef du Laboratoire des sciences de la biosphère, au centre Goddard de la NASA, en entrevue avec La Presse. L'article mentionne qu'un examen plus détaillé d'une zone du Québec montre que la végétation le long d'une rivière, composée de forêt, n'a pas changé, alors que la toundra autour a verdi. « Les plantes de la toundra réagissent rapidement au réchauffement, explique M. Masek. On pense que cela a un lien avec le prolongement de la saison de croissance et la disponibilité plus grande de l'azote. » Plus au sud par contre, dans la forêt boréale, les images satellitaires ne montrent pas de tendance au verdissement sur le continent. « D'autres études tendent à démontrer une augmentation des incendies de forêt, et notre étude permet de corréler les images satellites avec l'historique des feux. On voit aussi une corrélation en Colombie-Britannique avec les infestations d'insectes. « Donc nous voyons une réponse [au réchauffement] dans les écosystèmes d'arbustes et d'herbes, mais pas dans les forêts. » « FRAPPANT » Selon Christian Messier, titulaire de la Chaire de recherche industrielle CRSNG-Hydro-Québec sur le contrôle de la croissance des arbres, les changements observés par satellite confirment les observations du terrain. « La végétation de la toundra devient plus dense et verte, dit-il. Mais on est loin de voir des arbres venir s'y établir. On parle surtout de végétation qui était déjà là et qui pousse mieux. » « Intéressant, et surtout visuellement frappant, note pour sa part Alain Bourque, directeur général d'Ouranos, consortium sur la climatologie régionale et l'adaptation aux changements climatiques. Les gens sur le terrain se sont nettement aperçus que l'herbe devient des arbustes et les arbustes deviennent de petits arbres. » Pour M. Masek, l'étude permet de confirmer l'utilité de l'imagerie satellite pour observer les effets des changements climatiques. « On se demande comment les écosystèmes vont réagir sur la planète, et l'Arctique est comme le canari au fond de la mine », dit-il.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 18:01

D'accord avec le fait que l'Assemblée générale des Nations Unies devrait se faire un devoir d'adopter cette Déclaration universelle des droits de la Terre Mère (Bolivie) et d'en faire un objectif commun de tous les peuples et nations du monde.

~~ Déclaration universelle des droits de la Terre-Mère (Bolivie) On en parle souvent mais peu l'ont lu: la voici: Préambule Nous, peuples et nations de la Terre : Considérant que nous faisons tous partie de la Terre Mère, communauté de vie indivisible composée d’êtres interdépendants et intimement liés entre eux par un destin commun ; Reconnaissant avec gratitude que la Terre Mère est source de vie, de subsistance, d’enseignement et qu’elle nous prodigue tout ce dont nous avons besoin pour bien vivre ; Reconnaissant que le système capitaliste ainsi que toutes les formes de déprédation, d’exploitation, d’utilisation abusive et de pollution ont causé d’importantes destructions, dégradations et perturbations de la Terre Mère qui mettent en danger la vie telle que nous la connaissons aujourd’hui par des phénomènes tels que le changement climatique ; Convaincus que, dans une communauté de vie impliquant des relations d’interdépendance, il est impossible de reconnaître des droits aux seuls êtres humains sans provoquer de déséquilibre au sein de la Terre Mère ; Affirmant que pour garantir les droits humains il est nécessaire de reconnaître et de défendre les droits de la Terre Mère et de tous les êtres vivants qui la composent et qu’il existe des cultures, des pratiques et des lois qui reconnaissent et défendent ces droits ; Conscients qu’il est urgent d’entreprendre une action collective décisive pour transformer les structures et les systèmes qui sont à l’origine du changement climatique et qui font peser d’autres menaces sur la Terre Mère ; Proclamons la présente Déclaration universelle des droits de la Terre Mère et appelons l’Assemblée générale des Nations Unies à l’adopter comme objectif commun de tous les peuples et nations du monde, afin que chaque personne et chaque institution assume la responsabilité de promouvoir, par l’enseignement, l’éducation et l’éveil des consciences, le respect des droits reconnus dans la Déclaration, et à faire en sorte, par des mesures et des dispositions diligentes et progressives d’ampleur nationale et internationale, qu’ils soient universellement et effectivement reconnus et appliqués par tous les peuples et États du monde. Article 1: La Terre Mère 1) La Terre Mère est un être vivant. 2) La Terre Mère est une communauté unique, indivisible et autorégulée d’êtres intimement liés entre eux, qui nourrit, contient et renouvelle tous les êtres. 3) Chaque être est défini par ses relations comme élément constitutif de la Terre Mère. 4) Les droits intrinsèques de la Terre Mère sont inaliénables puisqu’ils découlent de la même source que l’existence même. 5) La Terre Mère et tous les êtres possèdent tous les droits intrinsèques reconnus dans la présente Déclaration, sans aucune distinction entre êtres biologiques et non biologiques ni aucune distinction fondée sur l’espèce, l’origine, l’utilité pour les êtres humains ou toute autre caractéristique. 6) Tout comme les êtres humains jouissent de droits humains, tous les autres êtres ont des droits propres à leur espèce ou à leur type et adaptés au rôle et à la fonction qu’ils exercent au sein des communautés dans lesquelles ils existent. 7) Les droits de chaque être sont limités par ceux des autres êtres, et tout conflit entre leurs droits respectifs doit être résolu d’une façon qui préserve l’intégrité, l’équilibre et la santé de la Terre Mère. Article 2 : Les Droits Inhérents de la Terre Mère 1) La Terre Mère et tous les êtres qui la composent possèdent les droits intrinsèques suivants : le droit de vivre et d’exister ; le droit au respect ; le droit à la régénération de leur biocapacité et à la continuité de leurs cycles et processus vitaux, sans perturbations d’origine humaine ; le droit de conserver leur identité et leur intégrité comme êtres distincts, autorégulés et intimement liés entre eux ; le droit à l’eau comme source de vie ; le droit à l’air pur ; le droit à la pleine santé ; le droit d’être exempts de contamination, de pollution et de déchets toxiques ou radioactifs ; le droit de ne pas être génétiquement modifiés ou transformés d’une façon qui nuise à leur intégrité ou à leur fonctionnement vital et sain ; le droit à une entière et prompte réparation en cas de violation des droits reconnus dans la présente Déclaration résultant d’activités humaines. 2) Chaque être a le droit d’occuper une place et de jouer son rôle au sein de la Terre Mère pour qu’elle fonctionne harmonieusement. 3) Tous les êtres ont droit au bien-être et de ne pas être victimes de tortures ou de traitements cruels infligés par des êtres humains. Article 3 : Obligations des êtres humains envers la Terre Mère 1) Tout être humain se doit de respecter la Terre Mère et de vivre en harmonie avec elle. 2) Les êtres humains, tous les États et toutes les institutions publiques et privées ont le devoir : a) d’agir en accord avec les droits et obligations reconnus dans la présente Déclaration ; b) de reconnaître et de promouvoir la pleine et entière application des droits et obligations énoncés dans la présente Déclaration ; c) de promouvoir et de participer à l’apprentissage, l’analyse et l’interprétation des moyens de vivre en harmonie avec la Terre Mère ainsi qu’à la communication à leur sujet, conformément à la présente Déclaration ; d) de veiller à ce que la recherche du bien-être de l’homme contribue au bien-être de la Terre Mère, aujourd’hui et à l’avenir ; e) d’établir et d’appliquer des normes et des lois efficaces pour la défense, la protection et la préservation des droits de la Terre Mère ; f) de respecter, protéger et préserver les cycles, processus et équilibres écologiques vitaux de la Terre Mère et, au besoin, de restaurer leur intégrité ; g) de garantir la réparation des dommages résultant de violations par l’homme des droits intrinsèques reconnus dans la présente Déclaration et que les responsables soient tenus de restaurer l’intégrité et la santé de la Terre Mère ; h) d’investir les êtres humains et les institutions du pouvoir de défendre les droits de la Terre Mère et de tous les êtres ; i) de mettre en place des mesures de précaution et de restriction pour éviter que les activités humaines n’entraînent l’extinction d’espèces, la destruction d’écosystèmes ou la perturbation de cycles écologiques ; j) de garantir la paix et d’éliminer les armes nucléaires, chimiques et biologiques ; k) de promouvoir et d’encourager les pratiques respectueuses de la Terre Mère et de tous les êtres, en accord avec leurs propres cultures, traditions et coutumes ; l) de promouvoir des systèmes économiques qui soient en harmonie avec la Terre Mère et conformes aux droits reconnus dans la présente Déclaration. Article 4 : Définitions Le terme “être” comprend les écosystèmes, les communautés naturelles, les espèces et toutes les autres entités naturelles qui font partie de la Terre Mère. Rien dans cette Déclaration ne limite la reconnaissance d’autres droits intrinsèques de tous les êtres ou d’êtres particuliers.

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 21:16

Plein d'informations au sujet des impacts du champ magnétique terrestre...et surtout sur la façon dont il protège les espèces vivantes de notre belle planète.

Le champ magnétique terrestre, cette force invisible qui nous protège

Mathieu Rancourt, le 19 avril 2016, 10h27

Grâce à l’énergie qu’il nous transmet, le Soleil rend possible l’émergence de la vie sur Terre. Paradoxalement, son rayonnement a aussi le pouvoir d’éradiquer la vie qu’il a fait naître. Par chance, une force invisible nous protège.

Cliquer sur la photo pour agrandir

Notre étoile jaune nous bombarde sans cesse d’un vent solaire. Ce vent s’échappe en permanence de la haute atmosphère du Soleil et se propage très rapidement dans tout le système solaire. Sans une protection, ce vent mortel nous traverserait le corps et briserait notre ADN causant des maladies mortelles. L’univers étant un milieu hostile à la vie, il nous faut un bouclier.

Le champ magnétique terrestre

Le champ magnétique terrestre nous protège du vent solaire et des rayons cosmiques. Il forme un écran protecteur contre les particules en provenance du cosmos. Ce champ fait partit d’un vaste ensemble qui entoure la Terre et que l'on appelle la magnétosphère.

Il est sans cesse déformé par la force du vent solaire. Ainsi, face au soleil, il se trouve aplati sur une altitude d’environ 65 000 km. Du côté opposé au Soleil, il s’étend sur plusieurs millions de kilomètres de la Terre en formant une queue.

Pour comprendre comment le champ magnétique est généré, il faut descendre dans les entrailles de notre planète.

Le noyau terrestre

Le centre de la Terre est constitué d’un noyau interne et d’un noyau externe. Le noyau interne est l’endroit le plus profond de notre planète. D’un rayon de 1 200 km, le coeur interne est solide et est constitué d’alliage de fer.

Le noyau externe est une couche liquide qui entoure le noyau solide. Avec un rayon de 2 300 km, il est principalement constitué de fer, de nickel et de quelques autres éléments.

Le noyau solide tourne à l’intérieur du noyau liquide. On pense qu’il tourne un peu plus rapidement que la rotation de la Terre.

On croit aussi que la Terre se refroidit et que le noyau interne s’accroit aux dépens du noyau externe. En se refroidissant, le noyau interne grandit d’environ 1 mm par année. Ainsi, la paroi profonde du noyau liquide, celle qui touche au noyau solide, se solidifie.

C’est dans le noyau externe liquide que le champ magnétique est généré par des mouvements de convection. Le noyau externe étant en perpétuel mouvement, le brassage du métal liquide génère d’abord un courant électrique, et ensuite, un champ magnétique.

Le pôle Nord magnétique

C’est grâce au champ magnétique que les aiguilles de nos boussoles s’alignent en direction nord-sud. À noter que le pôle Nord magnétique ne coïncide pas exactement avec le pôle Nord géographique. C’est pour cette raison que les cartographes calculent un angle de déclinaison magnétique. La déclinaison magnétique est l'angle qui sépare le Nord magnétique du Nord géographique.

Le pôle Nord magnétique se trouve présentement à l’extrême Nord du Canada et il se déplace non plus vers la Sibérie, mais plutôt vers l’Angleterre. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, une étude de la NASA suggère que le pôle Nord magnétique change de cap en raison des changements climatiques. En effet, la fonte de la glace polaire modifie la masse de la Terre et cela aurait un impact sur la direction du pôle Nord magnétique. On constate également qu’il se déplace de plus en plus rapidement.

Les aurores boréales

Avez-vous déjà aperçu une aurore boréale ? L’aurore boréale est un spectacle nocturne qui illumine le ciel des régions nordiques. Elle survient lorsqu’un intense vent solaire interagit avec les particules de la haute atmosphère terrestre. Plus les tempêtes solaires sont violentes, plus les aurores sont importantes. Quand ce moment survient, nous assistons alors au combat du Soleil et de la Terre dans le ciel nordique. Dans l’hémisphère sud, ce même phénomène existe et est appelé les aurores australes.

L’affaiblissement du champ magnétique

Notre précieux bouclier s’affaiblit et cela pourrait engendrer un accroissement de la quantité de rayonnement en provenance de l'espace. Étant donné qu’il n’est pas appelé à disparaitre complètement, on n’envisage pas de conséquences graves sur la santé humaine. Ce sont nos infrastructures technologiques qui risquent d’en souffrir le plus. En effet, nos satellites et nos technologies terrestres pourraient en être grandement affectés.

L'éruption solaire de 1989

Par exemple, le 10 mars 1989, un puissant vent solaire quitte le Soleil en direction de la Terre. Le 13 mars suivant, le Québec subit une panne générale d’électricité en raison de cette tempête solaire. La province manque de courant pendant plus de neuf heures.

Le Québec est vulnérable à ce genre de situation, car il repose sur un bouclier rocheux qui empêche le courant de circuler à l’intérieur du sol. Résultat, le courant grimpe dans les nombreuses lignes électriques du territoire et cause plusieurs dommages. Cet incident est peut-être un avant-gout de ce qui pourrait survenir dans les prochaines années si le champ magnétique terrestre continue de diminuer.

L’anomalie de l’Atlantique Sud

Au large du Brésil, les chercheurs ont détecté une zone où le champ magnétique est très faible. Dans cette région du monde, la force du champ magnétique ne cesse de baisser d’année en année. La cause de cette anomalie reste à ce jour mal comprise. Cela n’affecte pas moins la station spatiale internationale ainsi que les satellites qui passent à cet endroit du globe. Ils reçoivent alors davantage de particules en provenance de l'espace.

L’inversion des pôles

On pense que le champ magnétique s’affaiblit, car il est proche d’une inversion magnétique. Le champ magnétique de la Terre s’inverse en moyenne tous les 250 000 ans. Lorsque ce phénomène survient, le pôle Nord magnétique bascule au Sud et vice-versa. Des inversions se sont déjà produites à plusieurs reprises dans le passé. Depuis 50 millions d’années, on calcule que le champ magnétique terrestre s’est inversé plus de 100 fois. La dernière inversion remonte à environ 780 000 ans. Cela laisse croire que nous pourrions être sur le point de vivre une nouvelle inversion.

Inutile toutefois de nous alarmer sur le sujet. Cet évènement n’est pas encore parfaitement compris par les géophysiciens. De plus, aucune inversion des pôles n’a causé d’extinction massive par le passé.

À notre échelle de temps, une inversion des pôles se produit lentement et cela nous donne l’occasion de nous y préparer adéquatement. Une inversion prend probablement quelques milliers d’années à se réaliser.

Enfin, il est tout de même important de poursuivre les recherches en la matière et de rester vigilant en raison de notre infrastructure technologique vulnérable au vent solaire. Il serait bien difficile pour nous de devoir revenir à l’âge de la pierre.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 17:40

Mon intuition irait plutôt dans le sens de l'avènement d'un mouvement de contraction de notre Univers qui nous mènerait directement vers un Big Crunch, ce qui compléterait un cycle. Forcément un nouveau cycle débuterait avec un nouveau Big Bang. Bien malin celui qui pourrait dire si un cycle complet expansion-contraction s'étire sur quelques dizaines, quelques centaines ou quelques milliers de milliards d'années.

La nature de l’énergie noire, que l’on peut décrire en ajoutant aux équations de la relativité générale un terme baptisé « constante cosmologique », fascine probablement plus les théoriciens que celle de la matière noire. C’est d’elle que dépend le destin ultime de notre univers observable parce que c’est elle qui contrôle son expansion.

L’hypothèse la plus naturelle, peut-être la plus économe, consiste à l’interpréter comme la manifestation de l’état d’énergie minimale des champs de matières et de forces quantiques. Elle se comporte alors comme une vraie constante dans les équations d’Einstein, ce qui veut dire que sa valeur ne devrait pas changer dans l’espace ni dans le temps. Si tel est le cas, l’univers devrait continuer son expansion accélérée à tout jamais et, d’ici 3.000 milliards d’années, il sera méconnaissable. Ce ne sera peut-être pas sa fin si l’on croit à la théorie de la cosmologie conforme cyclique proposée par Roger Penrose.

Mais si l’énergie noire est la manifestation d’une nouvelle physique, avec par exemple un ou plusieurs champs scalaires variables, sa valeur peut évoluer dans le temps et peut-être dans l’espace. Il se peut alors que l’expansion se change en contraction et que le cosmos observable finisse par un Big Crunch, et éventuellement que celui-ci s’accompagne d’un rebond pour une nouvelle phase d’expansion

La constante de Hubble dépend de la nature de l'énergie noire

Or, plusieurs modèles dans lesquels l’énergie noire est variable prédisent que la fameuse constante de Hubble, qui est en quelque sorte une mesure de la vitesse d’expansion de l’univers, doit elle-même varier selon des lois précises, reflétant la nature de l’énergie noire. Cette constante ne l’était d’ailleurs pas vraiment, même en l’absence d’une constante cosmologique, mais c’est en mesurant ses variations dans le temps à l’aide des supernovae que Saul Perlmutter, Adam Riess et Brian Schmidt ont découvert avec leurs collègues la fameuse expansion accélérée de l’univers, et donc la présence de l’énergie noire.

Pour faire le tri entre toutes les lois possibles d’évolution dans le temps de la constante de Hubble, et donc les modèles admissibles d’énergie noire, il faut pouvoir mesurer précisément cette constante. C’est à cette tâche que s’est attelé Adam Riess. Le prix Nobel de physique a pour cela utilisé le télescope Hubble et, comme il l’explique avec ses collègues dans un article déposé sur arXiv, il est tombé sur une énigme.


Les éditions De Boeck ont proposé à l’astrophysicien Richard Taillet d’expliquer dans cette vidéo ce qu’est l’expansion de l’univers et pourquoi les cosmologistes y croient. On apprend ainsi que si l’un de ses principaux découvreurs, Edwin Hubble, ne croyait pas vraiment à l’explication de cette expansion dans le cadre de la théorie de la relativité générale d’Einstein, les observations modernes ne permettent plus d’en douter. L’espace entre les amas de galaxies est bien en expansion à la façon d’une feuille de caoutchouc que l’on étire. © DeBoeckEditions

Une accélération anormalement élevée de l'expansion de l'univers

Rappelons qu’en astrophysique, plus précisément en cosmologie, les échelles de distance sont déterminées à l’aide d’une série de méthodes qui prennent appui les unes sur les autres, de sorte que les différentes erreurs de mesures s’additionnent quand les distances des astres considérés augmentent. On utilise notamment des étoiles variables, les Céphéides, pour déterminer les distances des galaxies les plus proches. Cela permet d’étalonner en particulier d'autres « chandelles standards », en l’occurrence, des supernovae SN Ia. Très lumineuses, elles sont visibles à des milliards d’années-lumière. Ces explosions gigantesques sont censées avoir à peu près toutes la même puissance. Par conséquent, moins elles apparaissent lumineuses, plus elles sont loin. En mesurant les luminosités apparentes de plusieurs SN Ia, on a donc déterminé des distances. Leur décalage spectral vers le rouge indique la date de leur occurrence dans l’histoire de l’univers. Des mesures de date et de distance, cela nous donne des vitesses et, finalement, des changements de vitesses, c'est-à-dire des accélérations.

Les cosmologistes viennent d’affiner les mesures de distances de Céphéides dans des galaxies où ils ont observé des SN Ia. En complétant par d’autres mesures, ils ont alors pu déterminer de façon un peu plus précise la constante de Hubble. Les chercheurs n’ont plus qu’une erreur de 2,4 % sur sa valeur alors qu’elle était de 3,3 % il y a encore quelques années. L’amélioration semble faible mais elle suffit déjà pour mettre en évidence, à défaut de vraiment prouver, une accélération anormalement élevée de l’expansion de l’univers, non prédite à partir des analyses actuelles du rayonnement fossile observé par Planck dans le cadre du modèle cosmologique standard.

Les analyses des données de Planck semblent robustes. Donc, à moins d’un biais systématique quelconque dans les mesures réalisées par Riess et ses collègues (par exemple des chandelles standards qui ne le seraient pas), les données de Planck sont en désaccord avec celles de Hubble. Pour les accorder, il faudrait modifier le modèle cosmologique standard, c'est-à-dire nos idées sur l’énergie noire ou la matière noire. Jusqu’à aujourd’hui, les observations semblaient indiquer que l’énergie noire était bien décrite par une vraie constante cosmologique. Peut-être n’est ce pas le cas...

Une autre possibilité est qu’il existe une quatrième famille de neutrinos dans l’univers. Des neutrinos massifs dit stériles sont proposés depuis un certain temps comme des candidats crédibles au titre de particules de matière noire. Les données de Planck ne sont cependant pas très favorables à cette hypothèse, bien qu’elles ne puissent pas l’exclure selon les chercheurs. Dans tout les cas de figure, si cette accélération anormale existe vraiment, elle pointe vers de la nouvelle physique.


Alain Blanchard est un célèbre cosmologiste français. Membre de l'Institut universitaire de France, il est aussi professeur à l'université Paul Sabatier. Ses travaux concernent les amas de galaxies, le rayonnement fossile et la formation des structures en cosmologie. © IUF

Erreurs de mesure ou bien neutrinos stériles ?

L’année dernière, le cosmologiste Alain Blanchard nous avait expliqué que le catalogue des amas de galaxies dressé grâce aux observations de Planck entrait peut-être déjà en contradiction avec le modèle cosmologique standard. Pour lui, « c'est un des rares résultats de Planck qui pose question. Soit les masses des amas ont été correctement estimées par les observateurs et alors il faut revoir le modèle standard, par exemple en ajoutant des neutrinos massifs, soit les masses sont plus grandes et tout rentre dans l'ordre. Il y a donc deux tendances chez les cosmologistes : ceux qui ont confiance dans les estimations antérieures de masse des amas et qui sont prêts à revoir le modèle (la publication XX de la collaboration Planck en 2013 est un peu dans cet esprit) et ceux qui croient au modèle standard, pensant qu'il faut revoir les estimations de masse des amas (ce qui est l'esprit de la publication Planck 2013 XVI) ».

Contacté par Futura-Sciences, Alain Blanchard confirme qu’effectivement : « soit on croit aux mesures de la constante de Hubble par Riess, et aux mesures de Planck, et alors on a le signe d'une nouvelle physique, soit il y a une des données qui est un peu biaisée... Moi et mes collègues avions été confrontés au même problème avec l'abondance des amas de Planck, une situation que nous avions en fait déjà rencontrée (et titrée !) il y a une dizaine d'années, mais nous n’avions pas bénéficié de la publicité d'un prix Nobel... ».

Pour le chercheur, cette problématique, nouvelle physique ou biais dans les analyses, va probablement être très présente en cosmologie dans les années à venir.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 16:40

A l'occasion de son assemblée plénière réunie à Nairobi (Kenya) du 11 au 13 avril sous la présidence de M. Hoesung Lee, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) a lancé les travaux de son prochain rapport sur les changements climatiques.

Ce sixième rapport d'évaluation décrira les évolutions les plus récentes du climat. Il scénarisera les changements futurs attendus et leurs impacts, ainsi que les réponses possibles pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et les stratégies d'adaptation, dans le cadre des objectifs de l'Accord de Paris. Les résultats de ce rapport contribueront en particulier à informer les gouvernements en amont du premier bilan mondial des politiques climatiques prévu en 2023.

Trois rapports spéciaux viendront compléter ce 6ème cycle. En 2018, un rapport spécial sur l'impact d'un réchauffement global de 1,5°C au-dessus des niveaux pré-industriels et sur les trajectoires d'émission de gaz à effet de serre correspondantes. Ce rapport répondra à une demande de la COP 21 et permettra d'informer les gouvernements en amont du "dialogue facilitateur", qui fera un premier bilan en 2018.

Un autre rapport viendra éclairer les liens entre le changement climatique, les océans et la cryosphère, comme l'avaient demandé la France et plusieurs pays, notamment la Principauté de Monaco, l'Espagne, la Chine et les Etats-Unis.

Un troisième rapport spécial traitera des liens entre le changement climatique, la désertification, la dégradation et la gestion des terres, la sécurité alimentaire, et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres.

Enfin, l'assemblée plénière du Giec s'est engagée à traiter en profondeur la question des villes dans le sixième rapport et à produire un rapport spécial sur les villes au cours du prochain cycle.

Agnès Sinaï, journaliste

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 22:07

Accueil du site > Actualités > Environnement > Le réchauffement climatique accéléré par la croissance démographique

Le réchauffement climatique accéléré par la croissance démographique

par Chirita-Bobic Nicolae (son site)
jeudi 7 avril 2016

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Sujet tabou, la croissance démographique enregistrée dans le dernier demi-siècle est fort responsable du réchauffement climatique. Rappelons à ce titre, qu’environ 80% de la couverture forestière mondiale originelle avait disparu pendant les dernières 50 ans, ce qui a fortement aggravé le réchauffement climatique. Or, cette déforestation concerne particulièrement les pays qui ont fait l’objet récemment d’une explosion démographique.

Il convient de préciser de l’emblée, que la perspective d’associer systématiquement et exclusivement la déforestation au modèle de consommation occidentale semble peu pertinente, vu qu’elle n’avait pas connu des proportions d’ampleur avant les années ’80. Elle a pris des proportions après, s’accélérant entre 1990 et 2000, lorsqu’environ 14 millions d'hectares de forêts ont disparu, puis, entre 2000 et 2013, avec la disparition d’autres 23 millions d’hectares. Or, justement cette période est caractérisée par une explosion démographique dans les pays du sud.

Notons en effet, que les images satellite rendent très visible l’étroite corrélation entre le phénomène de déforestation et la croissance démographique, car cela concerne principalement l'Amazonie, l'Afrique équatoriale et l’axe Malaisie/Indonésie, régions qui ont enregistré dernièrement une explosion démographique.

Il est important de préciser ensuite, que cette déforestation massive relève d’une action conjointe entre les gouvernements locaux pour de raisons de souveraineté alimentaire, et les diverses multinationales pour de raisons purement économiques.

Certes, on considère que cette action est légitime. Elle est légitime pour les responsables politiques, car ils doivent répondre aux besoins de la population en forte croissance. Elle est légitime pour les entreprises, car elles doivent trouver continuellement des solutions afin de faire face à la compétition internationale. Néanmoins, vu d’une manière globale, cette action conjointe est peu efficace à court terme, et potentiellement dangereuse à long terme.

Elle est peu efficace, car en réalité les bénéfices dégagés ne parviennent pas aux populations démunies. Puis, elle est peu efficace car la déforestation se fait souvent au détriment des populations indigènes. Enfin, elle est peu efficace, parce qu’on constate que toute augmentation du niveau de vie, si minime soit-elle, est soldée par une augmentation du taux de fécondité.

C’est un constat récurrent et contradictoire. On rappelle que l’industrialisation et l’augmentation du niveau de vie avaient amorcé en Occident une baisse du taux de natalité, mis à part bien entendu les Trente Glorieuses qui fut une période particulière de relance. Or, la tendance observable dans les pays du sud c’est l’augmentation du taux de natalité dès qu’il y a une maigre croissance économique, rendant cette dernière inefficace.

Mais surtout cette action conjointe à l’origine de la déforestation s’avère potentiellement fatale à long terme. Cela du fait, que la forêt c’est le garant de l’équilibre entre les divers composants de l’atmosphère. Etant le principal absorbant de dioxyde de carbone et le principal émetteur d’oxygène la forêt assure la qualité de l’air nécessaire à la vie.

Notons, que la variation du taux de dioxyde de carbone dans l’air – respectivement 278 ppmv (partie par million en volume) avant la révolution industrielle, 315 en 1958, 330 en 1974, 353 en 1990, et 384 en 2008 – prouve que l’impact de la déforestation sur le réchauffement climatique est considérable.

On constate que pendant la forte industrialisation qu’ont connue les Trente Glorieuses, le taux en question n’a pas pris de l’ampleur grâce à une couverture forestière suffisante pour absorber un maximum d’émissions. Puis, si on tient compte qu’en Occident les principaux émetteurs de dioxyde de carbone sont les transports et le bâtiment, et sachant que depuis 1974 ces secteurs ont connu une nette amélioration, l’augmentation de 31 unités entre 1990 et 2008 contre 23 unités entre 1974 et 1990, est redevable davantage à la déforestation. Tout simplement, parce que la couverture forestière actuelle ne parvient plus à absorber les grosses quantités de dioxyde de carbone émises.

Dès lors, sachant que cette déforestation répond à la demande alimentaire relevant d’une population mondiale de plus en plus croissante, il revient à dire que la croissance démographique est de nos jours, forte responsable du réchauffement climatique.

En somme, si sur le fond la déforestation semble légitime, elle devient moins légitime lorsqu’elle atteint le seuil maximal, au-delà duquel le déséquilibre entre le dioxyde de carbone et l’oxygène dans l’atmosphère se déclenche. Il y a donc un seuil à partir duquel la déforestation atteint un droit fondamental de l’homme, celui de respirer un l’air de qualité. Cela signifie, qu’il y a également un seuil, au-delà duquel, la croissance démographique est potentiellement nuisible pour l’homme, et pour les générations futures.

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 20:20

Alors, qu'adviendra-t-il par la suite?

Deux chercheurs détaillent les efforts à réaliser pour atteindre les objectifs fixés par la COP 21. Inatteignables, estiment-ils. A moins de décarboner le système énergétique et d’absorber une partie du CO2 présent dans l’atmosphère.

C’est le genre de calcul qui fait froid dans le dos. Dans un article publié ce vendredi 1er avril par Energy Policy, Glenn Jones et Kevin Warner font un peu de prospective énergétique et climatique.

En s’appuyant sur les projections démographiques de l’ONU, les tendances d’évolution de la consommation d’énergie par tête calculées par BP, l’association d’anciens ingénieurs pétroliers Aspo et de chercheurs, les deux scientifiques de l’université de Galveston (Etats-Unis) estiment la quantité de CO2 énergétique que relâchera l’humanité entre 1900 et 2100.

Démographie et énergie

Résultat des courses: la stabilisation à 2°C, voire 1,5°C, promise par l’accord de Paris s’annonce des plus délicates. D’ici la fin du siècle, la population devrait passer de 7 à 11, voire 12 milliards d’habitants. Reprenant la tendance observée depuis le début du siècle, les auteurs considèrent que la demande d’énergie doublera d’ici 2100.

Avec un bouquet énergétique proche de celui que nous connaissons aujourd’hui, ces besoins nous amènent dans le mur à grande vitesse. Oublié le scénario du Giec[1] RCP 2,6, seul à même de stabiliser le réchauffement à des niveaux comparables à ceux préconisés par l’accord de Paris. Glenn Jones et Kevin Warner estiment que les émissions tendancielles cumulées atteindront 4.700 milliards de tonnes de CO2 en 2100. On est très au-delà de la limite des 2.900 Mdt préconisée par le Giec dans son dernier rapport.

Tout l’investissement dans les renouvelables

Le réchauffement de 2,5 à 3°C, comme l’estime probable les deux chercheurs, est-il inéluctable? En théorie, non. Mais les moyens à mettre en œuvre sont considérables et la (vraie) transition énergétique doit immédiatement démarrer. Jugez plutôt. D’une façon générale, l’utilisation des énergies fossiles doit être considérablement réduite. Le tiers des réserves de pétrole, la moitié de celles de gaz naturel et la quasi-totalité des filons de charbon devront rester sous terre.

Tout l’investissement doit, dès à présent, être fléché vers les énergies décarbonées, en général, et renouvelables, en particulier. Car pour freiner les ardeurs inflationnistes du mercure du thermomètre planétaire, les renouvelables devront fournir la moitié de l’énergie mondiale en… 2028. Soit le triple de leur production actuelle. Excusez du peu.

13 millions d’éoliennes

A supposer que les banquiers trouvent les fonds nécessaires, que les politiques votent les lois adéquates, que les ensembliers disposent de tous les matériaux nécessaires, un tel effort est-il imaginable? Disons-le tout de suite: non. Pour satisfaire notre appétit énergétique tout en le décarbonant au niveau des 2°C, c’est près de 13 millions d’éoliennes de 5 mégawatts qu’il faudrait mettre en batterie (et changer tous les 20 ans), une superficie de 600.000 kilomètres carrés de panneaux photovoltaïques (plus étendue que la surface de la France). Sans oublier les 2 millions de km2 de bassins où seront cultivées les algues qui produiront les carburants liquides de demain.

Actuellement, les énergéticiens prévoient de construire ou de mettre en service 1.500 centrales au charbon dans le monde. Or, révèle une étude de l'université d'Oxford, on devra arrêter la construction de telles installations dès 2018 pour avoir une chance sur deux de stabiliser le réchauffement à 2 °C.

Faut-il s’en étonner? Sûrement pas. «Cette étude est en ligne avec ce que pensent les économistes pour qui les scénarios 2°C doivent généralement faire appel à des procédés permettant de ‘pomper’ du CO2 de l’atmosphère dans la seconde moitié du siècle (ou avant). Cette difficulté est implicitement reconnue dans la COP 21 qui note qu’en 2030 nous en serons à 55 Mdt équivalent CO2 alors qu’il faudrait être à 40», rappelle le climatologue Jean Jouzel.

De fait, dans son article 4, l’accord de Paris souligne qu’il faudra «parvenir à un équilibre entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions anthropiques par les puits de gaz à effet de serre au cours de la seconde moitié du siècle». Dit autrement, la décarbonation massive de notre système énergétique ne suffira pas pour stabiliser le réchauffement. L’humanité devra aussi recourir à des moyens (la forêt) et des techniques (à développer) pour réduire sensiblement la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère en quelques décennies. La partie est bien loin d’être gagnée.

[1] Giec: Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat

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